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«Voilà pourquoi j'ai été dépossédé de mes 5 marques»
Le patron du Groupe Achaïbou sort de sa réserve :
Publié dans Le Soir d'Algérie le 27 - 01 - 2021

Doyen des concessionnaires automobiles en Algérie, le groupe Achaïbou n'a cessé de dénoncer l'OPA exercée avec succès par l'ancien ministre Bouchouareb et ses mentors sur le secteur, dès l'année 2014.
Un groupe qui s'est vu dessaisir de ses principales marques — des labels auxquels il a fait découvrir, pour la première fois, le marché algérien et son potentiel commercial important et qu'il a développés et promus plus de 20 années durant — au profit d'autres opérateurs. Aujourd'hui, et après les déboires de la parodie industrielle et ses retombées catastrophiques sur le secteur mais surtout sur l'économie du pays, Abderrahmane Achaïbou, président du groupe éponyme, renouvelle, encore une fois, les espoirs de son conglomérat de voir de nouveau ses marques revenir dans son giron, après avoir été réhabilité par la justice.

Une décision brutale et arbitraire
Dans une nouvelle sortie médiatique, il revient sur les dernières déclarations du ministre de l'Industrie concernant la situation actuelle de l'activité automobile : «Le ministre de l'Industrie de la nouvelle Algérie a déclaré mercredi 20 janvier 2021, d'une manière cartésienne, que son département n'interfère pas dans la relation commerciale entre les concessionnaires et les fournisseurs.» Et à M. Achaïbou de l'interpeller : «Qu'en est-il du fait du «prince» Abdeslem Bouchouareb, ministre de l'Industrie en 2016, décidant d'une manière brutale et arbitraire de déposséder le groupe Achaïbou, doyen de l'activité automobile, de ses 5 marques, Kia, Ford, Suzuki, Daewoo et Isuzu, et de les redistribuer à Arbaoui, Assiou, Tahkout, Benadji et Baïri ?»
Il rappellera les différentes démarches que son groupe avait initiées pour tenter de préserver ses intérêts : «Plus de 70 courriers ont été envoyés, à l'époque, au ministère de l'Industrie, au Premier ministère et à la présidence de la République. Mais, sans aucune réponse, à l'exception de l'ex-Premier ministre qui nous a répondu qu'il avait instruit Bouchouareb de nous rétablir dans nos droits conformément au respect du cahier des charges.»
Le patriarche d'Elsecom révélera, enfin, les raisons de sa dépossession des marques qu'il représentait par Bouchouareb, en insistant sur la nécessité de les faire connaître par «le gouvernement de la nouvelle Algérie» et aussi par l'opinion publique. «Le 8 avril 2015, j'avais dénoncé sur un plateau de télévision le cahier des charges de l'époque qui exigeait 4 airbags sur les véhicules importés, alors qu'au Japon même, on n'exige qu'un seul. J'avais aussi dénoncé la loi de finances de 2014, qui obligeait les concessionnaires, dans un délai de 3 ans, de se transformer en constructeurs automobiles.»

Appel pour un audit de la gestion de Bouchouareb
Il précisera encore que «Bouchouareb, omnipotent, choisit les nouveaux propriétaires et maîtres du faux montage automobile. Conséquence de cette escroquerie : 8 milliards de dollars pour 250 000 véhicules et seulement 2 500 postes d'emploi. Aussi, 5 oligarques du montage, 2 Premiers ministres et 3 ministres de l'Industrie condamnés par la justice».
Abderrahmane Achaïbou exprimera, par ailleurs, ses appréhensions sur la reconfiguration en cours de ce secteur : «La déclaration de probité du nouveau cahier des charges pour l'importation est permissive et permet, donc, de donner une chance aux familles des oligarques d'obtenir de nouveaux agréments pour l'importation de véhicules. Elle ne tient pas compte de la situation des membres associés dans les sociétés qui ont été condamnés par la justice.» Il ne manquera pas, à la fin du document rendu public, d'interpeller le premier responsable du département : «Dépossédé, je voudrais que Monsieur le Ministre de l'Industrie fasse un audit de la gestion des dossiers des concessionnaires en 2016 par l'ex-ministre de l'Industrie, Abdeslem Bouchouareb.»
B. Bellil


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