Réuni ce jour au Caire, le comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF) a pris acte de la décision rendue par le Tribunal arbitral du sport (TAS), le 2 avril 2015, dans l'affaire portée devant cette instance par la Fédération royale marocaine de football (FRMF). Le comité exécutif constate que le TAS «a estimé, sur le fond que la Fédération royale marocaine de football ne pouvait se prévaloir d'un cas de force majeure dans la mesure où l'épidémie d'Ebola ne rendait pas impossible l'organisation de la CAN au Maroc». En plus, le TAS admet que la FRMF est responsable de la violation de l'article 7 alinéa 1-a des statuts de la CAF. Il faut rappeler que le comité exécutif de la CAF, dans sa décision prise le 6 février 2015 à Malabo, avait déjà mentionné que le cas de force majeure allégué par la FRMF, ne saurait être retenu en sa faveur. De plus, la Fédération royale marocaine s'était rendue coupable de la violation de l'article 7 alinéa 1-a des statuts de la CAF. Le TAS est donc arrivé aux mêmes conclusions que le comité exécutif de la CAF, mais a décidé d'annuler partiellement les sanctions prises. Il est à noter également que le TAS considère la non-participation du Maroc à la CAN-2015 comme une sanction. Or, la sélection nationale A marocaine était qualifiée pour cette CAN parce que le Maroc était pays hôte de la compétition. Une qualification perdue donc automatiquement au moment où le pays renonce à organiser le tournoi. La CAF, qui a adhéré à l'autorité de la juridiction du TAS, s'est engagée à en appliquer les décisions et se conformera à cet engagement, malgré les contradictions observées dans la décision rendue.