Des relations ''au beau fixe''    Les demandeurs algériens soumis à une nouvelle obligation    L'Algérie s'engage pour un transport maritime à faible empreinte carbone    Vers un système national moderne et attractif pour l'investissement    « Nous ne reculerons pas ! »    Meeting Indoor d'Hochsprung : Younes Ayachi pulvérise le record national en Allemagne    Cinq morts et 166 blessés en 24 heures    Ouverture de 18 marchés de proximité en prévision du mois de Ramadhan    L'USMA renverse San Pedro, le CRB valide son billet avec autorité    Le Togolais Agbagno s'engage avec le CS Constantine    Le nombre des réfugiés a triplé en Europe    L'auteur du vol d'une somme d'argent de l'intérieur d'une voiture dans les mailles de la police    L'orientation et la réorientation des élèves se feront par voie numérique selon les délais fixés    Un antique parchemin de médecine surgit    Noureddine Kour annonce sa participation    Monument de la littérature algérienne    Le DG de l'OMS salue la priorité accordée aux domaines de la santé en Algérie, sous l'impulsion du président de la République    Le président de la République souligne l'importance de l'amendement technique de la Constitution    Programme TV du 4 novembre 2025 : Coupes et Championnats – Heures et chaînes    Programme TV du samedi 25 octobre 2025 : Ligue 1, Bundesliga, CAF et championnats étrangers – Heures et chaînes    Programme TV du 24 octobre 2025 : Ligue 2, Ligue 1, Serie A, Pro League – Heures et chaînes    Festival international du Malouf: fusion musicale syrienne et russe à la 4e soirée    Adhésion de l'Algérie à l'AIPA en tant que membre observateur unique: le Parlement arabe félicite l'APN    Industrie pharmaceutique : nécessité de redoubler d'efforts pour intégrer l'innovation et la numérisation dans les systèmes de santé nationaux    Conseil de sécurité : début de la réunion de haut niveau sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Examen de validation de niveau pour les diplômés des écoles coraniques et des Zaouïas mercredi et jeudi    APN : la Commission de la santé à l'écoute des préoccupations des associations et parents des "Enfants de la lune"    Réunion de haut niveau du Conseil de sécurité sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Boudjemaa reçoit le SG de la HCCH et le président de l'UIHJ    Athlétisme / Mondial 2025 : "Je suis heureux de ma médaille d'argent et mon objectif demeure l'or aux JO 2028"    Ligne minière Est : Djellaoui souligne l'importance de la coordination entre les entreprises de réalisation    Mme Bendouda appelle les conteurs à contribuer à la transmission du patrimoine oral algérien aux générations montantes    CREA : clôture de l'initiative de distribution de fournitures scolaires aux familles nécessiteuses    Poursuite du suivi et de l'évaluation des programmes d'investissement public dans le secteur de la Jeunesse    Agression sioniste contre Ghaza : le bilan s'alourdit à 65.382 martyrs et 166.985 blessés    La ministre de la Culture préside deux réunions consacrées à l'examen de l'état du cinéma algérien    Le Général d'Armée Chanegriha reçoit le Directeur du Service fédéral pour la coopération militaire et technique de la Fédération de Russie    Foot/ Coupe arabe Fifa 2025 (préparation) : Algérie- Palestine en amical les 9 et 13 octobre à Annaba    L'Algérie et la Somalie demandent la tenue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité    30 martyrs dans une série de frappes à Shuja'iyya    Lancement imminent d'une plate-forme antifraude    Les grandes ambitions de Sonelgaz    La force et la détermination de l'armée    Tebboune présente ses condoléances    Lutte acharnée contre les narcotrafiquants    La Coquette se refait une beauté    Cheikh Aheddad ou l'insurrection jusqu'à la mort    Un historique qui avait l'Algérie au cœur    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Un mort, beaucoup de questionnements
Publié dans L'Expression le 26 - 03 - 2005


Les attentats de ces derniers jours, les menaces qui pèsent sur la stabilité du Liban, mettent le pays des Cèdres au bord du gouffre au moment où la communauté internationale focalise sur l´assassinat de l´ancien Premier ministre Rafik Hariri, dont l´ONU vient de rendre public, jeudi, le rapport de la commission d´enquête diligentée par le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan. Outre les tensions entretenues autour du départ des forces militaires syriennes, de l´exigence de l´opposition portant sur la démission du président Emile Lahoud, du procureur général et des chefs de six services de sécurité, c´est encore l´élucidation du meurtre de Hariri, les circonstances de ce forfait et la divulgation du (des) nom(s) du (ou des) commanditaire(s) derrière ce crime qui mobilisent aujourd´hui l´opposition et la société civile libanaise. De fait, le Liban traverse une mauvaise passe qui rappelle, par certains de ses aspects, la situation prévalant en 1974/1975 à la veille de la guerre civile qui ravagea le pays des