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L'eau, le feu, l'argent et les enquêtes
Publié dans Le Soir d'Algérie le 05 - 08 - 2020

Le problème avec cette histoire d'enquêtes sur les feux de forêt, de crise d'eau et de liquidités dans les postes est que ça part avec un gros handicap qu'on appelle « préjugé défavorable » dans le langage savant. Pendant longtemps, très longtemps, les Algériens ont vu défiler des « investigations » du genre, avec promesse de « faire toute la lumière » comme on dit dans la langue de... bois. On les décidait sur les affaires qu'on ne pouvait pas taire ou ranger dans la case des pertes et profits, comme on a fait avec d'autres scandales pas assez... flagrants pour qu'au sommet de l'Etat, on en redoute la réaction populaire. De toute façon, même quand l'autorité s'y est mise, le niveau de sincérité et de détermination n'a jamais fait illusion. C'est que les états « jurisprudentiels » en la matière ont donné, dans le meilleur des cas, la sanction de seconds couteaux, la minimisation de l'ampleur des dégâts et, partant, l'évacuation de la nature systémique des faits. Dans le pire, évidemment plus fréquent, on laisse traîner « l'affaire » jusqu'à son érosion par le temps ou la survenue d'une autre qui fasse oublier la précédente.
En l'occurrence, ce n'est pas sûr que ce soit l'inénarrable roublard Charles Pasqua qui a inventé la formule : « Quand on veut noyer une affaire, il faut créer une autre affaire dans l'affaire et si possible une troisième puis une quatrième... » Depuis, justement, les Algériens ne voient pas vraiment ce qui a pu changer dans la situation de leur pays pour se mettre à croire à l'aboutissement d'une enquête dans l'éclatement de la vérité. Leur religion est faite là-dessus : pour enterrer une affaire, il faut une commission d'enquête ! Et ce n'est pas dans le propos du Premier ministre qu'ils trouveront la preuve du changement et des raisons d'y croire. À la langue de bois, s'y est ajouté le ton des années de plomb. Les Algériens auraient pourtant pu, histoire de se dire « pourquoi pas », entendre dans la bouche de M. Djerad au moins ce qu'ils ont entendu ailleurs. Comme cette évidence : quand bien même ce qu'ils ont vécu comme désagréments les jours de l'Aïd serait le fait d'un complot, il viendrait d'abord de l'intérieur, la nature du sabotage et sa faisabilité physique ne laissant aucune place au doute. Y a-t-il une... affaire dans l'affaire ? Ce n'est pas l'opinion ordinaire qui l'a suggéré. Les choses étant au point où elles sont, les Algériens auraient pu vivre cette autre épreuve sans être surpris et irrités outre mesure. Les désagréments, ils ont fini par s'y faire et il n'y a pas que dans le sort réservé aux enquêtes qu'ils n'ont pas vu venir le changement. La preuve, ils ont été privés de leur argent et de leur eau pendant l'Aïd. Ce n'est même pas sûr qu'ils attendent que tombent les sanctions.
S. L.


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