Le FFS rejette le scrutin du 4 juillet    Rassemblement hier à la Grande-Poste d'Alger    «Une attitude mesquine de la direction de l'USMA»    La Guinée disqualifiée pour fraude sur les âges    La récupération, principal souci de Belmadi !    Jus pour une peau saine et lumineuse    Echauffourées entre jeunes et policiers    Infusions de plantes pour accompagner le traitement de la gastrite    Nomination de 4 nouveaux cadres    Les souscripteurs protestent devant la wilaya    Flan de poulet    USMA - Benyahia : «On battra le MCO et le titre sera à nous»    Détournement de 32,3 milliards de centimes et 100 000 euros au CPA de Bouira : Trois cadres du CPA placés sous mandat de dépôt    USM Bel Abbès – MCA : Victoire impérative pour rester en Ligue 1    Oran : 25 blessés dans une collision entre un bus et une voiture    Nouvelles de l'Ouest    Société Générale Algérie : Concours Jeune artiste peintre    Musique : Quand Farid Khodja s'inspire de Jack Lang !    La laïcité , une chance pour l'Algérie    Déclaration du chef du gouvernement marocain à propos de l'Algérie: Rabat dément    Et si c'était la solution ?    Aviculture: La consommation de volaille en hausse de 10 % par an    Le sage père de famille et l'Algérie de demain    L'ébauche d'une solution    Grand intérêt pour le sport scolaire    Macron recevra Haftar la semaine prochaine    Baptême du feu pour Arkab!    Une quatorzième édition dédiée à la mémoire de Annaba    La reprise des liaisons aériennes reportée    Arrestation de 29 terroristes    Numidia TV bouleverse la hiérarchie du Ramadhan 2019    Du talent et des aiguilles...    Saisie de 5 quintaux de viande blanche avariée    Sonatrach et Eni prolongent leur lune de miel    Youcef Addouche et Kenza Dahmani sacrés    Frifer se rapproche du CS Sfax    Transition politique : Conférence nationale pour aboutir à un scrutin présidentiel intègre et crédible    "Une décision salutaire"    Etats-Unis : La tension USA-Chine plaide pour une baisse de taux de la Fed    Corée du Nord : Comment une "douzaine de voyous" a pris d'assaut l'ambassade à Madrid    Industrie : Les géants de l'auto confrontés au marché de l'occasion en Afrique    Il égorge sa femme juste avant le ftour    Trois ans après avoir été démis de ses fonctions : Zeghmati désigné Procureur général de la Cour d'Alger    Le plaidoyer du compromis    Bourses : Des signaux rassurants relancent l'appétit pour le risque    Avec un "concept store" dans le centre de Beijing : Carrefour Chine étend sa stratégie de distribution intelligente    6 civils tués lors d'un raid saoudien    Farah Rigal en automne en Algérie    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





"Je n'ai servi ni Bouteflika ni le système"
ALI GHEDIRI ETAIT, HIER, L'INVITE DU FORUM D'EL MOUDJAHID
Publié dans L'Expression le 23 - 04 - 2019


J'étais au service de l'ANP
«S'il faut sacrifier une centaine de personnes, on les sacrifiera, même si cela pose problème sur le plan constitutionnel.»
«Je n'ai pas été invité à cette conférence, et je remercie le système pour cela,car de toute façon j'aurais refusé de participer. Et cela prouve que je ne suis pas du système, car je n'ai servi ni Bouteflika ni le système, j'étais au service de l'ANP, qui n'est pas une milice au service de l'Etat», c'est ce qu'a affirmé Ali Ghediri, lors de son intervention comme invité, hier lundi, au forum d'El Moudhajhid.
Interrogé sur les éventuelles solutions pour une sortie de crise, et sur la résistance du gouvernement Bensalah, Ali Ghediri estime que «le système a commencé à montrer des signes de vieillissement et il n'a pas pensé à préparer une relève de la classe politique, il est de ce fait arrivé à l'enfermement. En plus, trois personnes ne font pas le système, je le compare à une bête égorgée qui se débat, et j'aurais un malin plaisir à aider pour le coup de grâce».
A ce sujet, Ali Ghediri est longuement revenu sur l'importance de l'organisation de l'élection dont le seul garant serait le peuple, «l'élection est un moyen pour écourter la période de transition, durant laquelle notre pays serait exposé à de multiples dangers intérieurs et extérieurs». Pour y arriver Ghediri reste convaincu que des correctifs sont à apporter au processus, «d'un côté il y l'aspect constitutionnel et de l'autre, il y a les revendications du peuple, il faut un mix entre le constitutionnel et le politique. J'ai tendance à transcender les escarmouches, les petites exigences et les petites personnes du moment. S'il faut sacrifier une centaine de personnes, on les sacrifiera, même si cela pose problème sur le plan constitutionnel. Il faut trancher, car la situation politico-économique et sécuritaire du pays ne permet plus qu'on s'attarde, il faut aller au plus vite vers la consolidation de l'Etat algérien et ensuite s'engager dans le grand chantier qui attend le pays, celui de l'édification de la IIe République. Dans ce sens, le premier qui doit se sacrifier c'est l'Etat».
Réagissant à propos de l'arrestation de deux généraux, l'invité du forum, a été on ne peut plus clair «en tant que citoyen, je considère qu'il fallait commencer par la tête de cette mafia. Je ne dis pas qu'il ne fallait pas procéder aux arrestations, mais le vrai danger, ce sont ceux qui ont accaparé le pouvoir à l'insu du président, au nom de lien de parenté, et ont ouvert les portes à cette bande de mafieux, s'il faut demander des comptes, il faut commencer par ceux-là. Ce nom est connu, il a fait longtemps peur à tout le monde».
S'agissant de sa candidature à l'élection, Ali Ghediri réitère sa position, «j'ai été candidat depuis janvier passé, si les gens qui gouvernent aujourd'hui, préservent la continuité de l'Etat, je resterai candidat. Car j'ai obéi a toutes les règles du Code électoral, et j'attendais comme tous les candidats, la réponse du Conseil constitutionnel. Malheureusement, la réponse a été l'annulation de l'élection, de façon illégale. J'ai foi dans la justice algérienne, et je dis que je suis toujours candidat dans le cadre de la première convocation du corps électoral, sinon dans la nouvelle disposition, je n'ai pas déposé de dossier de candidature. si ces dirigeants avalisent l'arrêt du processus électoral par l'ex-président, c'est à eux de prendre cette responsabilité devant l'Histoire».
En somme, pour le général à la retraite et ex-candidat à la présidence, le maître-mot de cette conférence, a été sans conteste, l'organisation de l'élection présidentielle en urgence, afin d'éviter des dérapages dangereux, et éviter d'exposer le pays plus aux appétits des parties obscures et malveillantes.
D'autant plus, que la situation économique du pays est «catastrophique, les caisses de l'Etat sont vides, et en termes de production nous enregistrons une chute de 50%, et ce en plus de l'instabilité polico-sociale, qui ne favorise pas les investissements, locaux et étrangers». Pour conclure, Ghediri a tenu à attirer l'attention, sur l'opportunité qui s'offre à l'Algérie «le peuple est en train d'écrire une longue page de l'histoire, c'est une occasion en or, qu'il ne faut pas laisser passer. Car si on réussit ce virage déterminant, nous réaliserons un miracle, comparable à la révolution de Novembre».


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.