Création du Centre algérien de règlement des différends    Algérie Ferries lance la réservation de billets en ligne    Dans le cadre de l'optimisation de son réseau international Air Algérie révise son programme de vols à destination du Moyen-Orient et de l'Asie    «Les interventions étrangères illégitimes sont parmi les principaux facteurs qui exacerbent l'instabilité en Afrique»    Le Président chinois annonce l'exonération des droits de douanes aux pays africains    La ''Déclaration d'Alger'' adoptée par l'U.A.    Le CAB nouveau leader à l'Est, la JSEB solide leader à l'Ouest    La CAN-2027 maintenue au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda    Le MC Alger éliminé, l'USMA assure la première place    285.000 nouveaux stagiaires et apprentis rejoignent les Centres de formation    Arrestation de 21 personnes impliquées dans la commercialisation de psychotropes    Dans une atmosphère solennelle et conviviale à Mostaganem    Cheikh Moussa, un imam très respecté, un personnage hors du commun    Médéa ouvre les candidatures pour la 16e édition    Hakim Dekkar et Ahmed Benkhelaf à la tête de deux festivals nationaux    Le sol algérien la lui donnera le 13 février 1960 à 7 h 04 par la ''Gerboise bleue''    Les demandeurs algériens soumis à une nouvelle obligation    Des relations ''au beau fixe''    Programme TV du 4 novembre 2025 : Coupes et Championnats – Heures et chaînes    Programme TV du samedi 25 octobre 2025 : Ligue 1, Bundesliga, CAF et championnats étrangers – Heures et chaînes    Programme TV du 24 octobre 2025 : Ligue 2, Ligue 1, Serie A, Pro League – Heures et chaînes    Festival international du Malouf: fusion musicale syrienne et russe à la 4e soirée    Adhésion de l'Algérie à l'AIPA en tant que membre observateur unique: le Parlement arabe félicite l'APN    Industrie pharmaceutique : nécessité de redoubler d'efforts pour intégrer l'innovation et la numérisation dans les systèmes de santé nationaux    Conseil de sécurité : début de la réunion de haut niveau sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Examen de validation de niveau pour les diplômés des écoles coraniques et des Zaouïas mercredi et jeudi    APN : la Commission de la santé à l'écoute des préoccupations des associations et parents des "Enfants de la lune"    Réunion de haut niveau du Conseil de sécurité sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Boudjemaa reçoit le SG de la HCCH et le président de l'UIHJ    Athlétisme / Mondial 2025 : "Je suis heureux de ma médaille d'argent et mon objectif demeure l'or aux JO 2028"    Ligne minière Est : Djellaoui souligne l'importance de la coordination entre les entreprises de réalisation    Mme Bendouda appelle les conteurs à contribuer à la transmission du patrimoine oral algérien aux générations montantes    CREA : clôture de l'initiative de distribution de fournitures scolaires aux familles nécessiteuses    Poursuite du suivi et de l'évaluation des programmes d'investissement public dans le secteur de la Jeunesse    Agression sioniste contre Ghaza : le bilan s'alourdit à 65.382 martyrs et 166.985 blessés    La ministre de la Culture préside deux réunions consacrées à l'examen de l'état du cinéma algérien    Le Général d'Armée Chanegriha reçoit le Directeur du Service fédéral pour la coopération militaire et technique de la Fédération de Russie    Foot/ Coupe arabe Fifa 2025 (préparation) : Algérie- Palestine en amical les 9 et 13 octobre à Annaba    L'Algérie et la Somalie demandent la tenue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité    30 martyrs dans une série de frappes à Shuja'iyya    Lancement imminent d'une plate-forme antifraude    Les grandes ambitions de Sonelgaz    La force et la détermination de l'armée    Tebboune présente ses condoléances    Lutte acharnée contre les narcotrafiquants    La Coquette se refait une beauté    Cheikh Aheddad ou l'insurrection jusqu'à la mort    Un historique qui avait l'Algérie au cœur    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Le rythme de croisière semble atteint
TABLEAUX COMPARATIFS 1995-2006
Publié dans L'Expression le 08 - 04 - 2006

Mis à part la tournée annoncée du chef de l'Etat dans la capitale pour inaugurer un certain nombre d'infrastructures, la date du 9 avril sera passée quelque peu inaperçue, la célébration du 2e anniversaire du deuxième mandat de M.Bouteflika se déroulant dans une grande discrétion.
On est un peu loin du faste d'antan, et pour cause M.Bouteflika a choisi de placer ce deuxième mandat sous le double signe de l'action et de la sobriété. En cela, il se veut plus pragmatique que jamais.
