Les intoxications alimentaires ont fait des ravages durant le mois de Ramadhan et les deux jours de l'Aïd el Fitr, coïncidant avec la période de canicule qui favorise l'altération des produits alimentaires notamment les plus sensibles. Les intoxications alimentaires ont fait des ravages durant le mois de Ramadhan et les deux jours de l'Aïd el Fitr, coïncidant avec la période de canicule qui favorise l'altération des produits alimentaires notamment les plus sensibles. Le chef de service de permanence au CHU Mustapha-Pacha a indiqué à l'APS que le nombre de cas d'intoxication a enregistré une hausse durant les deux jours de l'Aïd. Il a tenu a affirmé que pas moins de 110 cas d'intoxication alimentaire et 130 blessés suite aux accidents de la route et aux agressions ont été enregistrés par les services des urgences des CHU Mustapha-Bacha et Mohamed Lamine-Debaghine au deuxième jour de l'Aïd. Le même responsable a fait savoir que la plupart de ces cas d'intoxications sont causés notamment par la consommation de grillades, de jus et de plats indigestes. Le même responsable a indiqué que plus de 250 personnes ont été admises aux services des urgences depuis le premier jour de l'Aïd dont 175 blessés dans des accidents de la route durant le deuxième jour de l'Aïd. Pour sa part, le chef de l'équipe médicale et paramédicale de permanence au CHU Lamine-Debaghine a affirmé que «toutes les équipes mobilisées pour les deux jours de l'Aïd el Fitr travaillent normalement dans de bonnes conditions». Selon le même responsable, la matinée du premier jour de l'Aïd a été relativement calme alors que l'après-midi a connu une hausse du nombre de blessés suites aux accidents de la route ainsi que des cas d'intoxication et de consommation de psychotropes. Il a ajouté que les cas admis à ses services sont réorientés par la suite aux services spécialisés, relevant la pression que connait le service des urgences de cet hôpital qui reçoit des patients des différentes régions de la capitale, voire hors wilaya, ce qui dépasse sa capacité d'accueil. Des médecins de garde aux services de chirurgie du même établissement ont également fait état d'une hausse du nombre de cas de fracture. Il est utile de rappeler que pas moins de 5 562 cas d'intoxication ont été enregistrés durant l'année dernière provoquant notamment 494 cas de toxi-infections alimentaires collectives et 11 décès au niveau national, dont deux décès à Khenchela, deux à Souk Ahras et un décès dans chacune des wilayas d'Alger, Batna, Boumerdès, M'sila, Béjaïa et Mila. Enfin, le constat est inquiétant. Dans la majorité des cas, le laisser-aller en est souvent la cause. Pas moins de 1 166 cas d'intoxications alimentaires causant la mort de deux personnes ont été enregistrés depuis le début de l'année. Ces intoxications sont dues au non- respect des règles d'hygiène et de la chaîne de froid, notamment pour les produits périssables. Par ailleurs, les accidents de la route ont également été les principales causes de décès de 12 personnes et les blessures de 11 autres dans douze accidents de la route survenus dans différentes régions du pays durant ces dernières 48 heures , selon un bilan établi jeudi par les services de la Protection civile. Le bilan le plus lourd a été enregistré au niveau de la wilaya de Djelfa où deux personnes sont décédées et deux autres blessées, suite au renversement d'un véhicule léger survenu sur la RN40 B dans la commune de Sidi Laadjel. F. O.