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Décès de l'écrivain Daho Tabti : C'était un clairvoyant
Publié dans El Watan le 03 - 08 - 2020

C'est une lumière irradiant la ville de Mascara qui vient de s'éteindre. L'homme de culture et écrivain Daho Tabti, l'auteur du roman La Dernière enquête paru aux éditions Casbah, est décédé vendredi. Il a été inhumé le même jour au cimetière de Sidi Mohammed Chérif, jour de l'Aïd El Adha. Il avait 69 ans.

C'est toujours triste de perdre un écrivain. Daho Tabti, le loup blanc de Mascara s'en allé. C'est une affliction qui a submergé la ville et affolé Facebook.
Une pluie torrentielle de condoléances, de mots de soutien sincères et infrangible à sa famille, ses amis. Bien qu'il soit non-voyant-frappé de cécité à l'issue d'une grave maladie, alors qu'il était trentenaire, il illuminait la cité. Car clairvoyant. Filant des complexes à ceux n'ayant «dieu» que pour les «bobos» existentialistes, ici-bas, au royaume des aveugles.
Intellectuel, fin lettré et puis ce don cursif. Don de «yeux» littéralement littéraire. Daho Tabti était choyé et très respecté par les gens. Son humilité, sa sagesse et puis cette longue barbe blanche imposant et surtout forçant le respect. Il y a plus d'un mois, facebookers, riverains et amis s'étaient inquiétés de son état de santé se détériorant, en priant le bon Dieu quant à un prompt rétablissement.
«MON AMI, MON MAÎTRE»
Daho Tabti est diplômé en agronomie, il a exercé durant une dizaine d'années dans le secteur agricole avant de perdre la vue. Mais il avait une passion dévorante pour le cinéma, la bande dessinée et bien sûr, il était un inconditionnel de littérature. La preuve. Il en a commis un. Mais un très bon livre, sans tresser des lauriers. La Dernière enquête, un polar publié, en 2019, aux Editions Casbah.
Il était connu pour sa participation active et manifeste au Ciné-club de Mascara, et ce, depuis plus de 30 ans, aux côtés du «M.Cinéma» et d'un autre homme de culture, Mohamed El Keurti, qu'on ne présente plus. Et sa contribution efficiente à l'action et autre animation culturelle de sa ville natale à travers son investissement et son soutien irrécusable et entier à l'association (culturelle) «Emir Abdelkader». «Trop triste est cette aube qui doit annoncer une fête déjà entachée par de terribles nouvelles de morts à la chaîne. Voilà que mon meilleur ami, mon autre frère, mon maître spirituel, Daho Tabti, qui m'a tant appris, l'homme droit dans ses convictions, l'homme généreux, l'homme au bon coeur, vient de succomber après une lutte de plusieurs mois à un coeur tellement bon mais qui a fini par flancher...» saluera sa mémoire, son ami Mohamed Elkeurti, dans un émouvant post sur Facebook, vendredi.
CE SAGE, CET ECLAIREUR
Son roman policier La Dernière enquête sonne tel un ultime et prémonitoire titre. Le pitch ? «Dans le petit village de Garnine écrasé par la chaleur, une femme se présente à la brigade de gendarmerie pour signaler la disparition de son mari, absent depuis une dizaine de jours et qui n'a pas donné signe de vie depuis. Le mari est finalement retrouvé mort dans sa voiture au fond d'un ravin.
De prime abord, il s'agirait d'un banal accident, mais certains indices ainsi que le rapport du médecin légiste vont écarter cette hypothèse. L'époux a été victime d'un meurtre.
Plusieurs pistes vont alors s'ouvrir que le chef de la brigade Hassan suivra l'une après l'autre jusqu'à la résolution de l'affaire...».
Celui qui plongera ou se replongera dans le livre de Daho Tabti, La Dernière enquête, cheminant à travers ses brisées, il découvrira une masse d'indices tangibles d'un réel talent cursif. Daho n'est ni un plumitif ni un copiste.
Cela crève les yeux. Et sûrement, cette sève augurant d'autres romans en gestation. Il avait étrenné un polar éclairé et éclairant. Une belle leçon que celle de Daho Tabti, le clairvoyant.


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