Des emplois en urgence. A part le secteur de la Fonction publique qui peut, sur instructions, recruter autant qu'il lui est demandé, ou plutôt exigé, car c'est l'Etat qui en est le patron, encore qu'il s'agira réellement d'une allocation chômage déguisée, où pourraient s'exploiter des gisements dormants d'emplois à réveiller en toute urgence dans un contexte où les jeunes ne se satisferaient pas d'emplois précaires ? Y a-t-il d'autres idées novatrices qui n'ont pas été exploitées alors que depuis bien longtemps, au moins trois décennies, les gouvernements successifs ont tout essayé mais sans réussir à atteindre les objectifs en la matière. Evidemment, depuis la décision d'entrer en économie de marché, tous les espoirs ont reposé sur les investisseurs étrangers. Tous les espoirs au point où même les entreprises publiques étaient immobilisées, ne pouvant connaître leur avenir. Trop de déclarations à effets d'annonce. Il a été attendu de l'économie de marché qu'elle finance le développement en substitution à l'endettement étatique et à la dépense publique. Si le recours à l'endettement étatique n'est plus pour le moment une voie à emprunter, par contre, nous sommes dans le deuxième cas. Pour abaisser le taux de chômage, il faudrait créer plus d'emplois qu'il ne s'en détruit, plus d'emplois que le nombre de nouveaux demandeurs, améliorer le taux de natalité des entreprises, et tout ça dans le même système économico-politique avec les mêmes politiques d'action conformes aux mêmes orientations politiques et économiques. Sur quels investissements s'orienter et faire réussir le développement d'une économie de production quand on sait qu'en Europe c'est la bourgeoisie industrielle qui détenait le capital? On parle un peu trop ces temps-ci d'argent qui provient de la corruption ou des importations et la revente en l'état. L'argent qui devrait s'investir provient de la spéculation et de la création d'entreprises import-import. Quelle industrialisation faudrait-il attendre ? Quel argent a-t-il fait irruption sur la scène économique et même sur la scène politique pour " acheter " des mandats électifs ? L'enrichissement de cette nature est-il accompagné par l'acquisition de la mentalité industrielle ? Quelle aide faudrait-il apporter au patronat privé producteur (il en existe encore) quand est révisée unilatéralement la liste dite des produits négatifs, des produits à ne pas importer de la zone arabe de libre-échange, car provenant de l'espace extra arabe ? Si l'argent facile peut permettre l'achat des mandats politiques, il finira par acheter les " politiques " et peut-être même constitué l'alternance à la légitimité historique.