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Pour éviter un risque de blocage institutionnel.. Les propositions de la classe politique
Publié dans Le Temps d'Algérie le 31 - 03 - 2019

A la fin du mandat présidentiel de Bouteflika, le 28 avril prochain, il y a un fort risque de blocage institutionnel qui accentuera la crise politique en Algérie. Plusieurs feuilles de routes sont proposées par la classe politique, ainsi que les associations et les intellectuels. Les unes attachées au respect du cadre constitutionnel, d'autres appelant à la mise en place d'une instance chargée de gérer une courte phase de transition. Le Général de Corps d'Armée, Chef d'Etat-Major de l'ANP, Ahmed Gaid Saleh, a également fait une nouvelle proposition pour une sortie de crise. Celle relative à l'activation de l'article 102 et 7, 8 de la Constitution. Dans un communiqué rendu publique hier, le secrétaire général de Talaie El Hurriyet, Ali Benflis, a estimé que «Le choix fait par le Haut commandement de l'Armée nationale populaire de situer sa contribution au règlement de la crise actuelle dans les limites permises par un ordre constitutionnel que les forces extraconstitutionnelles s'emploient à rendre inopérant».
Selon lui, «le Haut commandement de l'Armée nationale populaire a réaffirmé son attachement à une sortie constitutionnelle de cette impasse. Il a proposé comme cadre constitutionnel à cette sortie de crise une mise en œuvre combinée des articles 7, 8 et 102 de la Constitution», a constaté Benflis, qui explique son adhésion à l'appel de Gaid Salah : «Lorsque la survie de l'Etat national est en jeu, elle prend le pas sur toutes les autres considérations quelle qu'elles soient». Le MSP a estimé que l'application de l'article 102 de la Constitution, enclenchant la procédure de déclaration de l'état d'empêchement du président de la République, est une issue à la crise, relevant toutefois qu'elle «ne permet pas à elle seule la concrétisation des réformes, la transition démocratique et l'organisation d'élections crédibles et transparentes».
Le RND a, quant à lui, préconisé de former rapidement un gouvernement, afin d'éviter tout vide constitutionnel. Après avoir salué la proposition de Gaid Salah, Ouyahia a estimé que cela «évitera au pays une situation de blocage». Il a invité par la suite Bouteflika à «présenter sa démission, conformément à l'article 102 de la Constitution».
Pour le président du FJD, Abdellah Djabellah, il est nécessaire de chercher de nouveaux mécanismes correspondant à l'article 07, qui assure que le seul décideur est le peuple. Evoquant la feuille de route proposée par les partis de l'opposition, il a précisé qu'elle prévoit plusieurs étapes à suivre, dont l'institution d'une courte période de transition de six mois, pendant laquelle les prérogatives du président sortant seront transmises à une instance présidentielle, composée de personnalités nationales connues pour leur crédibilité, probité et compétence. L'instance aura pour mission, selon ces partis, la prise en charge les revendications du peuple, et ses membres s'abstiendront de toute candidature ou proposition de candidature lors des prochaines échéances électorale.
Une instance de transition
A l'opposé, le RCD a préconisé la démission du chef de l'Etat et la dissolution des deux chambres du Parlement et du Conseil constitutionnel. Le premier pas consiste ensuite à créer une «haute instance de transition, dotée de tous les moyens» pour piloter une phase de transition «la plus courte possible». Mohcine Belabbas se prononce en faveur de l'élaboration d'un projet de la nouvelle Constitution et de nouvelle loi électorale. Il a proposé également la création d'une instance nationale indépendante pour l'organisation des élections, dans le cadre de ce processus devant aboutir l'élection du président de la République avant fin octobre 2019. Le FFS et le PT ont estimé que la seule issue réside dans une «assemblée constituante nationale souveraine». Et que le changement «doit être l'émanation de la volonté populaire par l'élection d'une assemblée constituante souveraine et l'avènement de la 2e république, c'est-à-dire la consécration de l'Etat de droit, l'alternative démocratique et sociale».


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