Le chef-lieu de la commune de Maâtkas, à 25 km au sud de Tizi Ouzou, est dans un état déplorable, tant il accuse un grand retard dans son aménagement urbain. Vitrine de la municipalité, le centre-ville de cette localité, avec son état boueux en hiver et poussiéreux en été, illustre la mal-vie et le sous-développement régnant au niveau de ses villages. «Ne méritons-nous pas un chef-lieu plus digne ?», se demandent des passants qui tentent d'éviter les carrelages des trottoirs complètement démontés. «Nous sommes en train d'encaisser la mauvaise gestion et l'insouciance de nos responsables», ajoute un autre passant. En réalité, la ville de Maâtkas n'a ni espaces verts, ni lieux de détente ou de bancs publics où le citoyen pourrait lire son journal tranquillement ou s'asseoir un moment, en dehors de ces bruyants cafés. Sitôt la nuit tombée, les trottoirs se transforment en parking de voitures, obligeant ainsi les riverains à disputer la chaussée aux automobilistes. L'éclairage public est constamment défaillant dans ce chef-lieu de daïra. A la tombée de la nuit, sans une lampe de poche, l'on ne peut emprunter la route menant vers le CEM Ounar, à Bouhamdoune, et au lycée, ceci en plus des risques d'agressions. De jour, on remarque que des lampadaires décorent bien les lieux, mais leurs lampes, certainement grillées ou vandalisées, n'ont jamais été changées.