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Flambée persistante et généralisée
PRODUITS ALIMENTAIRES
Publié dans Le Soir d'Algérie le 28 - 09 - 2021

L'ampleur de la secousse qui agite le marché des produits de large consommation et qui impacte sévèrement la bourse du consommateur et en même temps le chiffre d'affaires du détaillant est telle que le premier représentant de l'association des consommateurs renvoie la responsabilité aux pouvoirs publics. Alors que l'ANCA, une association à vocation professionnelle, se manifeste par son absence sur la scène. Nous aurions souhaité recueillir ses déclarations sur les éventuelles initiatives de sortie de crise à proposer au plus vite.
Abdelhalim Benyellès - Alger (Le Soir) - L'Apoce dispose-t-elle des outils à même de freiner la flambée galopante des prix des produits de large consommation qui sévit sur le marché ? Mustapha Zebdi, son président, dira tout de go que l'ampleur de la secousse qui déstabilise le marché ne permet pas à sa structure d'intervenir afin de normaliser la situation. « Nous ne pouvons intervenir pour régler le problème de l'augmentation subite des prix de tous les produits alimentaires en même temps », souligne-t-il dans une intention de « s'en laver les mains ». Et d'ajouter que dans ce genre de situation, « le règlement de la crise relève de la compétence des instances concernées par la gestion du commerce ».
Plus explicitement, le même orateur dira que la mission de l'association nationale n'est nullement la régulation du marché, mais se limite à sa mission de « force de proposition et d'outil de sensibilisation ». Par contre, il avouera que dès qu'il s'agit d'un problème qui ne concerne qu'un seul produit, l'association des consommateurs dispose des outils d'intervention sur le marché, par le boycott du produit concerné par la hausse excessive parlant du cas du poulet. À ce sujet, il ajoutera que « notre action s'est soldée par les effets escomptés, puisque le produit se raréfie sur le marché et de ce fait la tendance baissière est attendue dans les jours à venir. Le prix de la viande blanche atteindra-t-il les 250 DA le kilo ? « Sûrement pas, mais il variera sur un seuil à la portée du consommateur », répliquera Mustapha Zebdi.
Pour l'heure, la situation qui prévaut sur le marché de la consommation, parlant des fruits et légumes ou des produits agroalimentaires, reste préoccupante, puisque l'envolée de la mercuriale persiste et ne fait que s'accentuer au fil des jours. D'autant plus que ceci intervient dans une conjoncture particulière, marquée par la rentrée scolaire, qui, elle aussi, arrive avec son lot de « désagréments ». Les prix des fournitures scolaires ne sont guère comparables à ceux de l'année précédente. Sur le marché des produits alimentaires, les prix de certains produits donnent le tournis, comme la salade qui a atteint les 220 DA, la pomme de terre de dernier choix à 100 DA, la tomate à 80 DA. Mais concernant les légumes secs, les prix se sont multipliés par 200%, comme les pois secs affichés à 260 DA et les lentilles à 250 DA le kilo.
Hier, sur les marchés de la capitale, Belouizdad, Bab-el-Oued, passant par le marché Clauzel, au centre d'Alger, les prix étaient uniformes. Du côté de la clientèle habituée à la qualité et à la quantité, l'on se contente du peu, en attendant des jours meilleurs. Mais, renseignements pris auprès de certains clients des plus avisés habitués à se ravitailler les week-ends, dans la périphérie d'Alger aux abords de la route, il s'avère que le décor a changé et les prix deviennent presque identiques à ceux des marchés couverts, nous révéleront-ils.
Notre virée, hier au niveau des grands espaces des fruits et légumes de la capitale donnait à voir des étals moins pourvus que d'habitude, et où parfois l'affichage des prix fait défaut. Ce qui fait dire à une ménagère que « quand les prix ne sont pas affichés, c'est mauvais signe ». Et à une autre, au sortir du marché de Belouizdad, de confier à sa compagne : « Avec 2 000 DA, je n'ai presque rien ramené. »
A. B.


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