Une nouvelle génération des démocrates    «Le parti a atteint amplement ses objectifs»    Le FFS reprend sa majorité à l'APW    La rupture?    Des blocages partout    «C'est criminel!»    Ramtane Lamamra : «Le séminaire a donné une vision claire de l'avenir»    La justice autorise une manifestation contre les bases militaires    Les Gambiens élisent leur président    Les votes les plus curieux    Hazard de retour en Belgique?    Kjaer absent au moins 6 mois    Le cadeau empoisonné des nouveaux élus    L'Epic mis aux oubliettes    Le coup de maître de la Bmpj    Hommage à Pilar Bardem    Des films et une installation pour sensibiliser à la cause    Hommage aux maîtres artisans disparus    Les mises en garde de Tebboune    Plusieurs secteurs à l'ordre du jour    Benbouzid se prononce    7 décès et 185 nouveaux cas en 24 heures    Le Président palestinien aujourd'hui à Alger    Une qualification et des interrogations    L'alliance militaire entre le Maroc et Israël est "malsaine"    Une vision claire de l'avenir    «La bureaucratie est devenue un ennemi juré de la Nation»    Le CNDH appelle à la révision de la loi    L'ancien journaliste du Quotidien El-Moudjahid Rachid Semad n'est plus    Pas encore de décès lié à Omicron signalé    Renouveau industriel, l'appétit grandissant de l'Algérie    Maroc : Les forces de l'ordre empêchent un sit-in populaire devant le Parlement en solidarité avec le peuple palestinien    Charaf-Eddine souhaite une plus grande représentativité de l'Algérie dans les instances internationales    Plusieurs routes coupées dans certaines wilayas du pays    Du 24 au 31 mars 2022    Plaidoirie pour le tourisme saharien    Coupe arabe Fifa-2021 (Gr D/2e j): l'Algérie et l'Egypte passent en quarts    Coupe de la CAF (2e tour prélim./additionnel): JS Saoura-Heart Of Aok (Ghana) se jouera sans public    Tenue dimanche d'une réunion du Conseil des ministres    Huit délégués du médiateur de la République remerciés    Un autre procès attend Mira Moknache à Akbou    FLN-RND, la guerre de tranchées    Le Festival national de la poésie melhoun revient à Mostaganem    Cherfa exclut tout retour à ce système    Le quota de l'Algérie passera à 972 000 b/j    Les Canaris toujours en confinement à Zéralda    Une exposition sur Charles de Foucauld, avant sa prochaine canonisation à Rome    Dans une conjoncture particulière: Mahmoud Abbas demain à Alger    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Interroger une profession sur ses abandons
Publié dans Le Soir d'Algérie le 27 - 10 - 2021

Est-il vrai que donner son avis sur une situation qui va mal ou en voie de dérailler condamne, systématiquement, son auteur à aller s'en expliquer devant les tribunaux ? Convocations, perquisitions, gardes à vue et mises en détention provisoire, en attendant un procès qui tarde à se tenir. Le tout pour troubles à la stabilité de l'Etat et atteinte au moral des troupes et, pourquoi pas, à celui des Algériens, toutes catégories confondues. Des confrères étrangers m'ont, il y a quelques semaines, demandé s'il y avait du vrai dans tout cela. Autrement dit, si de telles pratiques étaient fictives ou réelles en Algérie. À défaut de commettre un inventaire, incomplet ou exagéré, de ce qui donne du fil à retordre à un système peu tenté par le débat et la négociation, j'ai eu envie de parler de ce groupe d'avocats qui joue les snippers, s'est fixé pour mission de débusquer l'ennemi et de participer à son lynchage juridique. Lequel d'ennemi ? Celui qui freine la mutation sociale en cours et l'empêche de faire aboutir les objectifs que ses concepteurs lui ont fixés.
J'ignore si c'est toujours le même groupe d'avocats qui intervient pour mettre le holà aux comportements interprétés par sa composante comme délictueux. Mais quand des intégristes s'emploient à dégommer ceux dont le discours ou comportement est jugé, par eux, déviant, il faut en parler. Il faut interroger la profession sur ce qu'elle compte comme censeurs dans ses rangs. Comment confier son sort à ces fossoyeurs de la liberté ? Des islamo-intégristes passés à un cran supérieur de l'agression ? Bientôt, on ne comptera plus les dérives du genre. Des avocats qui se constituent partie civile et déposent plainte contre un islamologue qui déconstruit leurs vérités et fait s'effondrer leur champ de connaissances religieuses.
Des hommes engagés à défendre autrui qui saisissent l'autorité de régulation de l'audiovisuel pour faire relever de ses fonctions le directeur d'une radio régionale qui a manqué à son devoir de censeur et laissé diffuser une chanson de la chrétienne Fairouz. Ce qui inquiète, en vérité, c'est l'autorité qu'ils exercent sur ceux censés rendre la justice.
M. B.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.