Libye: al Sarraj surpris que la France soutienne Haftar    Etats-Unis : Les démocrates rêvent de destituer Trump    Ighil El Mal (Ath Zmenzer) : Caravane sanitaire    Tizi Ouzou : 1581 nouveaux cas de cancer en 2018    Café littéraire de Bouzeguène : Blocage de la subvention par la wilaya    Pour un idéal républicain    Coupe d'Algérie - 1/2 finale-retour : CRB - CSC, aujourd'hui à 16h00 - Un duel ouvert à tous les pronostics    Football - Ligue 1: Les deux extrémités du tableau en ébullition    CR Témouchent: Une accession méritée en division amateur    Dans le cadre d'une enquête anti-corruption: Rebrab incarcéré à la prison d'El Harrach    Importation: Une centaine de produits exclus du DAPS    Les cinq victimes de l'effondrement de l'immeuble de la Casbah enterrées hier     Skikda: Tentative de meurtre, quatre arrestations    Préparatifs des JM 2021 à Aïn El Turk: Une campagne de sensibilisation pour un séjour agréable aux hôtes de l'Algérie    Gaïd Salah: «Le complot a commencé en 2015»    Les étudiants toujours mobilisés    Ettrefehnâ !    Constantine - Un riche programme culturel pour le ramadhan    Les armées des pays du lac Tchad intensifient leurs actions    Washington prêt à sanctionner ses alliés    Palestine: Soutien financier de la Ligue arabe face aux mesures de rétorsion d'Israël    Utiliser "le leadership de la Russie" à l'Onu pour aider l'Afrique à se développer?    Transition politique : On avance à tatons    Tabbou fidèle à ses positions    Ould Abbès et Barkat dans le collimateur de la justice    Fédération algérienne de tir sportif : Abdrezzak Lazreg élu nouveau président    Belfodil dans l'équipe-type de la 30e journée    L'Algérie, cinquième plus chère sélection    41 athlètes algériens en stage    Amuniké sélectionneur de la Tanzanie : "Je n'ai peur d'aucune équipe"    Les travailleurs de Cevital ont marché à Béjaïa    Huawei lance le 2ème smartphone assemblé en Algérie    L'Algérie va connaître ses ambassadeurs au VivaTechnology    Avec Eataly : Les Galeries Lafayette visent une nouvelle attractivité    Révolution monétaire ? : 48 ans après la fin de Bretton Woods, l'or continue son come-back    Toujours déterminés    Une policière tuée dans son domicile    Ramadhan: Programme de sensibilisation pour la prévention des complications des maladies chroniques    Bulgarie : "Sans le Turkish Stream, les livraisons de gaz seraient remises en cause"    Etudiants et enseignants au rendez-vous    Présidence : Mouvement partiel dans le corps des walis et des walis délégués    Soudan: La contestation suspend les discussions avec le Conseil militaire    "Seul l'avenir de l'Algérie nous importe"    Programme enfant    Hirak du 22 février: l'appel aux sociologues lancé    Pagaille au FLN    L'onda avoue son impuissance    Sri Lanka.. Daech revendique les attaques    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





L'épopée d'un roi bâtisseur
Avant-première du documentaire Juba II de Mokrane AIt Saâda
Publié dans Le Soir d'Algérie le 21 - 01 - 2019

Le film documentaire Juba II du réalisateur Mokrane Aït Saâda, qui sera présenté en avant-première samedi en fin d'après-midi à la cinémathèque de Tizi-Ouzou, retrace l'épopée d'un roi bâtisseur, pacifiste et savant. Ce film de 56 min, projeté dans la matinée en exclusivité pour l'APS, s'ouvre sur un plan de la mer, la Méditerranée, qui sépare et unie à la fois, deux Etats, Rome et la Numidie. Une scène de sac et de ressac qui introduit déjà le spectateur dans le parcours de Juba II entre la Numidie où il est né et régné, et Rome où il a été élevé après avoir été enlevé. Mokrane Aït Saâda, également auteur du scénario de ce documentaire-fiction, rappelle brièvement la fin du règne du Juba I en 46 avant J.-C. après la bataille de Thapsus qu'il mena contre César et l'enlèvement de son fils Juba II alors âgé de 5 ans arrachés des bras des sa mère, par de soldats romains pour qu'il soit conduit à Rome comme trophée.
Après une enfance dorée à Rome, où il fut éduqué par la sœur de l'empereur Octave, il retraversa la Méditerranée dans l'autre sens pour revenir en Afrique du Nord où il sera intronisé par Rome à l'âge de vingt-cinq ans, roi de Maurétanie. Juba II choisit Césarée (actuelle Cherchell) comme capitale, choix dicté par sa position géographique sur les bords de la Méditerranée, une ouverture sur la mer lui permit de développer le commerce avec les pays de la rive nord de la Méditerranée tels la Gaule, l'Italie, l'Espagne et la Grèce. Tout au long du documentaire, l'historien Abderrahmane Khelifa endosse le personnage de Juba II pour accompagner en off les images dans une sorte de récit autobiographique, entrecoupé par l'intervention de spécialistes qui expliquent certains faits historiques du parcours de ce roi amazigh et son œuvre dont la construction de grands édifices dont des bâtiments, des théâtres, sa contribution au développement du commerce extérieur, de l'agriculture et des arts et du savoir.
Juba II écrivit plusieurs œuvres dont la plus connue est Libyca en plusieurs volumes, consacrés à son pays natal. De ses œuvres, il ne reste que quelques fragments rapportés par des auteurs anciens. C'est lui qui donna le nom d'Euphorbe du nom de son médecin grecque qui a découvert cette plante et ses vertus médicinales, rappelle le documentaire.
L'un de moments forts de ce documentaire est la rencontre (dans deux scènes) entre Takfarinas et Juba II, le premier demandant au roi de se joindre à lui pour combattre l'occupant romain, le second plaidant en faveur d'une paix avec Rome beaucoup plus puissante militairement. C'est d'ailleurs, les seuls passages de la partie fiction de ce documentaire que le réalisateur a habillé d'un dialogue, «pour donner plus de présence d'intensité à ces deux scènes», a expliqué M. Aït Saâda.
Juba II a été «élevé et façonné par Rome qui l'a intronisé roi de Maurétanie, il ne pouvait donc pas, de par sa position, se rebeller contre les Romains. Aussi avait-il les moyens de mener une guerre contre Rome». Takfarinas était, par contre, le rebelle qui s'est opposé militairement à la présence des Romains. Les scènes ont été tournées dans un décor reconstituant le bureau de Juba II, dans le Musée des antiquités, à Cherchell et à Tiaret, pour une scène montrant Juba II chevauchant pour aller à la rencontre de Takfarinas, a-t-on appris du réalisateur.
Evoquant le manque de moyens financiers qui limite l'ambition du réalisateur, Mokrane Aït Saâda a lancé un appel à tous ceux qui ont les moyens de contribuer à la réalisation de ce genre de films qui nécessitent beaucoup de recherches, des reconstitutions des costumes et des décors de l'époque et qui coûtent très cher. «Jusqu'à présent, nous n'avons que la subvention du ministère de la Culture et très peu d'institutions et de sponsors viennent à notre aide», a-t-il dit.
Les décors et accessoires de ce film en tamazight, sous-titré en français, sont signés Mohand-Saïd Idri et Samir Terki, de l'Ecole des beaux-arts d'Azazga, les costumes sont d'El Boukhari Habbel. On retrouve l'acteur Dahmane Aidrous dans le rôle de Juba II, Aldjia Belmessaoud, dans celui de Séléné, et Slimane Grim, dans celui de Takfarinas.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.