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Vivement vendredi prochain
Publié dans Le Soir d'Algérie le 20 - 03 - 2019

Une fois dispersés les millions d'Algériens qui battent le pavé depuis maintenant un mois, on a parfois l'impression de plonger dans un autre monde que celui que promettait la rue dans tout ce qu'elle a porté comme expressions. Cela a commencé discrètement, à moins que ce ne soit… sournoisement, puis tout semble se préciser dans la dernière semaine. Les réseaux sociaux, qui ont été à l'origine l'outil majeur de la mobilisation populaire avec tout ce que cela avait impliqué comme clarté dans le discours, stratégie de combat et objectifs, se transforment de plus en plus en ateliers à usiner du doute. Comme s'il restait des âmes encore capables d'illusion sur les intentions du pouvoir et sa disponibilité à accéder à la principale revendication populaire qui tient dans… son départ, comme si la marée humaine qui a investi la rue depuis plusieurs semaines à travers tout le pays était convaincue que ça allait être une partie de plaisir, comme si la victoire était facile, certains guettent le moindre geste ou parole de ce même pouvoir pour le présenter comme une preuve sérieuse que… ce n'est pas encore gagné. Ou pire : la révolte populaire serait devenue une entreprise périlleuse, si elle ne relève pas de la mission impossible. Il en a été ainsi des « consultations » de Bedoui pour former son « gouvernement de compétences nationales ». De la « lettre » d'Abdelaziz Bouteflika qui confirme son intention d'aller au bout de sa prolongation de mandat. De Ramtane Lamamra qui se déploie à l'international pour chercher des soutiens après avoir vendu la dernière trouvaille du régime. Et de Lakhdar Brahimi qui dit ce que lui ont demandé de dire ceux qui l'ont appelé mais prétend quand même qu'il n'a été mandaté par personne pour le faire.
Ceci d'un côté. De l'autre, il y a les islamistes. Ils sont invisibles et inaudibles dans la rue mais ils se déploient à la périphérie du pouvoir, au cœur de l'« opposition » et dans leurs conglomérats internationaux chargés de nous « apprendre » qu'ils sont derrière le soulèvement algérien, dont ils ne doivent pas se laisser voler la victoire. Et puis le reste de la classe politique. Pris de court, surpris par l'ampleur de la révolte survenue à un moment où leurs états organiques sont au bout de l'érosion et leurs discours à la limite de l'audibilité, ils ont pris le train de la contestation en marche sans vraiment intégrer le mouvement de masse. A la décharge des uns et des autres, ils ne devaient pas surprendre grand monde. C'est pour ça qu'ils ne sont pas en état de déterminer quelque chose. Même pas inspirer le… doute qui, d'ailleurs, sera encore balayé par les répliques de la rue, qui n'en a pas raté une, jusque-là. Vivement vendredi prochain.
S. L.


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