Gaïd Salah: la vigilance constitue “l'un des piliers intrinsèques de réussite”    VISAS FRANÇAIS POUR LES ALGERIENS : VFS Global annonce de nouvelles dispositions    BECHAR : Plus de 2,5 tonnes de kif saisies au sud-ouest    Allô ! Blida ? C'est pour une urgence !    Benyounès, un allié particulier    «Ceux qui consomment plus payeront plus»    La domination de Mercedes se confirme    Le vaisseau amiral se renouvelle    Dame Coupe n'abandonne pas ses caprices    Le DEN/FAN explique sa démission    Le huis clos pour la JS Kabylie et l'ASMO    «Les élections en Algérie ne donnent ni légitimité, ni pouvoir»    Plusieurs infractions enregistrées en 2018 à Relizane    Un défi difficile à relever à Annaba    Cupcakes aux fruits secs    Jusqu'à la fin des temps, de Yasmine Chouikh, en compétition au 26e Fespaco    Le mythe démonté    ELECTIONS, HARGA ET LE RESTE    Mostefa Ben Debbagh, l'artiste était modeste    Lutte contre la migration clandestine: le Gouvernement prévoit la création d'une instance nationale    Davos: Messahel s'entretient avec le chef du Gouvernement tunisien Youssef Chahed    L'inflation moyenne annuelle à 4,3% jusqu'à décembre 2018    Lavrov aujourd'hui à Alger    Assises du tourisme: gestion et organisation pour booster le secteur    Organisée par la SDA de Belouizdad : Une campagne de sensibilisation sur le monoxyde de carbone    Protestation au Soudan : Pourquoi Omar El Béchir n'est pas inquiété    Aïn Assel: Un ouvrier écrasé par un compacteur    L'autre inflation    En perspective des JM 2021: Vaste opération de réhabilitation du CREPS d'Aïn El Turck    Mouwatana: «Le pouvoir tentera, encore une fois, de se maintenir »    Relizane: Campagne pour la déclaration des travailleurs étrangers    Plus de 220 athlètes présents au rendez-vous d'Alger    WOB - GSP programmé le 29 janvier    Rached El Ghanouchi et vingt-six autres islamistes sur le banc des accusés !    L'arbre qui cache la forêt    Quand la mémoire fait défaut    L'activité de lecture dépend des sujets    Ecrivaine à… 11 ans    Abdelkader Secteur tête d'affiche    Coupe de la CAF (phase de poules) : Le NAHD dans le groupe du Zamalek    Finances Tenue à Alger d'un séminaire sur la révision du Système comptable financier    Japon : Le risque de récession en 2019 s'accentue    Sonatrach : Coopération algéro-chinoise pour l'extension du port pétrolier de Skikda    Rsf se félicite de la décision de la cour surpême    Accord Maroc-UE : Le Polisario saisira de nouveau la justice européenne    Syrie : Pederson et Lavrov soulignent l'importance de l'action conjointe    Aucune preuve de l'implication des Russes dans le crash du MH17    L'Algérie esr bien le nouveau berceau de l'humanité    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





La planche à billets plus sollicitée que prévu
4 005 milliards de dinars créés jusqu'à fin novembre
Publié dans Le Soir d'Algérie le 12 - 12 - 2018

Il y a quelques semaines, il était fait état par le directeur général du Trésor de la possibilité que l'Algérie pourrait ne pas avoir recours au financement non-conventionnel en 2019. Ceci, en raison de l'amélioration sensible des grands indicateurs économiques et de la hausse de la fiscalité pétrolière résultant de l'embellie des cours d'avant octobre-novembre.
Mais avant l'entrée de la nouvelle année et jusqu'à fin septembre dernier, la Banque d'Algérie a renfloué les caisses du Trésor public en actionnant le processus de création monétaire non-conventionnelle pour un montant global de 4 005 milliards de dinars.
On rappellera qu'à la fin mars dernier, selon un relevé de la Banque d'Algérie, 3 585 milliards de dinars avaient été émis. Ainsi, entre mars et septembre, la planche à billets a été sollicitée pour la création de 420 milliards de dinars. Des chiffres qui, évidemment, donnent le tournis et surtout montrent que les pouvoirs publics font peu cas des craintes notamment des institutions financières et monétaires internationales ainsi que d'économistes et financiers de chez nous qui, l'année dernière, lorsque la Banque d'Algérie annonçait qu'au 30 novembre de cette année-là, la première de la mise en application de la décision du recours à ce financement honni par les économistes, les pouvoirs publics avaient émis 2 185 milliards de dinars avant d'imprimer 1 400 nouveaux milliards de dinars entre début décembre 2018 et mars de cette année.
Donc, à la fin du premier trimestre de cette année, la Banque d'Algérie a prêté au Trésor public 3 585 milliards de dinars puis élevé ce prêt à un total de 4 005 milliards de dinars jusqu'à fin septembre dernier. Des chiffres d'une autre dimension comparés à ceux livrés par le ministre des Finances, Abderrahmane Raouya, qui expliquait, il y a un peu plus d'une année, que les pouvoirs publics escomptaient émettre pour les besoins du financement public 570 milliards de dinars en 2017, alors qu'en 2018, il allait y avoir la création de 1 815 milliards de dinars.
Force est de constater qu'aujourd'hui, l'on se retrouve bien loin du compte, la création de monnaie ayant atteint pratiquement le double de ce qui avait été prévu pour cette année finissante. Et ce ne sont pas les assurances du même ministre des Finances quant à la «stérilisation» de tout cet argent qui atténueront les inquiétudes face aux potentielles menaces inflationnistes qui guettent l'économie nationale.
Pour demeurer dans les chiffres, on rappellera également qu'au titre de l'année 2019, les pouvoirs publics ont projeté de créer 580 milliards de dinars. Au regard de la tournure prise par les grands indicateurs de l'économie nationale, conjuguée aux prédictions du FMI et de la Banque mondiale, en plus du doute qui continue de planer sur les marchés pétroliers malgré l'accord devant faire baisser la production journalière des pays de l'Opep et ses alliés à 1,2 million de barils il y a matière à douter que ce seront bien 580 milliards de dinars «uniquement» qui seront imprimés.
Azedine Maktour


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.