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L'alternative de la dernière chance
DIALOGUE POLITIQUE
Publié dans L'Expression le 20 - 05 - 2019

Le pays ne peut plus supporter le gaspillage du temps
L'amorce d'une solution doit s'esquisser autour d'une démarche consensuelle.
Le processus politique est-il en train de connaître des tergiversations et des atermoiements qui ne facilitent pas la tâche pour les forces qui aspirent à un véritable changement?
La dynamique populaire issue de l'élan historique du 22 février fait que chaque mobilisation impose sa démarche qui consiste à rejeter les tenants de statu quo et ses succédanés.
Le mouvement populaire qui a pu grâce à la mobilisation historique et inédite dans les annales politique de l'Algérie indépendante d'engranger des victoires significatives, il ne lâche pas prise et il maintient sa mobilisation et sa vigilance citoyenne quant à sa vraie revendication qui consiste à réviser de fond en comble la situation politique du pays en commençant par la mise en place d'une transition démocratique susceptible d'enclencher l'amorce d'un changement où le choix et l'implication du peuple constitueront l'alpha et l'oméga du tout changement qui ciblera la structure de l'Etat et de ses institutions.
L'enjeu est à ce niveau des choix à entreprendre, et cela ne peut se faire sans qu'il y ait de volonté pour aller de l'avant dans cette perspective courageuse, à savoir le dialogue politique dans le but de négocier une issue et une solution concertée et comme produit d'un consensus avec les forces représentatives que ce soit au niveau de la classe politique, la société civile incarnée par le mouvement populaire du 22 février et les élites politiques.
L'institution militaire est la force idoine qui puisse jouer le rôle d'arbitre et d'accompagnateur durant cette transition politique et démocratique. Mais il va falloir sortir du statu quo et en finir avec le replâtrage qui consiste à repêcher un système grabataire via des subterfuges comme celui de la Constitution qui a été tricotée et peaufinée par les tenants et les symboles du statu quo.
Donc, l'amorce d'une solution doit s'esquisser autour de la démarche consensuelle visant à réunir l'opposition et la société civile à travers le mouvement populaire pour donner corps à une dynamique politique nouvelle. Ces derniers temps les solutions et des propositions fusent de partout et de toute obédience. Seulement, la question de la transition est vue en fonction de l'approche politique et idéologique de chaque composante partisane même si elle se présente parfois sous la forme individuelle en tant que personnalité nationale.
Aujourd'hui, le dialogue s'impose comme outil et instrument incontournable pour remettre le pays sur les rails de la stabilité institutionnelle. Cela nécessite la conjugaison des efforts de toutes les forces de la patrie pour sortir de cet imbroglio qui ne servira en aucune manière les intérêts du pays. Même si les alternatives et les propositions émanent de plusieurs forces, il faut savoir faire dans la synthèse et faire ressortir les points qui rassemblent et qui incitent vers des solutions consensuelles et constructives.
Le pays ne peut plus supporter le gaspillage du temps, les enjeux politiques et géostratégiques ne permettent plus ce genre de cafouillages.
Les tenants du statu quo doivent comprendre que l'issue est en dehors de la Constitution qui a été conçue par eux et pour eux, l'issue réside dans un dialogue politique qui fera de la transition son fer de lance dans la perspective d'aller vers une nouvelle République où la souveraineté reviendra au peuple pour asseoir sa légitimité comme critère d'une vraie démocratie et un vrai Etat de droit. Hormis cette démarche qui reste la plus objective, la plus concrète et la plus réalisable, la piste qui veut entériner un processus biscornue consistant à faire du processus électoral tel qu'il a été mis sur orbite par le système honni par la majorité du peuple, ne mènera pas vers une issue salvatrice et porteuse de stabilité au pays.
Le report de l'élection présidentielle au 4 juillet peut constituer un début pour une amorce d'une issue politique crédible et réalisable. Seule la transition démocratique est en mesure d'apporter des lueurs d'espoir quant à une sortie de crise réelle.


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