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Liban, Algérie, Maroc...un été particulier
Publié dans Le Soir d'Algérie le 06 - 08 - 2020

Les problèmes, le Liban les accumulent. Il y a deux jours, Beyrouth s'est réveillée sous le choc d'une catastrophe qui a laissé les Libanais sans voix. Plus d'une centaine de morts et plus de trois milliards de dollars de dégâts. Ça fait beaucoup pour un pays au bord de la cessation de paiement due à une corruption érigée en mode de gouvernance par une classe politique qui instrumentalise à tout-va le clivage confessionnel pour se maintenir au pouvoir. C'est trop pour un pays guetté, à tout moment, par un embrasement généralisé, d'un pays qui est, de surcroît, sous la menace d'un Benyamin Netanyahu qui, confronté à une grave crise interne et sous la menace d'un procès en corruption, a besoin d'une guerre pour rester, lui aussi, au pouvoir.
Aux amis libanais que je n'ai plus revus depuis 2012 – année de mon dernier reportage dans ce pays – j'exprime ma solidarité et souhaite que le Liban reste le Liban, celui que chantent Marcel Khalifé, Magda Roumi et Fayrouz.
L'Algérie maintenant. Commençons par Louisa Hanoune, interviewée par Hakim Laâlam sur le Soir d'Algérie. Libre mais en sursis. Condamnée à trois ans de prison, dont neuf mois et un jour passés sous les barreaux, pour le reste, en sursis. Le moins qu'on puisse dire est qu'elle a été franche et directe : elle a dressé un tableau peu reluisant de la situation des libertés et de la démocratie. «L'histoire du 5e mandat était la goutte qui a fait déborder le vase avec une exigence citoyenne centrale : le départ du système. Le système s'est défendu contre cette exigence, donnant lieu à des dérapages et des dérives. Parmi ces dérapages et dérives, la détention de plusieurs militants et hommes politiques. » C'est dit, elle ne s'est pas dérobée, elle est toujours là.
Voilà qui nous introduit au procès de Khaled Drareni. On pensait qu'il ne dormirait pas une nuit de plus en prison. L'espoir était grand. Ses avocats, ses proches, ses amis, ceux qui le soutiennent, étaient confiants. Quelques jours avant, le 29 juillet, la remise en liberté du journaliste Moncef Aït Kaci et de son technicien Ramdane Rahmouni laissait augurer une issue positive pour Drareni et les autres détenus d'opinion. Pour l'heure, Drareni, contre lequel quatre ans de prison ont été requis pour « atteinte à l'unité nationale » et « incitation à un rassemblement non armé », reste en prison. Or, le journaliste affirme – et je le crois — n'avoir fait qu'exercer son métier. La même peine a été requise pour Samir Benlarbi et Slimane Hamitouche, qui comparaissaient en prévenus libres. Verdict donc le 10 août pour Khaled Drareni.
Et comment s'est passé l'Aïd el-Adha en contexte de pandémie ? En tout cas, par ces temps de regain inquiétant de pandémie, les gestes barrières n'ont pas été respectés. Attendons donc de voir la suite. Il y a eu aussi cette histoire de manque de liquidités qui a fait que de nombreux Algériens, surtout des retraités, n'ont pu retirer l'argent dont ils avaient besoin, ce que Louisa Hanoune a pointé dans son entretien à LSA (Soir d'Algérie) !
Le Maroc voisin n'est pas mieux loti. Voilà un pays, qui affiche des chiffres sur la pandémie, sans doute triturés à la baisse, le classant avant le Japon, contraint de battre le rappel du personnel soignant parti en vacances ! Plus encore, ce sont ces images de vols de moutons qui ont gâché la fête de l'Aïd, dans le district de Hay Hassani (Casablanca) — le plus grand bidonville du pays où vit une population de quelque deux millions d'habitants.
Maroc toujours : on ne s'embarrasse pas de beaucoup de principes pour embastiller les journalistes. Omar Radi et Imad Stitou, qui travaillent pour le site Le Desk, ont été interpellés sous l'accusation de « financements de l'étranger » et de «liens avec un officier de liaison d'un pays étranger » ! Reste que tout ça – les vols de moutons, la pandémie, la répression — ce n'est pas bon pour l'image du pays et le tourisme marocain par ces temps de crise !
H. Z.


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