«Bâtir une Algérie ouverte à tous»    Alger et Nouakchott consolident un partenariat en pleine dynamique    Une économie en berne, sous perfusion de la rente des hydrocarbures    Les pays vulnérables frappés par la crise énergétique    D'un concept historique à ses usages politiques contemporains    L'ONU alerte sur la crise humanitaire « extrêmement grave »    Téhéran rejette le cessez-le-feu et exige la fin de la guerre    Tournoi international de Bakou : L'Algérienne Mansouri Fatiha décroche l'or    Une qualification conquise au mental    Jeux d'échecs : Nasr Lina et Belouadah Saad sacrés champions d'Algérie    Session de formation à la fabrication de paniers traditionnels à base de palmes de dattiers    Vol de 160 mètres de câble électrique à Sayada    Un récidiviste arrêté en possession de plus de 40 g de cocaïne à Mesra    Le Pape Léon XIV au pays natal de son « Père Augustin »    Voyage au cœur du patrimoine vestimentaire algérien    «R. Hassan a un gros défaut, c'est qu'elle est d'origine palesti-nienne. Et dans ce pays, ce n'est pas bien !»    Le processus électoral est lancé    Adaptation au nouveau découpage territorial    Programme TV du 4 novembre 2025 : Coupes et Championnats – Heures et chaînes    Programme TV du samedi 25 octobre 2025 : Ligue 1, Bundesliga, CAF et championnats étrangers – Heures et chaînes    Programme TV du 24 octobre 2025 : Ligue 2, Ligue 1, Serie A, Pro League – Heures et chaînes    Festival international du Malouf: fusion musicale syrienne et russe à la 4e soirée    Adhésion de l'Algérie à l'AIPA en tant que membre observateur unique: le Parlement arabe félicite l'APN    Industrie pharmaceutique : nécessité de redoubler d'efforts pour intégrer l'innovation et la numérisation dans les systèmes de santé nationaux    Conseil de sécurité : début de la réunion de haut niveau sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Examen de validation de niveau pour les diplômés des écoles coraniques et des Zaouïas mercredi et jeudi    APN : la Commission de la santé à l'écoute des préoccupations des associations et parents des "Enfants de la lune"    Réunion de haut niveau du Conseil de sécurité sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Boudjemaa reçoit le SG de la HCCH et le président de l'UIHJ    Athlétisme / Mondial 2025 : "Je suis heureux de ma médaille d'argent et mon objectif demeure l'or aux JO 2028"    Ligne minière Est : Djellaoui souligne l'importance de la coordination entre les entreprises de réalisation    Mme Bendouda appelle les conteurs à contribuer à la transmission du patrimoine oral algérien aux générations montantes    CREA : clôture de l'initiative de distribution de fournitures scolaires aux familles nécessiteuses    Poursuite du suivi et de l'évaluation des programmes d'investissement public dans le secteur de la Jeunesse    Agression sioniste contre Ghaza : le bilan s'alourdit à 65.382 martyrs et 166.985 blessés    La ministre de la Culture préside deux réunions consacrées à l'examen de l'état du cinéma algérien    Le Général d'Armée Chanegriha reçoit le Directeur du Service fédéral pour la coopération militaire et technique de la Fédération de Russie    Foot/ Coupe arabe Fifa 2025 (préparation) : Algérie- Palestine en amical les 9 et 13 octobre à Annaba    L'Algérie et la Somalie demandent la tenue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité    30 martyrs dans une série de frappes à Shuja'iyya    Lancement imminent d'une plate-forme antifraude    Les grandes ambitions de Sonelgaz    La force et la détermination de l'armée    Tebboune présente ses condoléances    Lutte acharnée contre les narcotrafiquants    La Coquette se refait une beauté    Cheikh Aheddad ou l'insurrection jusqu'à la mort    Un historique qui avait l'Algérie au cœur    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Pression salafiste en Tunisie : le gouvernement Ennahda impuissant ?
International : les autres articles
Publié dans El Watan le 17 - 06 - 2012

Le gouvernement tunisien a adopté pour la première fois une ligne ferme vis-à-vis des salafistes, un revirement imposé par les circonstances qui cache mal les faiblesses de l'Exécutif et du parti islamiste dominant face à la pression extrémiste, selon des analystes.
Interdiction de toutes manifestations vendredi, déploiement sécuritaire dissuasif, sanction contre un imam radical : les autorités ont fait preuve ces dernières 24 heures d'une fermeté inédite. Le calme est revenu et le couvre-feu imposé mardi après deux jours d'émeutes attribuées à des groupes mêlant salafistes et casseurs a été levé. Pour l'analyste Ali Laïdi Ben Mansour, «le gouvernement a eu tellement peur que ça dégénère, qu'il n'avait pas d'autre choix que de faire preuve de fermeté. C'était ça ou le chaos».
Il n'y voit toutefois «pas encore un changement d'attitude», estime-t-il, rappelant que les autorités ont renvoyé dos à dos émeutiers et artistes «provocateurs», après le saccage d'une exposition jugée blasphématoire qui a donné le coup d'envoi des émeutes.
Comment expliquer la brusque flambée de violences ? «Le pari de Rached Ghannouchi (chef d'Ennahda) était de bénéficier de la base sociale des salafistes, en échange de quoi le gouvernement était relativement tolérant vis-à-vis d'eux. C'est un pari qui a fonctionné jusqu'à maintenant, mais qui est en passe d'échouer», juge le sociologue Samir Amghar. «Ennahda a laissé les salafistes s'organiser et d'un coup, la créature leur échappe», renchérit une source diplomatique.
Le chercheur Alaya Allani, spécialiste des mouvements islamistes au Maghreb, identifie trois facteurs expliquant
le déclenchement des violences : «Social, avec une augmentation du nombre de chômeurs et de marginaux, couches où se recrutent les salafistes» ; «sécuritaire, avec l'incapacité du gouvernement à réagir, surtout dans les zones déshéritées».
Les salafistes poussent leurs pions
Et enfin un «facteur idéologique» : «Le pouvoir n'arrive pas à identifier le modèle de société qu'il veut pour la nouvelle Tunisie», oscillant entre «un islam modéré dans une démocratie moderne et un islam conservateur hostile à la modernité». Les observateurs soulignent aussi l'incapacité de l'opposition de gauche, très divisée, à peser pour défendre son modèle libéral de société, certains l'accusant même de «jouer avec le feu» en focalisant l'attention sur les questions identitaires et religieuses.
Dans ce contexte brouillé, les salafistes avancent leurs pions. Estimés à quelques centaines après la révolution, ils seraient désormais plus de 10 000 en Tunisie. «Par leurs actions spectaculaires, ils veulent faire entendre leur voix, à un moment charnière de l'histoire de la Tunisie où s'élabore la Constitution qui va donner un cadre juridique, institutionnel et sociétal pour des décennies», affirme Samir Amghar.
En Tunisie comme dans des pays voisins (Libye, Mauritanie), les salafistes sont travaillés par des débats internes sur leur entrée dans la sphère politique, «à l'instar de ce qui se passe en Egypte où ils constituent la deuxième force», explique Alaya Allani. Lors du congrès annuel en mai d'Ansar Al Charia, principale branche de la mouvance salafiste tunisienne, son chef Abu Iyadh a fait «un discours sur le tourisme, la santé, le gouvernement, c'était un vrai programme politique», rappelle-t-il.
Le même mois, le parti islamiste interdit Hizb Ettahrir, qui prône la restauration du califat, a de nouveau déposé une demande de légalisation. Reste une interrogation : l'influence d'Al Qaîda sur certaines des factions de la mouvance salafiste.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.