Arkab présidera samedi la 179ème réunion de la conférence de l'OPEP    Le référendum sur la révision constitutionnelle en Octobre    LUTTE CONTRE LE TERRORISME : Un "dangereux" terroriste capturé à Aïn Témouchent    DETOURNEMENT DE 13 MILLIARDS DE CTS A L'AGENCE "MOBILIS" DE TIARET : La directrice et un cadre de la direction régionale écroués    AUTOSUFFISANCE EN CARBURANT : Arkab annonce la réalisation d'une raffinerie à Tiaret    Lotfi Nezzar dément la saisie des biens de sa famille    Libye: les pro-GNA ont pris le dernier fief de Haftar dans l'Ouest    Lenarcic : L'UE toujours engagée à soutenir les réfugiés sahraouis    104 nouveaux cas confirmés et 9 décès enregistrés en Algérie    INSOUCIANCE ET LEGERE PRISE DE CONSCIENCE CITOYENNES : La difficile adaptation au port du masque à Tissemsilt    ADRAR : 8 ans de prison et 50 millions d'amende pour un vol à la tire    OCCUPANT LEUR HABITATION DE 52 ANS : Deux familles menacées d'expulsion à Oran    Affaire de détournement de foncier agricole :12 ans de prison ferme à l'encontre de Hamel    Pétrole: l'Opep+ avance sa vidéoconférence ministérielle à samedi    Relation post-Brexit: les "progrès restent limités" dans les négociations avec l'UE    JM d'Oran-2022: réunion entre la Commission de coordination du CIJM et le COJOM-2022    Algérie : Mimouni à la tête du Comité des Conférences de l'AG de l'ONU    Foot/ Algérie: " Il y a un risque de contamination en cas de reprise"    Effondrement d'un vieil immeuble à la Casbah d'Alger    Ecoles privées: début des préinscriptions sur un litige du payement des frais scolaires    Evocation du peintre Etienne Dinet dans le deuxième numéro du magazine "Inzyahat"    "Questionnement du colonialisme", ouvrage sur l'esprit d'hégémonie des anciennes colonies    Collectivités locales: la création d'associations communales à caractère caritatif et solidaire autorisée    La décision de rouvrir les mosquées relève du seul ressort du Gouvernement    La consommation d'eau en Algérie a augmenté de 10% depuis le début de la crise de la Covid-19    Un "dangereux" terroriste capturé par les services de sécurité à Aïn Temouchent    Djamel-Eddine Damerdji relève la «complexité» d'un retour à la compétition    Affaire de l'enregistrement sonore : Le procès reporté au dimanche    Elle a décidé de régler les contentieux vis-à-vis de la FIFA : La FAF au secours des clubs professionnels    Le Care critique les choix du gouvernement    Vers un intérimaire à la tête du MPA    7 ans de prison requis contre Yamani Hamel    Chengriha rappelle le soutien de l'ANP à Tebboune    La colère des américains ne baisse pas    Le gouvernement libyen tente de reprendre l'aéroport de Tripoli    La CAF propose de nouvelles formules pour les compétitions interclubs    Le stade 5-Juillet "parmi les plus chauds au monde"    Bras de fer au sommet sur la diplomatie en Tunisie    Vu à Souk-Ahras    " Détruisons les murs, construisons des ponts "    J'accuse Apulée, saint Augustin, Ibn Khaldoun et les autres !    Accompagnement des entreprises    Ces profils atypiques qui veulent se faire une place en politique !    SpaceX, l'espace n'est plus un bien commun de l'humanité    Hirak : Mouvement ? Soulèvement ? Révolution ?    La fin d'une ère    Mise à plat du moral national    Les articles sur l'identité et la nature du régime ne seront pas amendés    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





South Stream : L'abandon de la Russie complique la donne gazière pour l'UE
Publié dans Le Maghreb le 04 - 12 - 2014

