Ligue des champions d'Afrique : Le MCA qualifié aux quarts de finale    Le Comité des experts cliniciens contribuera à la dimension économique de l'industrie du médicament    Prière des Tarawih: les fidèles appelés à continuer de respecter le protocole sanitaire    Forum sur "l'industrie pharmaceutique, stratégie et défis": Djerad présidera la cérémonie de clôture    Coupe de la ligue: résultat du tirage au sort    France: Le Polisario condamne la création d'un comité de LREM à Dakhla occupée    France: Le PCF condamne l'ouverture d'un comité de LREM à Dakhla occupée    Les chaines qui diffuseront les rencontres de nos Pros, ce samedi    FAF - AGE : une seule liste déposée dans les délais    Une conférence sur la transition énergétique durable et innovante lundi et mardi prochains    Acquittement pour 32 activistes    Nouvelles révélations du parquet d'Alger    Nouveau rendez-vous manqué    Décès du prince Philip    Duel entre gauche et droite pour le second tour    Chengriha réclame la décontamination des sites    Nouvelle manifestation à Alger    L'option du rationnement écartée ?    1 600 plaintes déposées en 10 ans    Regroupement en tête    Le Chabab en quarts    Halilhodzic n'aime pas les journalistes    Pas de retour à la retraite proportionnelle «pour le moment»    Instauration de taux de redevance réduits    Une femme arrêtée à Tiaret    Du tabac à chiquer saisi par les douanes    Démantèlement d'un réseau de dealers et saisie de plus de 2 kg de kif traité    Le film Their Algeria de Lina Soualem en compétition au 11e Festival du film arabe de Malmö    Hommage à l'insurgé de la Soummam    Adel Djassas décroche le prix Mohamed-Khadda    Plus de 300 toiles exposées    .sortir ...sortir ...sortir ...    Opéra d'Alger : Ouverture des inscriptions aux ateliers de danses et de musique    Un organisme marin toxique et mortel: Présence de la méduse «la galère portugaise» sur les côtes oranaises    Les walis soumis à une évaluation périodique    Statut de la magistrature et composition du CSM: Deux Comités de révision des lois installés    LA MAUVAISE SACRALISATION DE L'ADMINISTRATION    8700 logements sociaux distribués    «Le pire des cauchemars» dans les hôpitaux de Manille    Une menace omniprésente    «Elles sont profondes et particulières»    Grave escalade à nos frontières    Le torchon brûle avec Dybala    Les marchés flambent    Il est reprogrammé pour octobre prochain!    Visions abstraites du monde    Alimenter la mémoire collective pour empêcher sa paralysie !    La note de Ouadjaout    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Etats-Unis : Pourquoi le président Trump a limogé John Bolton
Publié dans El Watan le 16 - 09 - 2019

En réalité, Bolton, Pompeo et les partisans de la guerre contre l'Iran recherchaient, dans l'application de la stratégie des pressions, des stratégies pour la mise en place des conditions de la réédition du scénario irakien de 2003 l Trump n'en voulait visiblement pas.
Le limogeage de John Bolton le 10 septembre dernier a révélé la divergence d'approche entre le conseiller américain à la Sécurité nationale et le président Donald Trump sur le dossier iranien. Trump, qui souscrit à la stratégie des pressions maximales contre l'Iran pour lui arracher des concessions, s'inscrit en faux avec la ligne d'une confrontation militaire ouverte avec Téhéran, défendue par John Bolton et par le secrétaire d'Etat, Mike Pompeo. Jusque-là, la mise en œuvre de pressions économiques, financières et politiques, qui devaient favoriser une mise au pas de l'Iran en permettant une limitation sévère de son programme balistique, ou alors accélérer la dynamique de changement du régime en neutralisant les risques de conflit, s'est révélée plus dangereuse qu'efficace au regard des récentes évolutions.
Sur le terrain, les développements de ces dernières semaines ont également montré que les Etats-Unis n'avaient pas totalement renoncé à l'usage de la force militaire, au contraire, l'intensification des attaques israéliennes en Syrie, en Irak et au Liban – bouleversement majeur depuis 2006 – s'inscrivait en réalité dans une division du travail confiant à Tel-Aviv la tâche de conduire la sale guerre, tandis que Washington tenterait par l'accentuation des pressions d'imposer de nouvelles conditions à l'Iran, comme l'affirme Steven Cock dans son article «Israel is doing all the dirty work against Iran» paru dans la revue Foreign Policy le 5 septembre dernier.
Conflit de basse intensité
La guerre de basse intensité se poursuit donc, comme le fait observer Daniel Larisson dans sa publication du 12 septembre «A Foreign Policy Pivot ? I wouldn't bet on it» dans the American Conservative, et rien ne prouve, selon l'auteur, que Trump a réellement l'intention d'apaiser les tensions avec l'Iran après le départ de Bolton. Néanmoins, il est clair que pour le président américain, plus rétif à l'approche militaire et davantage soucieux de la politique de l'image auprès de son électorat, l'option va-t-en guerre incarnée par Bolton en réaction à l'intransigeance iranienne serait non conforme à ses intérêts.
En réalité, Bolton, Pompeo et les partisans de la guerre contre l'Iran recherchent dans l'application de la stratégie des pressions des stratégies maximales, la mise en place des conditions de la réédition du scénario irakien de 2003. Ronen Bergman, qui a récemment donné du crédit à cette hypothèse dans l'article «The secret history of the push to strike Iran» paru dans le New York Times le 4 septembre, explique que depuis 2003, les tenants d'une politique extérieure dominée par la défense des intérêts israéliens tentent de pousser à une intervention militaire contre l'Iran, mais cette option est loin de faire l'unanimité. Même en Israël, l'activisme croissant des décideurs politiques a provoqué de sérieuses tensions avec les responsables militaires qui, dans une perspective plus réaliste du rapport de force, considèrent qu'une guerre contre Téhéran ouvrirait une période d'indétermination aux conséquences redoutables.
Les limites d'une stratégie
La stratégie des pressions maximales montre de toute évidence ses limites dans un contexte où le processus de développement du potentiel balistique et militaire de l'Iran et de ses alliés se poursuit et se renforce. Le Hezbollah a, dans un premier temps, riposté à l'attaque israélienne à partir de la frontière libanaise, s'octroyant désormais une latitude optimale dans son action, avant d'abattre un drone israélien qui survolait le territoire libanais lundi. Le lendemain, un second drone israélien a été intercepté et détruit par la résistance palestinienne au-dessus de la bande de Ghaza.
A la suite de ces actions, le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a de nouveau rappelé dans un discours, mardi, la centralité du rôle de l'Iran au sein de l'axe de la résistance et très sérieusement mis en garde contre les répercussions qu'entraînerait l'éventualité d'une attaque militaire contre Téhéran. Une telle hypothèse ferait basculer le conflit de basse intensité vers une confrontation ouverte avec les Etats-Unis, Israël et leurs alliés régionaux. Ce discours réaffirme à la fois l'unité du camp de la résistance et sa capacité de dissuasion imposée par l'équilibre de la terreur.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.