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L'insoutenable situation des orphelins irakiens
Dans un pays ravagé par la guerre
Publié dans Le Midi Libre le 26 - 06 - 2007

Les images choquantes révélées cette semaine d'enfants affamés dans un orphelinat public à Bagdad montrent l'incapacité des autorités irakiennes à s'occuper de mineurs vulnérables, alors qu'une récente structure à fonds exclusivement privés fonctionne avec succès. Les images de l'intérieur de l'orphelinat public Al-Hanan étaient à peine soutenables : des garçons émaciés, certains attachés à des lits, d'autres se tordant de douleurs ou considérés comme morts. L'établissement a été découvert par des soldats américains et irakiens la semaine dernière dans le nord-ouest de la capitale, selon le reportage de la chaîne de télévision américaine CBS, qui a révélé l'affaire. Vingt-quatre garçons de 3 à 15 ans se trouvaient dans l'orphelinat. Certains étaient nus dans une pièce noire sans fenêtre, d'autres couchés à même le sol, immobiles. Au point que les militaires "croyaient qu'ils étaient tous morts", a déclaré le sergent américain Mitchell Gibson à CBS. Les soldats ont "lancé un ballon de basket pour voir s'ils réagissaient. L'un des enfants a alors levé la tête, s'est penché, a regardé avant de s'allonger à nouveau par terre. Là ils ont dit : "Oh, ils sont vivants'", a-t-il expliqué. L'un des enfants, que les médecins croyaient mort, avait "le corps couvert de mouches et était incapable de bouger. Nous avons dû bouger sa tête et la tenir pour être sûr" qu'il était vivant, a-t-il affirmé. "La seule chose qui bougeait était les yeux. Il avait des mouches sur toutes les plaies, dans la bouche, les yeux, le nez et les oreilles", a-t-il dit. Pourtant, la cuisine de l'orphelinat était remplie de nourriture et de vêtements qui auraient pu être utilisés pour les enfants. Mais d'après le reportage de CBS, le personnel s'emparait des biens pour les revendre sur des marchés. Entre-temps, les enfants ont été placés dans un autre orphelinat, où des images les montrent en meilleure forme, souriants et jouant avec des animaux en peluche. Cette sinistre affaire met en relief la détérioration des services sociaux
dans un pays ravagé par la guerre. Pourtant, en dépit de l'absence d'aide publique, de nombreux orphelins de la capitale peuvent être pris en charge dans des structures qui fonctionnent grâce aux seuls dons privés, comme en témoigne la "Safety House" de Husham Hassan à Sadr City, le grand quartier populaire chiite dans le nord-est de Bagdad. Cet homme de 37 ans s'occupe de 30 orphelins. Il a ouvert sa propre installation avec des fonds collectés auprès d'amis et de voisins. Les locaux sont exigus mais propres, et équipés de lits superposés. Les orphelins, âgés de 5 à 16 ans, sont actifs et en bonne santé. Des bénévoles leur enseignent la lecture et les mathématiques, jouent avec eux, recousent des vêtements et préparent les repas. "Je me suis porté volontaire pour venir en aide à ces enfants. Je me considère comme leur père et je m'entends bien avec eux. Ils sont comme mes fils", affirme M. Hassan, directeur du centre. Le fonctionnement de son établissement dépend entièrement de l'aide de la communauté locale. Car après avoir sollicité l'aide du gouvernement irakien, il n'a reçu aucune réponse. C'est pourquoi il s'est adressé à la communauté locale et a obtenu des dons de puissantes familles tribales de Sadr City, qui font le bonheur des petits orphelins de sa "maison". "Nous aidons moralement et matériellement cette structure", affirme un chef tribal : "Nous fournissons la sécurité, la nourriture, les vêtements et toutes les autres choses dont les enfants ont besoin."
Les images choquantes révélées cette semaine d'enfants affamés dans un orphelinat public à Bagdad montrent l'incapacité des autorités irakiennes à s'occuper de mineurs vulnérables, alors qu'une récente structure à fonds exclusivement privés fonctionne avec succès. Les images de l'intérieur de l'orphelinat public Al-Hanan étaient à peine soutenables : des garçons émaciés, certains attachés à des lits, d'autres se tordant de douleurs ou considérés comme morts. L'établissement a été découvert par des soldats américains et irakiens la semaine dernière dans le nord-ouest de la capitale, selon le reportage de la chaîne de télévision américaine CBS, qui a révélé l'affaire. Vingt-quatre garçons de 3 à 15 ans se trouvaient dans l'orphelinat. Certains étaient nus dans une pièce noire sans fenêtre, d'autres couchés à même le sol, immobiles. Au point que les militaires "croyaient qu'ils étaient tous morts", a déclaré le sergent américain Mitchell Gibson à CBS. Les soldats ont "lancé un ballon de basket pour voir s'ils réagissaient. L'un des enfants a alors levé la tête, s'est penché, a regardé avant de s'allonger à nouveau par terre. Là ils ont dit : "Oh, ils sont vivants'", a-t-il expliqué. L'un des enfants, que les médecins croyaient mort, avait "le corps couvert de mouches et était incapable de bouger. Nous avons dû bouger sa tête et la tenir pour être sûr" qu'il était vivant, a-t-il affirmé. "La seule chose qui bougeait était les yeux. Il avait des mouches sur toutes les plaies, dans la bouche, les yeux, le nez et les oreilles", a-t-il dit. Pourtant, la cuisine de l'orphelinat était remplie de nourriture et de vêtements qui auraient pu être utilisés pour les enfants. Mais d'après le reportage de CBS, le personnel s'emparait des biens pour les revendre sur des marchés. Entre-temps, les enfants ont été placés dans un autre orphelinat, où des images les montrent en meilleure forme, souriants et jouant avec des animaux en peluche. Cette sinistre affaire met en relief la détérioration des services sociaux
dans un pays ravagé par la guerre. Pourtant, en dépit de l'absence d'aide publique, de nombreux orphelins de la capitale peuvent être pris en charge dans des structures qui fonctionnent grâce aux seuls dons privés, comme en témoigne la "Safety House" de Husham Hassan à Sadr City, le grand quartier populaire chiite dans le nord-est de Bagdad. Cet homme de 37 ans s'occupe de 30 orphelins. Il a ouvert sa propre installation avec des fonds collectés auprès d'amis et de voisins. Les locaux sont exigus mais propres, et équipés de lits superposés. Les orphelins, âgés de 5 à 16 ans, sont actifs et en bonne santé. Des bénévoles leur enseignent la lecture et les mathématiques, jouent avec eux, recousent des vêtements et préparent les repas. "Je me suis porté volontaire pour venir en aide à ces enfants. Je me considère comme leur père et je m'entends bien avec eux. Ils sont comme mes fils", affirme M. Hassan, directeur du centre. Le fonctionnement de son établissement dépend entièrement de l'aide de la communauté locale. Car après avoir sollicité l'aide du gouvernement irakien, il n'a reçu aucune réponse. C'est pourquoi il s'est adressé à la communauté locale et a obtenu des dons de puissantes familles tribales de Sadr City, qui font le bonheur des petits orphelins de sa "maison". "Nous aidons moralement et matériellement cette structure", affirme un chef tribal : "Nous fournissons la sécurité, la nourriture, les vêtements et toutes les autres choses dont les enfants ont besoin."


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