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Ali Fewzi Rebaïne. Président de Ahd 54
« Les droits de l'homme en régression »
Publié dans El Watan le 07 - 04 - 2005

Ali Fewzi Rebaïne, malheureux candidat à l'élection présidentielle du 8 avril 2004, dresse, dans cet entretien, un tableau peu reluisant de la première année du mandat de M. Bouteflika. Concis et caustique, M. Rebaïne résume la situation actuelle : « Nous vivons dans un Etat très riche avec un peuple très pauvre. »
Il y a tout juste un an, M. Bouteflika a été réélu à la présidence de la République. Quel bilan tirez-vous de cette première année ?
D'emblée, il faut relever un paradoxe inquiétant. L'Etat algérien est plus riche, les citoyens sont plus pauvres. La manne financière dont bénéficie l'Etat est accompagnée par une dégradation du pouvoir d'achat des citoyens causée par une explosion d'augmentations. Deuxième constat : les projets locaux, à la réalisation desquels Bouteflika a distribué des milliards de dinars dans sa précampagne, n'ont pas vu le jour. Pour la réconciliation nationale et l'amnistie générale, on se demande si la réconciliation n'a pas marché pour aller à l'amnistie. Et dans ce cas de figure, pourquoi la réconciliation n'a pas atteint ses objectifs ? Mais encore faut-il les connaître (les objectifs, ndlr). En tout cas, si l'amnistie vise les personnes touchées par la réconciliation nationale, la démarche semble à la limite de l'absurde.
Le président Bouteflika a axé son programme sur la réconciliation nationale puis sur l'amnistie générale. Quelle lecture faites-vous de ces deux démarches ?
Pour la réconciliation, il faut mettre en place des mécanismes dans lesquels les juges, les services de sécurité et la société civile doivent être les principaux acteurs. La justice doit jouer un rôle prépondérant, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Puis la démarche qui consiste à dire qu'il faut réconcilier ceux qui ont pris les armes avec le peuple est incorrecte. Il s'agit de réconcilier ceux qui ont pris les armes avec l'Etat. Le citoyen veut vivre en paix mais aussi dans un Etat de droit et sous le parapluie de la justice.
Que pouvez-vous nous dire concernant le quotidien des citoyens ?
Il y a un indice qui montre qu'il y menace sur la démocratie qui mérite d'être signalé : le transfert des pouvoirs des élus locaux vers l'administration, comme la gestion de la distribution des logements. Sur le plan politique, on assiste à une bipolarité au pouvoir incarnée à tour de rôle par le FLN et le RND. Il est temps de s'interroger sur l'existence réelle de l'opposition. Le Pouvoir a réussi également à domestiquer le mouvement de contestation de Kabylie. En clair, le discours politique du Pouvoir se réjouissant de l'ouverture du champ politique contraste avec un terrain verrouillé.
Si vous étiez élu à la magistrature suprême, quels seraient vos chantiers prioritaires ?
L'indépendance de la justice constitue ma première préoccupation afin de consacrer un Etat de droit. Ensuite, les chantiers économiques comme les infrastructures ferroviaires, routières... Je consentirais mes efforts pour résoudre le problème du logement. Et j'appelle, au passage, les responsables de cesser de faire des promesses qu'ils ne peuvent pas tenir. Comment peuvent-ils construire un million de logements alors qu'ils ont été incapables de reloger les 300 000 sinistrés de Boumerdès ? Je veillerais également sur la réforme du système bancaire et financier mais aussi des systèmes de contrôle et de régulation.
Quel état des lieux dressez-vous sur la situation des droits de l'homme et de la liberté de la presse en Algérie après le 8 avril 2004 ?
Les droits de l'homme continuent de subir un grand coup, en attestent le dossier des disparus et les victimes du terrorisme. Dans le même contexte, tous les espaces d'expression sont en régression. La preuve : le monopole sur la télévision, la publicité et les moyens d'impression. Il y a aussi inégalité sur les impositions. La protection légale de la profession de journaliste n'existe pas. Vous conviendrez avec moi que tous ces paramètres s'inscrivent en faux contre les conditions d'accession à l'OMC. Pour la justice, la procédure de détention préventive ne doit pas être une règle mais une exception. Les conditions de détention sont dominées par la répression et il n'y a aucune mesure de prévention. Les droits de l'homme sont également socioéconomiques. Cependant, on assiste à l'interdiction du pluralisme syndical et à la prolifération de la délinquance contre laquelle on n'a pas trouvé de remède, sauf la violence.
Comment concevez-vous le statut de la femme en Algérie ?
On peut être musulman et vivre dans un Etat moderne. El Ijtihad (jurisprudence) n'est pas interdit. Tout dépend de la volonté politique des dirigeants. Il n'y a aucune contradiction entre les deux approches.


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