Les essais techniques sur la ligne ferroviaire minière ouest se déroulent normalement    Ooredoo Algérie participe à la 1re édition du Salon Algeria Export Services Fair    Le ministère du Commerce intérieur adopte une stratégie de sensibilisation    La chute du régime chaviste dévoile le naufrage du tiers-mondisme et de l'empire américain    Près de 65 000 personnes déplacées par les combats au Kordofan    Les colons profanent la Mosquée d'Al-Aqsa    «C'est à partir d'ici que commence la diplomatie sportive et le positionnement en Afrique»    Une nation en liesse...    DNA : Plusieurs séminaires au programme pour préparer la phase retour    Le directeur général de la Sûreté nationale inaugure trois nouveaux sièges de sûreté    Intempéries sur plusieurs wilayas Vague de froid    Campagne de sensibilisation pour inciter les citoyens à transporter les déchets vers des sites appropriés    Un programme dense et pluriel pour Yennayer 2976    Un second volet déjà en marche à Hollywood    Maître incontesté de l'andalou et du hawzi    Lancement de deux concours pour le recrutement de personnels assimilés et d'agents contractuels assimilés    Des élèves-officiers prêtent serment devant les magistrats    Le président de l'Assemblée nationale populaire présente ses condoléances    Programme TV du 4 novembre 2025 : Coupes et Championnats – Heures et chaînes    Programme TV du samedi 25 octobre 2025 : Ligue 1, Bundesliga, CAF et championnats étrangers – Heures et chaînes    Programme TV du 24 octobre 2025 : Ligue 2, Ligue 1, Serie A, Pro League – Heures et chaînes    Festival international du Malouf: fusion musicale syrienne et russe à la 4e soirée    Adhésion de l'Algérie à l'AIPA en tant que membre observateur unique: le Parlement arabe félicite l'APN    Industrie pharmaceutique : nécessité de redoubler d'efforts pour intégrer l'innovation et la numérisation dans les systèmes de santé nationaux    Conseil de sécurité : début de la réunion de haut niveau sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Examen de validation de niveau pour les diplômés des écoles coraniques et des Zaouïas mercredi et jeudi    APN : la Commission de la santé à l'écoute des préoccupations des associations et parents des "Enfants de la lune"    Réunion de haut niveau du Conseil de sécurité sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Boudjemaa reçoit le SG de la HCCH et le président de l'UIHJ    Athlétisme / Mondial 2025 : "Je suis heureux de ma médaille d'argent et mon objectif demeure l'or aux JO 2028"    Ligne minière Est : Djellaoui souligne l'importance de la coordination entre les entreprises de réalisation    Mme Bendouda appelle les conteurs à contribuer à la transmission du patrimoine oral algérien aux générations montantes    CREA : clôture de l'initiative de distribution de fournitures scolaires aux familles nécessiteuses    Poursuite du suivi et de l'évaluation des programmes d'investissement public dans le secteur de la Jeunesse    Agression sioniste contre Ghaza : le bilan s'alourdit à 65.382 martyrs et 166.985 blessés    La ministre de la Culture préside deux réunions consacrées à l'examen de l'état du cinéma algérien    Le Général d'Armée Chanegriha reçoit le Directeur du Service fédéral pour la coopération militaire et technique de la Fédération de Russie    Foot/ Coupe arabe Fifa 2025 (préparation) : Algérie- Palestine en amical les 9 et 13 octobre à Annaba    L'Algérie et la Somalie demandent la tenue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité    30 martyrs dans une série de frappes à Shuja'iyya    Lancement imminent d'une plate-forme antifraude    Les grandes ambitions de Sonelgaz    La force et la détermination de l'armée    Tebboune présente ses condoléances    Lutte acharnée contre les narcotrafiquants    La Coquette se refait une beauté    Cheikh Aheddad ou l'insurrection jusqu'à la mort    Un historique qui avait l'Algérie au cœur    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Les ressources de l'Etat mises à mal à moyen terme
Financement du plan quinquennal 2010-2014
Publié dans El Watan le 27 - 09 - 2010

Deux gigantesques plans d'investissements sur dix ans, plus de 200 milliards de dollars engrangés, aucun bilan exhaustif établi et voilà qu'un troisième programme de développement est mis en route pour les cinq prochaines années pour une enveloppe financière encore plus conséquente.
Mais si les deux premiers plans ont pu bénéficier d'une conjoncture pétrolière exceptionnelle ayant conduit les cours du pétrole à des sommets de plus de 135 dollars le baril, engendrant des recettes tout aussi exceptionnelles pour l'Algérie, le nouveau programme risque, quant à lui, de poser quelques problèmes à moyen terme. Car à court terme, aussi bien les décideurs que les experts s'accordent à dire qu'il ne risque pas d'y avoir de soucis de disponibilité financière. Avec plus de 4 000 milliards de dinars dans le fonds de régulation des recettes (FRR), 147 milliards de dollars de réserves de changes et pas d'endettement extérieur, le pays a effectivement de quoi voir venir, reste à savoir pour combien de temps encore.
Deux gigantesques plans d'investissement sur dix ans, plus de 200 milliards de dollars engrangés, aucun bilan exhaustif établi et voilà qu'un troisième programme de développement est mis en route pour les cinq prochaines années pour une enveloppe financière encore plus conséquente.Mais si les deux premiers plans ont pu bénéficier d'une conjoncture pétrolière exceptionnelle ayant conduit les cours du pétrole à des sommets de plus de 135 dollars le baril, engendrant des recettes tout aussi exceptionnelles pour l'Algérie, le nouveau programme risque quant à lui de poser quelques problèmes à moyen terme. Car à court terme, aussi bien les décideurs que les experts s'accordent à dire qu'il ne risque pas d'y avoir de souci de disponibilité financière. Avec plus de
4000 milliards de dinars dans le Fonds de régulation des recettes (FRR), 147 milliards de dollars de réserves de change et pas d'endettement extérieur, le pays a effectivement de quoi voir venir, reste à savoir pour combien de temps encore.
Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, a déjà assuré que les moyens pour financer ce plan existent même avec un baril à 10 dollars. Un avis que ne partage pas forcément les experts. Pour Mohamed Bahloul, «si les prix du pétrole restent à plus de 80 dollars, ça sera suffisant pour financer» le nouveau plan quinquennal.
Pour d'autres économistes «les prévisions des prix du pétrole sur les cinq prochaines années sont au tour de 80 dollars, donc le financement du plan est réalisable d'autant qu'une partie du plan, soit 130 milliards de dollars concernent l'achèvement d'anciens projets pour lesquels les fonds sont censés être déjà trouvés». Ce qui n'est pas forcément évident puisque le plan 2004-2009, qui devait s'établir à 180 milliards de dollars, a fini à plus de 200 milliards de dollars et personne ne sait si cette enveloppe a été complètement consommée ou pas.
L'économiste Abderrahmane Mebtoul estime à son tour qu'«il n'y aura pas de souci de financement à court terme, pendant 2 ou 3 ans, parce qu'il y a les réserves de change, cependant, le gaz risque de poser problème. Ses exportations représentent 40% des recettes hydrocarbures, mais son prix est à 4 dollars par million de BTU. Les contrats à moyen terme arriveront à expiration en 2012 et certains clients de l'Algérie comme l'Espagne menacent déjà d'allez acheter leur gaz ailleurs sur le marché».
Menace sur le FRR
Si les anciens programmes quinquennaux n'ont pas connu de souci parce que les indicateurs économiques et financiers étaient au rouge, le nouveau plan devra s'accommoder d'une nouvelle donne, celle du retour depuis 2009 au déficit budgétaire. Les dépenses publiques ayant atteint une proportion telle qu'il s'agit désormais de recourir aux ressources du FRR pour combler le déficit. Pour l'exercice 2010, le déficit cumule à plus de 3600 milliards de dinars de quoi faire réagir même le président de la République lors du Conseil des ministres du 25 août dernier. Le Chef de l'Etat a relevé que le déficit «demeure encore gérable grâce aux ressources du FRR», mais a averti que «le budget de fonctionnement, qui aura à faire face l'année prochaine à une dépense encore lourde liée au nouveau régime indemnitaire des fonctionnaires ne devra connaître aucune autre augmentation».
Il y a quelques jours, M. Djoudi contredisait pourtant le président en affirmant que «théoriquement, nous devrions terminer l'année 2010 sans avoir à utiliser le FRR», précisant que le déficit sera couvert sur la base uniquement des financements qui sont disponibles dans les circuits du Trésor et par l'utilisation du différentiel entre le prix du baril de pétrole inscrit dans la loi de finances et celui établi sur le marché durant l'année 2010. Mais c'est justement ce différentiel qui doit alimenter le FRR en temps normal. Du coup, comme le souligne un économiste «on ne piochera pas dans le FRR mais on y mettra rien non plus. Il restera consistant mais n'augmentera». D'ailleurs, pour tout le premier semestre 2010, le FRR n'a pas été alimenté une seule fois. «Avec le déficit, si on continue à puiser dans le FRR, dans 3 ou 4 ans, il n'y en aura plus de fonds», soutient-on.
Les réserves de change, en cas d'urgence
Pour certains experts, la dépense publique est toujours «importante, mais c'est un investissement non productif qui prépare la future croissance, mais qui ne crée pas de richesse». Il aurait été plus judicieux d'utiliser les ressources cumulées pour réhabiliter et consolider les entreprises privées et publiques existantes, aider à la création de nouvelles, développer les services, etc. Si on était «sérieux, on ferait balancer notre économie vers une économie émergente, car nous avons une fenêtre d'opportunité que nous n'avons jamais eu depuis 1962 sans dette extérieure et un baril à 80 dollars», commente un économiste.
Peut-on financer un plan de 286 milliards de dollars avec un déficit budgétaire chronique. Certains économistes n'y voient pas d'objection du moment qu'il y a les réserves de change. D'ailleurs, le ministre des Finances a bien indiqué que ces ressources «sont utilisées pour les gros programmes d'investissements publics (précédents 2001-2004 et 2005-2009) et en cours (2010-2014)». De plus, selon le cabinet américain de consulting et d'évaluation des risques en matière d'investissements IHS Global Insight, les réserves de change (hors-or) de l'Algérie devraient encore augmenter pour s'établir à 168,1 milliards de dollars en 2010 et à 190,8 milliards de dollars en 2013.
Par ailleurs, et même si la rentabilité est faible, le placement de ces réserves offre l'avantage de la liquidité, autrement dit, la Banque d'Algérie pourra les récupérer pour des besoins urgents, le cas échéant. Si les finances ne constituent pas un souci majeur pour le moment, les économistes se demandent en revanche si investir «70% des ressources dans les infrastructures prépare l'après-pétrole et si nous n'allons pas encore tomber dans les mêmes problèmes de surcoût et de réévaluations des projets». Ce n'est pas parce qu'on a de l'argent qu'on doit le jeter par la fenêtre. «On doit faire attention au gaspillage, au management des projets, à la gestion des finances, à la corruption», estime un économiste. Le Chef de l'Etat a donné des directives pour «prohiber toute réévaluation», et charger le ministère des Finances de ne procéder à l'inscription des projets qu'une fois leurs études achevées et validées, et l'assiette foncière nécessaire dégagée.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.