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La prime de la discorde
APN
Publié dans Le Soir d'Algérie le 21 - 11 - 2021

Pour la première fois depuis son instauration en 2008, l'octroi de la prime de fin de mandat des députés ne fait pas l'unanimité. Plusieurs parlementaires s'y opposent, avançant des arguments relatifs à la dissolution de l'APN avant la fin du précédent mandat et à sa crédibilité.
Karim Aimeur - Alger (Le Soir) - Les députés ayant siégé au sein de l'APN durant le précédent mandat écourté après la dissolution de l'Assemblée en mars 2021 toucheront-ils la prime de fin de mandat de 250 millions de centimes, instaurée en 2008 ? Ils ne sont sûrs de rien et la question crée la discorde. Pour la première fois depuis son instauration, l'octroi de cette prime aux anciens députés (2017-2021) est contesté par de nombreux parlementaires.
La réunion, tenue le 15 novembre en cours, regroupant les membres de la commission des finances et budgets de l'APN, avec les responsables de l'administration de l'Assemblée, à leur tête le secrétaire général et l'ordonnateur, destinée à l'examen du projet du budget de 2022, s'est déroulée dans une atmosphère très tendue, nous apprennent des sources parlementaires.
À l'origine de cette tension et des débats houleux, la prime de fin de mandat des anciens députés. Trois tendances se sont dégagées, selon nos interlocuteurs.
La première est celle qui s'oppose catégoriquement à la délivrance de cette prime, arguant que les députés de la précédente mandature ne peuvent la toucher d'abord parce qu'ils n'ont pas terminé le mandat, étant donné que l'APN a été dissoute, et ensuite parce que l'ancienne Assemblée était contestée par un mouvement populaire d'une ampleur jamais égalée. Pour eux, il y va de la crédibilité de l'APN, appelée au même temps à rationaliser ses dépenses.
La deuxième tendance plaide pour le maintien de cette prime pour des considérations partisanes mais aussi personnelles, la considérant comme « un droit légitime ».« Ils savent que leur mandat est appelé à prendre fin dans cinq ans. En annulant la prime pour les anciens députés, ils vont aussi l'annuler pour eux-mêmes une fois partis et ils ne veulent pas s'inscrire dans une telle perspective », expliquent nos sources. La troisième tendance prend le bâton par le milieu, se disant favorable pour accorder uniquement 50% de la prime. En 2017, pour des raisons liées à la crise financière, les députés sortants n'avaient touché que 50% de la prime. La réunion du 15 novembre s'est donc terminée en queue de poisson, sans trancher la question et le budget de l'APN pour 2022 n'est pas encore adopté.
La prime de fin de mandat des députés est estimée à 250 millions de centimes, calculée sur la base de deux mois de salaire de chaque année de mandat. Elle a été instaurée en 2008 dans le sillage de la révision de la Constitution qui avait fait sauter le verrou de la limitation des mandats présidentiels à deux, permettant à l'ancien Président Abdelaziz Bouteflika de rester encore deux mandats à la tête du pays, avant qu'il ne soit déchu par le mouvement populaire du 22 février. Dans le même sillage, le salaire des députés avait été doublé en 2008, au lendemain de l'adoption de la nouvelle Constitution.
Si, à l'époque, cette prime avait été accordée pour service rendu, à quoi servira-t-elle encore aujourd'hui au moment où la rationalisation des dépenses des institutions se pose comme jamais auparavant ?
K. A.


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