L'Union européenne se retrouve face à un nouveau casse-tête diplomatico-énergétique après l'annonce par la Russie de l'abandon du projet de gazoduc South Stream, impliquant sept Etats-membres et censé au départ sécuriser ses approvisionnements en gaz.
La Commission européenne a réagi a minima, estimant que la décision russe confirmait l'urgence pour l'UE de couper le cordon gazier avec la Russie. La décision de la Russie d'arrêter South Stream et la manière dont cela a été décidé confirme combien la diversification des sources d'approvisionnements est importante pour l'Europe, a déclaré la vice-présidente de la Commission chargée du Budget, la Bulgare Kristalina Georgieva, au lendemain de l'annonce de l'abandon du projet par le président russe Vladimir Poutine.
Cette décision prouve qu'il est urgent, non seulement de diversifier les routes, mais aussi les sources d'approvisionnements, a renchéri la représentante de la diplomatie européenne, l'Italienne Federica Mogherini, dont le pays est impliqué dans le projet, jugé vital pour son économie.
La Commission a entrepris d'analyser les conséquences politiques et économiques de la décision russe. Le sujet sera discuté mardi prochain en marge du prochain conseil des ministres de l'Energie de l'UE avec les représentants des pays impliqués dans le projet, a annoncé le vice-président responsable de l'Energie, Maros Sefcovic.
Mais aucune compensation n'est prévue pour les projets abandonnés, a d'emblée mis en garde sa porte-parole, Anna-Kaisa Itkonen.
Vladimir Poutine a annoncé lundi à Ankara que la Russie était dans l'impossibilité de poursuivre le projet de gazoduc russo-italien à cause de l'opposition de Bruxelles.
Lancé avant le conflit russo-ukrainien, le projet visait au départ à diversifier les routes du gaz russe, en contournant l'Ukraine par où transite actuellement près de la moitié des livraisons russes à l'UE. Cette dépendance avait valu à l'Europe de subir des coupures de gaz en 2006 et 2009, lors de précédentes disputes gazières entre Kiev et Moscou.
Mais le projet avait été critiqué par l'ancien commissaire à l'Energie, l'Allemand Günther Oettinger, aujourd'hui responsable du numérique dans la Commission de Jean-Claude Juncker: en juin, il avait mis en garde les Etats contre les tentatives de diviser l'UE et leur avait demandé de ne pas toujours plier devant la Russie.

Pression de Poutine
Initiative privée des groupes russe Gazprom et italien ENI d'un coût de 16 milliards d'euros, South Stream, dont le chantier a été officiellement lancé en décembre 2012, devait relier sur 3 600 kilomètres la Russie à la Bulgarie en passant sous la mer Noire, pour ensuite servir l'Italie et la Grèce, et, via la Serbie, la Croatie, la Slovénie, la Hongrie et l'Autriche.
Il devait avoir une capacité de 63 milliards de m3 par an, soit l'équivalent des achats européens de gaz russe transitant par l'Ukraine.
La Commission européenne avait contesté le projet en décembre 2013, en réclamant qu'il respecte les règles de l'UE, notamment sur l'accès du gazoduc à d'autres fournisseurs que Gazprom. Le groupe russe ayant refusé de s'y plier, l'exécutif bruxellois a menacé de sanctions les sept Etats-membres impliqués dans le projet s'ils lançaient les chantiers.
La décision est entre les mains de l'UE et de la Russie, soutient le président bulgare Rosen Plevneliev. C'est un mouvement tactique de Poutine pour mettre la pression sur l'UE, a pour sa part assuré le chef de la commission énergie du Parlement bulgare Martin Dimitrov.
Mais Alexei Miller, le patron de Gazprom, a annoncé que le projet South Stream était fini et a dit ne plus vouloir négocier. Il a annoncé vouloir y substituer un nouveau gazoduc vers la Turquie d'une capacité de 63 milliards de m3.
Ce durcissement russe inquiète les groupes européens qui ont investi dans le projet South Stream et les pays concernés par le projet.
L'Italien ENI étudie la possibilité de se désengager du projet, avait indiqué début novembre un de ses dirigeants, Claudio Descalzi. Le groupe français EDF va étudier les actions à mettre en œuvre pour préserver ses intérêts dans le projet, a annoncé un de ses porte-parole.
L'UE achète chaque année 300 milliards de m3 de gaz dont 125 milliards à Gazprom.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.