Ce même anniversaire nous invite également à faire des comparaisons. En l ‘occurrence, cette dernière peut être établie en remontant à 1995. Dix ans déjà, et pour ceux qui ont eu l'occasion de vivre en 1995, ils savent bien que les ponts sautaient, les voitures explosaient, des assassinats et des massacres collectifs étaient perpétrés. Sur ce plan, le pays retrouve une certaine sérénité, même si ce n'est pas encore la joie, et beaucoup de citoyens mettent cela à l'actif et au bilan du président Abdelaziz Bouteflika.
La dette extérieure écrasait sous son poids une population qui n'en pouvait plus. Des entreprises mettaient la clef sous le paillasson, n'ayant plus assez de liquidités pour importer des matières premières et des inputs.
Ainsi, lorsqu'on jette un coup d'oeil en arrière, on voit bien que L'Algérie a fait du chemin. L'aéroport international d'Alger était quasi désert, surtout après la bombe de 1992 (26 août 1992): un odieux attentat à la bombe dans le hall de l'aéroport d'Alger, Dar El Beïda, fait 9 morts et 128 blessés). et le détournement de l'Airbus d'Air France de 1994.
Par conséquent, les tableaux synoptiques présentés au titre des deux dates sont diamétralement opposés. Au chaos de 1995 où l'Algérie partait en lambeaux, répond celui de 2005 dans lequel l'Algérie, même s'il est prématuré d'affirmer tout de go qu'elle est réconciliée avec elle-même, il est tout de même permis d'espérer qu'elle est sur la bonne voie, tant la paix est difficile à construire.
Deux ans après la réélection du président Abdelaziz Bouteflika, les choses semblent avoir atteint leur rythme de croisière.
Quatre volets peuvent attirer l'attention : le sécuritaire, la stabilité des institutions, l'économique, le diplomatique.
Institutions : Le respect des délais et des échéances, au détriment de ceux qui voulaient imposer, par des arguments fallacieux, reporter les élections aux calendes grecques - en espérant jouer sur le flou et l'instabilité, ouvrant la voie aux turbulences de toutes sortes - donne une légitimité aux équipes dirigeantes. Car ne l'oublions pas, la crise politique et sécuritaire des années 90 reposait essentiellement sur un déficit en légitimité. Le retour à la vox populi a l'heur de rabattre le caquet de ceux qui aiment parler au nom du peuple, sans en avoir reçu mandat.
Le sécuritaire : la concorde civile puis la Charte pour la paix et la réconciliation ont eu pour effet de mettre un terme à un conflit- interne remontant à 1992.
L'économique : ce sont surtout la réduction de la dette extérieure et l'augmentation des réserves de change (près de 60 milliards de dollars) qui retiennent l'attention. Le lancement des grands chantiers d'infrastructures (autoroute, rocade des Hauts-Plateaux, Plan de développement du Sud) vient accompagner cet effort. En revanche, ça patine toujours dans le secteur des services, la réforme bancaire et financière, le tourisme. Des blocages à l'investissement et à la création d'entreprises subsistent toujours; au grand dam des opérateurs, des promoteurs et... des salariés eux-mêmes, voire des nombreux chômeurs qui ne comprennent pas qu'avec autant de moyens, l'Algérie n'arrive pas à amorcer le véritable décollage économique et à lever les verrous qui grèvent la croissance.
Corruption, lenteurs bureaucratiques, détournements, abus de confiance, goulots d'étranglement, la liste serait longue de tous les boulets qui continuent de freiner l'avancée des créateurs d'emplois et de croissance dans ce pays.
Dans le même temps, nos partenaires internationaux restent sceptiques quant à notre volonté de mener à bon port les réformes économiques, la défense des petits intérêts, notamment dans la distribution de la rente, passant avant les intérêts du pays. L'autre volet qui reste le parent pauvre des réformes est bien celui des médias: vouloir à tout prix brider l'ouverture médiatique, tout en menant une répression tous azimuts contre les écrits de presse a un impact négatif sur l'activité des créateurs et des intellectuels. La recherche scientifique et l'esprit inventif ne font pas bon ménage avec la censure et son corollaire, l'autocensure. Par ailleurs, s'il y a un secteur qui souffre du sous-investissement en Algérie, c'est bien celui de la communication, malgré le boom qu'a connu la téléphonie mobile.
Quant aux grands chantiers du président, et qui furent lancés au tout début du premier mandat, l'éducation, la justice, la santé, l'habitat, on peut dire qu'il est sans doute trop tôt pour se prononcer.
La bonne gouvernance elle-même en prend un coup devant les dysfonctionnements continus qu'on constate dans ces secteurs. Il n'y a qu'à voir la manière expéditive avec laquelle les élus retapent les routes en mettant une couche de bitume ou un coup de pinceau à l'occasion des visites présidentielles. Tant que cette grande hypocrisie reste de mise, on peut dire que le chef de l'Etat a du pain sur la planche.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.