Monaco : Des stats impressionnantes pour le duo Ben Yedder-Slimani    Est-il sain de boire de l'eau dans des bouteilles en plastique ?    Saisie de plus de 47 kg de kif traité    Ténès : L'institut des sciences maritimes ouvrira à la rentrée prochaine    La vigilance et le traitement des arbres recommandés: Les oliviers d'Oran menacés par la mouche méditerranéenne    Souk Ahras: Huit fonctionnaires de l'APC arrêtés pour falsification de formulaires pour la présidentielle    Visioconférence à l'Ecole supérieure de police «Ali Tounsi»: Unification de la terminologie sécuritaire utilisée dans les médias    Division nationale amateur - Ouest: Le CRT met le turbo    Division nationale amateur - Centre: Réaction salutaire du RCK et du WAB    Division nationale amateur - Est: Le MOC maintient la cadence    Le PDG d'Air Algérie à l'APS: La sécurité des avions, les prix des billets et la réduction des effectifs    En dépit du déficit: «Le système de sécurité sociale n'est pas en faillite»    SNTE et UNPEF: Deux appels différents à la grève pour les mêmes revendications    LA SANTE ENTRE L'EPICERIE ET LE MOUROIR    «Papicha» ou le drame de la censure?    M'SILA : Pose de 514 km de câbles de fibres optiques en 2019    L'euro et le yuan remplaceront-ils le dollar pour les prêts extérieurs de la Russie en 2020?    CAN 2020 de handball : L'Algérie dans un bon groupe    Grand prix Chantal Biya de cyclisme au Cameroun : L'Algérien Azzedine Lagab toujours en tête    Récompenses : Le coureur Taoufik Makhloufi et l'haltérophile Walid Bidani honorés à Alger    Espagne: Madrid rejette l'appel au dialogue du président séparatiste catalan    Guerre drogue au Mexique: Un fils du Mexicain "El Chapo" arrêté, puis libéré par des narcos surarmés    Salah-eddine Dahmoune met en garde la "fitna"    Election présidentielle Esprit démocratique et consolidation de l'unité nationale    Bordj-Bou-Arreridj : Réunion du Conseil exécutif de la wilaya    L'enseignement religieux : Une pratique séculaire dans les ksour et oasis de Ghardaïa    Syrie: Paix toujours fragile au deuxième jour de la trêve entre Turcs et Kurdes    Finances: M. Loukal aux plénières des Assemblées annuelles de la BM et du FMI à Washington    Sonatrach explique son projet    Six candidats prennent rendez-vous    Recul de la facture d'importation    13.410 comprimés psychotropes saisis    Des milliers de manifestants à Londres pour un second référendum    Priorité aux jeunes auteurs    PRESIDENTIELLE : Dépôt des dossiers à partir de samedi prochain    Le Pacte de l'alternative démocratique s'installe à Jijel    Hausse de la traite d'êtres humains en provenance de Côte d'Ivoire    Au moins 182 blessés en Catalogne    "La Faille" nominé pour le prix Fetkann    Le HCA s'allie avec l'Académie africaine des langues    Une basse-cour pour le polygame !    Watchmen, l'étrange série de HBO inspirée par un comics culte    Election présidentielle: "L'Algérie une chance pour tous et pour chacun"    Iran/Turquie : Les ministres des AE iranien et turc discutent au téléphone des derniers développements en Syrie    Musique : Les ensembles d'Ukraine et de Chine animent la soirée de clôture du 11e Fcims    15ème FISAHARA : Appel à la cessation de la répression marocaine des Sahraouis    14 pays élus    Un premier Smartphone fabriqué entièrement en Afrique    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Echec du sommet Trump-Kim : "Les USA ne peuvent toujours pas renoncer à jouer les mentors"
Publié dans Le Maghreb le 03 - 03 - 2019

Une nouvelle période d'incertitudes a commencé jeudi 28 février après l'échec du sommet à Hanoï entre Donald Trump et Kim Jong-un, faute d'accord sur le désarmement nucléaire nord-coréen et sur la levée des sanctions réclamée par Pyongyang. Un politologue sud-coréen a fait part à Sputnik de ses idées sur ce point.

