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Il y a urgence d'une formation spécifique en gynécologie pédiatrique
Une étude menée en Algérie l'a confirmé
Publié dans Liberté le 09 - 03 - 2010

La gynécologie pédiatrique fait partie de ces problématiques méconnues ou négligées, en Algérie. Alors que depuis plus de trois décennies, les consultations spécialisées se multiplient dans ce domaine en Europe et aux Etats-Unis, notre pays, lui, hésite à franchir le seuil, pour des raisons diverses, liées notamment à l'environnement culturel et à l'inexistence de cette spécialité dans les structures et établissements hospitaliers. Sur le terrain, cela se traduit par l'abandon, voire la non-assistance d'une partie de la population, en particulier les petites filles et les adolescentes. Cette situation des plus paradoxales s'inscrit en porte-à-faux avec tous ces efforts déployés par l'Etat, depuis l'indépendance, en matière de santé publique et d'égalité des sexes à l'accès aux soins. Ce constat ressort nettement dans l'enquête-sondage portant sur les “pathologies gynécologiques de la petite fille et de l'adolescente”, la première du genre en Algérie, qui a été rendue publique en décembre 2009, par l'Institut national de santé publique (INSP).
L'étude, réalisée par un groupe de recherche pluridisciplinaire, avec la collaboration du CHU de Tizi Ouzou, montre que près de 2% des consultantes dans les services hospitaliers de gynécologie sont des petites filles. Les pathologies recensées vont des sévices sexuels (12%) au problème de kyste de l'ovaire (10%) et des anomalies des organes génitaux externes (OGE, 9%), en passant par la précocité pubertaire (11%). L'accent est néanmoins mis sur les pathologies dominantes, à savoir les anomalies des OGE, les infections et les troubles du cycle.
L'enquête, pour rappel, a eu lieu durant l'année 2009, dans deux wilayas du pays, Alger et Tizi Ouzou. Elle a touché 5 centres hospitalo-universitaires, dont les CHU de Mustapha, de Bab-El-Oued et de Béni Messous, des hôpitaux de secteur, des polycliniques et centres de santé, ainsi qu'un cabinet privé.
Elle a porté sur 171 petites filles et adolescentes ayant consulté pour un problème de gynécologie, pendant les 6 mois de l'étude, au niveau des services de gynécologie, de pédiatrie, d'endocrinologie, de chirurgie infantile et de médecine légale. Selon les promoteurs du sondage, la question de la gynécologie pédiatrique en direction de l'élément féminin a été frappée d'un “total désintérêt, de la part des responsables institutionnels comme des membres de la communauté médicale, dans son ensemble”. Un comportement lourd de conséquences, fait de retard dans le diagnostic, de carences en matière de dépistage des malformations, d'anomalies et d'autres maladies, de défaillances dans le domaine de la prise en charge, parfois de “catastrophes physiques” et de “drames psychologiques”.
Dans leur commentaire, les rédacteurs de l'étude révèlent d'ailleurs que très peu de praticiens ont pris part au sondage. En effet, seulement 20 professionnels de la Santé, entre médecins (professeurs, maîtres assistants, docents, spécialistes et résidents) et sages-femmes, y ont participé. Les auteurs de l'enquête soulignent également que les praticiens, dans 40% des cas, “négligent l'examen gynécologique des petites filles et des adolescentes”, souvent par méconnaissance ou sous le prétexte de la sacralisation de la virginité, desservant ainsi la rigueur scientifique et le sermon d'Hippocrate.
Les résultats de la recherche du groupe dirigé par Faïka Medjahed, responsable du service “santé femme” à l'INSP, même s'ils n'ont qu'une valeur indicative et sont à examiner avec prudence, alertent sur l'urgence et le bien-fondé de la mise en place d'une formation spécifique en gynécologie pédiatrique, dont la finalité est d'établir un bon diagnostic et de permettre une meilleure prise en charge des enfants et des jeunes de sexe féminin. Dans ce cadre, l'étude plaide pour l'acquisition, par les professionnels de la santé, d'un “savoir théorique” en la matière et le renforcement de leurs “connaissances théoriques et pratiques”.
Il y a lieu de noter que l'enquête publiée par l'INSP vient réaffirmer que la santé de la femme doit être appréhendée dans une approche globale, centrée sur la personne, et ce, depuis sa naissance. Une approche qui va de pair avec le changement des mentalités, pour cesser d'entretenir, sciemment ou inconsciemment, le tabou du sexe. Cela nous ramène à un autre sujet plus vaste, devenu incontournable, celui de l'éducation sexuelle dans les écoles et lycées. Pour prévenir de nouveaux drames et éviter à nos enfants de devenir des personnes perverses. C'est une raison supplémentaire pour former nos médecins.


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