Cèdres, et c´est le spectre du retour de la guerre qui hante aujourd´hui un Liban qui n´a jamais été aussi près de l´explosion. Aussi, l´éclaircissement des circonstances de la mort de Rafik Hariri pèsera largement sur le futur du pays, d´autant plus que le rapport de l´ONU a été très sévère quant au fonctionnement proche de « l´irresponsabilité» des services de sécurité libanais, lesquels, selon la commission d´enquête de l´ONU, «ont fait preuve de négligences sérieuses et systématiques dans la réalisation des tâches habituellement accomplies par un appareil national de sécurité professionnel». Aussi, «la restauration de l´intégrité et de la crédibilité de l´appareil de sécurité libanais est d´une importance vitale pour la sécurité et la stabilité du pays». La commission Fitzgerald, sans aller jusqu´à accuser Damas d´être derrière l´assassinat de Hariri, -pas que l´opposition n´a pas, pour sa part, hésité à faire en faisant assumer au régime syrien la responsabilité de l´attentat qui a coûté la vie à l´ancien Premier ministre libanais-, a accablé Damas, l´accusant notamment de «lourdes» ingérences dans les affaires internes du Liban. Le commission de l´ONU a ainsi indiqué que «le gouvernement syrien porte la principale responsabilité de la tension politique qui régnait (au Liban) avant l´assassinat». Il «exerçait une influence qui allait au-delà de l´exercice raisonnable de relations de voisinage». Enfonçant le clou, la commission Fitzgerald précise que Damas «interférait dans les détails de la gouvernance du Liban d´une manière lourde et inflexible qui était la principale raison de la polarisation politique qui s´en est suivie». Ainsi, le rapport de la commission de l´ONU met-il à nu les ingérences de Damas de même que les pesanteurs des renseignements syriens sur la vie politique au Liban. Cependant, en focalisant sur Damas les feux de l´actualité -en étant le supposé commanditaire, ou derrière cette tragédie- comme l´on a pu en déduire de l´assassinat de Hariri qui, en tant que Premier ministre, avait à maintes reprises demandé le retrait des forces syriennes du Liban, il y a comme un défaut, car la mort de Hariri ne servait pas et ne pouvait servir les intérêts de la Syrie. Aussi, quelque part, la Syrie a-t-elle été piégée par la mort de l´un des porte-drapeaux de l´opposition libanaise qui servait bien des intérêts sauf celui du «grand ami» syrien. Dès lors, élucider les causes de la mort de Rafik Hariri est devenue une priorité politique pour un pays où la situation sécuritaire ne cesse de se dégrader. C´est sans doute ce qu´a compris le président Lahoud, qui a fini par demander, jeudi, au secrétaire général de l´ONU, -avec lequel il a eu un entretien téléphonique, au cours duquel M.Annan a informé le président libanais des conclusions de la commission Fitzgerald- l´assistance des Nations unies pour la mise en oeuvre d´une commission d´enquête internationale indépendante, afin «de faire le nécessaire pour établir la vérité sur le crime le plus rapidement possible», enquête exigée en fait, dès le 14 février, par l´opposition sans recueillir alors l´adhésion du pouvoir. Le secrétaire général de l´ONU, évoquant les attentats du 19 et du 23 mars à Beyrouth, a également appelé «le gouvernement libanais à traduire devant la justice les responsables». Prenant acte de cette demande, le président Lahoud, qui a été contraint de lâcher du lest, s´est dit prêt, dans un communiqué de la présidence libanaise, «à châtier très sévèrement les auteurs, les commanditaires, les partenaires, les complices et les incompétents», ajoutant: «Je suis déterminé à mener tous les efforts, à utiliser tous les moyens et avoir recours à toutes les instances et potentialités internationales et arabes pour faire la lumière» sur cet assassinat. De fait, les observateurs ont surtout retenu le fait que le régime libanais en place laisse entendre, pour la première fois, qu´il est prêt à entériner la constitution d´une commission d´enquête internationale, pour faire la lumière sur l´assassinat de Hariri. Acculé, le gouvernement du président Lahoud, qui n´avait pas d´autre issue en vérité que celle d´accéder à la constitution d´une commission d´enquête internationale, tente de sauvegarder un crédit largement entamé par ses hésitations et ses reculades, lesquelles ont ravivé de vieilles rancoeurs que l´on pensait disparues avec la fin de la guerre civile en 1990, quand l´affaire Hariri, par les dimensions internationales qu´elle a prises, signera sans doute la fin de mission du régime pro-syrien au Liban. La fin est là, l´énigme Hariri risque de sonner le glas pour un régime qui n´a pas su se remettre en cause et surtout tirer profit de la paix pour amender la Constitution du pays et engager le Liban dans une véritable démarche vers la démocratie, les libertés collectives et les droits de l´homme, conformément à l´accord de paix de Taef de 1989 qui mit fin à la guerre, mais n´eut pas les suites espérées.

Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.