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Ça se passe ainsi, chez Ali Benhadj
Publié dans Le Soir d'Algérie le 23 - 02 - 2020

Dans bien des situations, les images n'ont pas besoin d'être « interprétées » tellement elles se suffisent par ce qu'elles montrent de basique, de plus… terre à terre. Ali Benhadj aurait pu mettre une table et des chaises, s'il n'a pas quelque chose de plus confortable et surtout de plus digne de la notoriété de ses illustres invités du jour. Enfin des… invités, pas vraiment, puisque Mustapha Bouchachi, Lakhdar Bouragaâ et Kamel Ben Larbi sont allés tout seuls rendre visite au chef islamiste. Peut-être qu'en l'occurrence, il y a quelque chose que l'image ne dit pas, mais il n'est pas bien compliqué à trouver, tellement la suggestion des quatre hommes assis à même le sol à ceux qui découvriront la photo saute aux yeux : persécuté et privé de ses droits, Ali Benhadj ne peut nous rendre visite, nous allons le faire pour lui ! Et ça tombe bien, puisque dans cette histoire tout est fait pour qu'il en soit le héros et en tire un maximum. Pourtant, c'est Bouragaâ et Ben Larbi qui venaient de sortir de prison. Même en termes de «plus-value», on peut penser qu'elle aurait pu être plus conséquente pour Ali Benhadj s'il avait fait preuve de plus de déférence à l'endroit d'un homme qui aurait pu être son père, a un parcours prestigieux et se trouve dans un état physique diminué. Mais qu'on l'ait traîné chez Ali Benhadj ou qu'il y soit allé de sa propre initiative, qu'il réalise ou non la portée de sa visite, le résultat est le même. D'abord, il y avait… l'ambiance générale, rendue dans une remarquable mise en scène : une vidéo pour montrer la chaleur des retrouvailles dans d'interminables accolades et des échanges « émouvants » de reconnaissance. Et puis cette photo qui veut dire ce qu'elle… dit : Bouragaâ ou quelqu'un d'autre, ça se passe ainsi chez Benhadj, parce qu'il n'a jamais été question que ça se passe autrement ! Ensuite, il y a ce qui se déroule loin de là. Les islamistes sont de plus en plus visibles « ès qualités » dans le mouvement populaire, leurs mots d'ordre se banalisent ou sont repris au-delà de leurs cercles de sympathisants et chaque jour que Dieu fait se précise une démarche stratégique afin d'opérer le hold-up parfait sur un Hirak certes puissant par son volume et sa détermination mais vulnérable par ses faiblesses structurelles et le confort de ses nombreuses certitudes. Tétanisés par la peur de se rendre responsables de la «division» ou happés par une foule dont le moins qu'on puisse dire est qu'elle délivre rarement de claires perspectives, les élites éclairées et les politiques de progrès sont finalement les seules à… refuser le combat pour peser dans la balance. Quand Soltani a été bousculé à Paris par des manifestants qui lui signifiaient que la révolution se faisait aussi contre lui, les plus zélés dans les réactions que «l'incident» a suscitées n'étaient pas ceux qu'on attendait mais se recrutaient ailleurs, là où il y a décidément toujours de la disponibilité à l'autoflagellation. Et si on avait besoin de confirmer cela, il fallait juste voir leur «discrétion» quand Saïd Sadi a été lâchement et violemment agressé à Marseille par un islamiste doublé d'un sbire en service commandé. Commencent déjà les contorsions pour «expliquer» la visite à Ali Benhadj. Ça va de la «convivialité» à la «solidarité» et pour ne pas s'arrêter en si bon chemin à… l'unité d'action ! Ce n'est peut-être pas l'image à retenir de ce premier anniversaire du Hirak, tellement on a vu de plus belles et de plus prometteuses. Mais c'est tout de même une image. Pas vraiment enthousiasmante, au demeurant.
S. L.

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