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Espoir et doute à Bangui
APRÈS LA VISITE DU PRESIDENT FRANÇAIS EN CENTRAFRIQUE
Publié dans L'Expression le 02 - 03 - 2014

Des soldats français de l'opération «Sangaris» patrouillent dans la capitale centrafricaine, Bangui
Lors de sa deuxième visite en Centrafrique, le président Hollande a rencontré la présidente de transition Catherine Samba Panza ainsi que les autorités religieuses du pays.
«Ange gardien» pour les uns, chef militaire d'une opération «vouée à l'échec» pour les autres: au lendemain de la visite du président français François Hollande à Bangui, les réactions des Centrafricains étaient partagées hier, alors que les violences persistent près de trois mois après le début de l'intervention française. «Le président François Hollande a redonné l'espoir à tous les Centrafricains.
Et il a prouvé qu'il est vivement préoccupé par la situation centrafricaine en risquant sa vie, parce qu'il est venu alors que la paix n'est pas totalement restaurée», estime un étudiant à Bangui. «C'est notre ange gardien», renchérit un commerçant. «Il a ordonné une intervention militaire au moment où on ne savait pas quel était notre sort. Et il vient constater l'évolution de la situation, c'est un réconfort très important», affirme-t-il.
Lors de sa deuxième visite en Centrafrique depuis le déclenchement de l'opération Sangaris le 5 décembre, le président Hollande, qui venait saluer l'action des militaires français, a rencontré la présidente de transition Catherine Samba Panza ainsi que les autorités religieuses du pays. Solidement escorté, le chef de l'Etat français s'est déplacé pour la première fois dans les rues de Bangui, traversant certains des quartiers les plus dangereux de la capitale, comme pour montrer que la situation s'était améliorée. «La vie a repris, les commerces ont rouvert, l'activité est là» même «s'il reste beaucoup à faire», a-t-il souligné vendredi soir. La France a pourtant dû réviser ses objectifs initiaux en envoyant 400 soldats en renfort des 1.600 déjà présents, et en prolongeant une opération Sangaris qui se voulait courte, le gouvernement reconnaissant que les troupes étaient confrontées à des «difficultés considérables sur le terrain».
Face à la persistance des violences et des pillages, doutes et inquiétudes sont palpables dans la capitale centrafricaine. «Près de 8000 soldats (2000 Français et 5700 Africains de la force Misca) pour sécuriser uniquement Bangui, avec une population de 800.000 habitants, et cela dure depuis plus de deux mois, c'est un résultat mitigé», affirme Joseph Bendounga, ancien opposant au régime de François Bozizé et ministre du précédent gouvernement de transition. «Ce que la France est en train de faire en Centrafrique est voué à l'échec (...) M. François Hollande continue à agir comme les autres présidents français. Ils agissent en chefs militaires, alors que la crise centrafricaine est politique», ajoute M.Bendounga. Cela fait bientôt un an que la Centrafrique a basculé dans le chaos, avec le renversement en mars 2013 du régime Bozizé par la coalition rebelle à dominante musulmane de la Séléka. Des mois d'exactions perpétrées en toute impunité par ses combattants contre la population majoritairement chrétienne ont abouti à la formation de milices d'autodéfense anti-balaka, déclenchant un cycle infernal de violences interconfessionnelles. Ces violences ont provoqué une crise humanitaire sans précédent avec des centaines de milliers de déplacés et entraîné l'exode de dizaines de milliers de civils musulmans terrorisés. Pour Juste-Roland Angbapa, juriste, «le président Hollande et la France nous ont fait éviter le pire. Les massacres étaient déjà en cours» lorsque l'opération Sangaris a démarré. «La France a permis au peuple centrafricain de sortir la tête de l'eau et de retrouver ses repères.
C'est désormais à la classe politique centrafricaine de prendre ses marques et de s'intégrer dans le processus de transition en cours», juge Enoch-Dérant Lakoué, ancien Premier ministre et plusieurs fois ministre. Vendredi, François Hollande a quant à lui fixé le prochain cap: «Maintenant l'enjeu, ce n'est même pas de rétablir, mais d'établir l'Etat» et pour cela «il faut commencer par payer les fonctionnaires», a-t-il souligné.


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