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Mai 45 ou le printemps de sang
Publié dans Horizons le 07 - 05 - 2011


Aujourd'hui, 66 ans après, la France célèbre le 8 mai 1945. Une date qui rappelle aux Français et leurs allies leur victoire sur le nazisme. Et encore une fois ils feindront d'oublier qu'en ce printemps de l'année 1945, en Algérie un génocide à ciel ouvert a eu lieu. A Setif, Guelma, Kherrata, Bejaia… Des milliers d'Algériens sont morts, pour avoir voulu rappeler à la France coloniale ses engagements. Mais l'Histoire a retenu le paradoxe de cette date. Car au moment où les contingents de combattants héroïques algériens revenaient des fronts d'Europe, d'Afrique où ils défendaient l'honneur de la France et ses intérêts et oeuvraient aux sein des armées allié, ils affrontaient la machine de guerre nazie, dans une guerre qui ne les concernaient pas, l'Administration française tirait, au même momen , sur des manifestants pacifiques. En ce temps, l'armée française brûlait les villages et les commandos de la mort tuaient par centaines et milliers des citoyens sur la place publique. Les corps gisaient sur le sol en proie aux animaux. Certes le 8 mai 1945 a signé la fin du nazisme mais il a aussi dévoilé le vrai visage du colonialisme, car il reste l'un des moments les plus sanglants de la répression coloniale. Les blindés et les canons furent utilisés, l'aviation pilonna la zone, le Dugay Drouin, un navire basé au port de Bejaia bombarda la côte. A toutes ces mesures générales s'ajoutèrent des massacres individuels dans les villages et les gorges de Kherrata. Après les massacres, ils ont procédé à des arrestations massives, de 5.000 à 10.000 parmi lesquelles plusieurs dirigeants du PPA. Une fois la révolte écrasée, les témoins de l'époque ont évalué le nombre de morts à 7.500 dans l'entourage du général Duval, à 15.000 selon le général Tubert, qui dirigeait une commission d'enquête dans le Constantinois, et enfin 40 à 45.000 selon le consul américain d'Alger. L'opinion française que l'on avait trompé en présentant la révolte nationaliste comme un complot d'anciens nazis inspiré de l'étranger, fut finalement à l'origine de la loi d'amnistie votée en 1946. Le général Duval qui avait dirigé la répression en tant que commandant de la division de Constantine avait déclaré «je vous ai donné la paix pour 10 ans, mais il ne faut pas se leurrer, tout doit changer en Algérie». En fait le 8 mai 45 a été le prélude de novembre 54, car ces événements sanglants ont orienté les Algériens vers l'idée qu'un à moment ou un autre ils seraient contraints d'opposer à l'oppression armée une résistance du même ordre.

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