Le deuxième sommet Trump-Kim s'est achevé sur un échec à cause, entre autres, de la position américaine qui consistait à obtenir de la Corée du Nord, à part la fermeture de son site nucléaire de Yongbyon, des concessions supplémentaires, a déclaré à Sputnik Kim Dong-yup, professeur à l'Institut d'étude de l'Extrême-Orient auprès de l'université Kyungnam.
"Est-ce que ce ne sont pas les États-Unis qui ont été les premiers à réclamer davantage de concessions, parce que Trump ne voulait pas rentrer rien qu'avec Yongbyon à son actif? Quoi qu'il en soit, il serait toutefois incorrect d'expliquer la situation actuelle par le seul désir de Trump d'exploiter cette rencontre pour résoudre des problèmes politiques intérieurs. […] Je ne pense pas qu'il s'agisse uniquement de détourner l'attention de la situation intérieure [aux États-Unis]", a poursuivi l'interlocuteur de l'agence.
Selon l'expert, la position de la Corée du Nord, réclamant un allègement des sanctions en échange du gel, voire de la fermeture des installations nucléaires de Yongbyon, est tout à fait raisonnable.
"Tout indique que les États-Unis ne peuvent toujours pas renoncer à jouer les mentors, exigeant une "reddition sans conditions" sans même penser à donner quelque chose en échange. Pourtant, cela ne signifie pas qu'il n'y ait plus d'espoir. Ce n'est pas le retour à la case départ, celle du 29 novembre 2017 où le Hwasong-15 a été tiré. Ce n'est pas l'échec de l'accord, mais son report. Il faut le résoudre quand Kim se rendra en visite à Séoul", a résumé l'interlocuteur de Sputnik.
Les analystes livrent des versions divergentes de ce qui a fait capoter ce deuxième rendez-vous entre le Président états-unien et le dirigeant nord-coréen. L'échec de ce sommet a provoqué surprise et déception, les deux délégations s'étant séparées sans avoir signé le moindre accord sur la dénucléarisation de la Corée du Nord.

Doit-on s'attendre à "une nouvelle aggravation" des relations?
Aucune déclaration conjointe n'a été adoptée à l'issue du deuxième sommet américano-nord-coréen, dont on attendait beaucoup sur le plan de la dénucléarisation de la Corée du Nord et de l'amélioration des relations entre Washington et Pyongyang. Sputnik s'en est entretenu avec Cheong Seong-chang, vice-président de l'Institut Sejong, de Séoul.
La perspective de la levée des sanctions imposées à la Corée du Nord s'est éloignée, jeudi 28 février, lorsque la réunion à Hanoï entre le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un et le Président états-unien Donald Trump s'est achevée sans accord, ni communiqué conjoint. "À mon avis, cela s'explique par le fait que le Président Trump exigeait du Dirigeant suprême Kim des mesures plus larges qu'une simple fermeture définitive des sites nucléaires à Yongbyon, alors que le Président Kim réclamait aux États-Unis un niveau important de levée des sanctions", a déclaré à Sputnik Cheong Seong-chang, vice-président chargé de la planification de la recherche de l'Institut Sejong, un grand think tank sud-coréen. Selon l'interlocuteur de l'agence, lors de la conférence de presse à l'issue du sommet à Hanoï, Donald Trump a expliqué lui-même pourquoi ses négociations avec Kim Jong-un avaient échoué, en disant notamment que "les sanctions avaient été le principal point contesté" et que la Corée du Nord "voulait la levée des sanctions sans pouvoir nous donner ce que nous voulons". L'expert sud-coréen a rappelé à cette occasion l'opinion exprimée par Siegfried Hecker, grand expert américain du problème nucléaire de la Corée du Nord, qui estime qu'il serait tout simplement irréaliste d'exiger de Pyongyang qu'il révèle tout son programme nucléaire et balistique, au vu de la méfiance extrême qui persiste entre les deux pays.
"Et malgré les assurances de Trump, lors de la conférence de presse, que ses négociations avec Kim s'étaient déroulées jusqu'au bout dans un climat d'amitié, l'échec de ce sommet sera évidemment un coup très douloureux, tant pour le Dirigeant suprême Kim lui-même qui aurait voulu parvenir à un accord sur une première étape de la dénucléarisation et les mesures réciproques appropriées, que pour les Nord-Coréens. Et désormais, une nouvelle aggravation des relations entre les États-Unis et la Corée du Nord sera inévitable", a estimé Cheong Seong-chang.
Et d'ajouter que l'échec du deuxième sommet américano-nord-coréen était extrêmement déplorable, mais qu'heureusement, Donald Trump se proposait toujours de poursuivre le dialogue et les consultations avec la Corée du Nord.
"Aussi, le gouvernement sud-coréen doit-il redoubler de consultations, tant avec les États-Unis qu'avec la Corée du Nord, pour que l'actuel échec mène finalement à la réussite d'un troisième sommet américano-nord-coréen", a conclu l'interlocuteur de Sputnik.
Le deuxième sommet entre Donald Trump et Kim Jong-un a eu lieu les 27 et 28 février dans la capitale du Vietnam, Hanoï. Les dirigeants américain et nord-coréen y ont discuté des accords conclus lors des négociations à Singapour, en juin dernier. Les parties ne sont parvenues à aucun accord, bien qu'elles aient qualifié le sommet de "productif".


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.