À Tébessa, les travaux d'aménagement urbain, censés améliorer le cadre de vie des citoyens, suscitent aujourd'hui une vive indignation. Trottoirs, chaussées et espaces publics donnent l'image d'un chantier bâclé, loin des normes les plus élémentaires. Les trottoirs réalisés apparaissent exiguës et mal conçus. Plus surprenant encore, des arbres dits « ornementaux » sont implantés en plein milieu des passages, contraignant les piétons à descendre sur la chaussée, avec tous les risques que cela implique. À cela s'ajoute une exécution technique défaillante : trottoirs irréguliers, bosses, pentes mal maîtrisées, et une chaussée à la finition approximative. « On nous parle d'embellissement, mais on ne peut même pas marcher correctement. Les trottoirs sont trop étroits, et avec ces arbres plantés au milieu, on est obligés de descendre sur la route », déplore Ahmed, un retraité du centre-ville. « C'est dangereux, surtout pour les enfants et les personnes âgées. Ma mère a failli tomber plusieurs fois à cause des bosses », témoigne Samira, mère de famille. « On dirait que les travaux ont été faits à la va-vite. Il n'y a aucun respect des normes. Où sont les contrôleurs ? », s'interroge Mourad, commerçant. Certains citoyens vont plus loin en dénonçant un gaspillage des deniers publics : « L'argent de l'Etat est dépensé, mais le résultat est médiocre. C'est incompréhensible. On refait les travaux, puis on les refait encore... », lâche un habitant visiblement indigné. Ces témoignages illustrent un malaise profond. L'absence de suivi et de contrôle dans la réalisation des projets publics semble être au cœur du problème. Pendant ce temps, les citoyens continuent de subir les conséquences d'un aménagement urbain défaillant. Face à cette situation, une question demeure : jusqu'à quand cette insouciance va-t-elle perdurer?