UGTA: Appel à la sauvegarde des salaires et des emplois    Près de 37 millions d'abonnés à l'Internet mobile    En difficulté de remboursement de leur endettement bancaire et de renouvellement de leurs lignes de crédit d'exploitation: Dispositif particulier d'aide aux petites et moyennes entreprises publiques et privées    Lutte contre le coronavirus: L'Armée prête à toute éventualité    Education: Des syndicats et des parents d'élèves demandent le report du bac et du BEM    Bouira: Collecte de sang aux malades    LA TERRE TOURNE EN ROND    Le temps qui passe: Le temps relatif    Le formidable élan de solidarité des Algériens    1.572 cas confirmés et 205 morts enregistrés    Sa composition, son organisation et sa mission définis au JO    Tebboune nomme un directeur général adjoint    Coronavirus: 104 nouveaux cas confirmés et 12 nouveaux décès    Général-major Chanegriha : l'ANP prête à soutenir le système sanitaire national dans la lutte contre le coronavirus    104 nouveaux cas confirmés et 12 nouveaux décès en Algérie    Liverpool: Sadio Mané prêt à tous les sacrifices pour le Ballon d'or    Réunion Opep-non Opep : garantir les conditions d'équilibre pour une reprise du marché    JOURNEE MONDIALE DE LA SANTE : Le Président Tebboune rend hommage au secteur de la santé    On vous le dit    Le Président Tebboune désigne Abdelghani Rachedi Directeur général adjoint de la Sécurité intérieure    ONU: Réunion jeudi du Conseil de sécurité sur le Sahara occidental    Barça : Ca chauffre entre les dirigeants !    Journées virtuelles du court métrage: audience appréciable, organisateurs satisfaits    Coronavirus ou pas, le régime algérien réprime    Covid 19: proposition d'un revenu au profit des travailleurs privés affectés par la crise    Les feuilles de l'automne    L'infrangible lien…    La "citoyenne du monde" revisitée en pleine crise sanitaire    Les avocats appellent à la libération de Brahim Laâlami    La Banque d'Algérie annonce des mesures de soutien    Mohamed Kaïdi remplace Mohamed Bachar    Bourebbou reconnaît : "Je suis fils de harki"    Après la pandémie, gouverner autrement    ASO Chlef : Les joueurs en contact avec le préparateur physique    AGE des Ligues de Wilaya : Les experts et la loi    Université Ferhat Abbas-Sétif I : L'outil informatique, un élément d'une équation à plusieurs inconnus    Royaume-Uni : Transféré en soins intensifs, Boris Johnson lutte pour sa survie    Pandémie du nouveau coronavirus : La France toujours en «phase d'aggravation»    Pandémie de coronavirus en Afrique : L'appel à l'aide de Moussa Faki Mahamat    Enseignement à distance : Les cours basculent sur le Net    Youcef Gamouh ou le reflet dans l'art de siffler    Théâtre régional de Tizi Ouzou : Diffusion de spectacles en ligne    Riche programme culturel sur le web    Mahmoud Aroua. Médecin anesthésiste-réanimateur et auteur : «L'exercice de la médecine enrichit l'imagination»    Situation des prisonniers sahraouis: le Polisario alerte Human Rights Watch    « Casser » RAJ en condamnant Abdelouahab Fersaoui    «Le crépuscule des contours d'un nouveau monde»    Sahara occidental: le retard dans la désignation d'un envoyé spécial de l'ONU conduira vers un dérapage certain    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





L'emballement totalitaire
Publié dans Liberté le 25 - 11 - 2013

Des étudiants de Chlef ont été transportés par bus pour entonner des slogans favorables au quatrième mandat, lors du passage du Premier ministre dans leur ville. Après le départ de la délégation gouvernementale, ils se sont rapprochés des journalistes pour dénoncer la gestion des œuvres universitaires dans leur campus.
Or, ce mécontentement ne se lisait point dans leurs slogans et ne se voyait surtout pas dans leur enthousiasme conservateur. Si nos universitaires ne voient pas de lien entre leur condition sociale d'étudiants et la gestion du pays par le régime, l'on comprend d'autant mieux qu'ils ne puissent pas se rappeler que Bouteflika avait, dans son discours de campagne du 31 mars 2009, déclaré, toujours à Chlef, que "la région a connu de graves problèmes avec la Révolution dont les ombres se sont prolongées après l'Indépendance".
Cette attitude paradoxale, qui n'est propre ni à une catégorie de population ni à une zone géographique, fait que le soutien au régime n'a pas besoin de justification politique. Elle constitue, pour le régime, sa plus sûre garantie de pérennité. Les Algériens en sont peut-être là : ils n'arrivent plus à concevoir mentalement le changement. C'est "un pays malheureux", comme formulé dans un message de l'ambassade des Etats-Unis à Alger repris par WikiLeaks, mais qui ne veut pas changer sa condition. Il est comme victime du syndrome de Stockholm, version sociologique.
Le pouvoir l'a compris. Avec un bilan catastrophique, et sans l'ombre d'une perspective, il fait campagne, juste en racontant des blagues.
La classe politique parasite, elle aussi, l'a compris. Sans légitimité, sans troupes, sans projet, mais seulement parés d'un sigle et du seing de l'administration, des "partis" se font entendre dans un concert de surenchère significative de la futilité de ce qui, dans notre pays, tient lieu de vie politique.
L'autre jour, à Oran, le chef d'un certain parti, El-Karama, décrétait que "ceux qui s'opposent à la candidature de M. Abdelaziz Bouteflika à la prochaine élection présidentielle exercent la politique d'exclusion". Puis, se demandait avec une naïveté feinte : "De quel droit et dans quels cadre ou loi, ils appellent à la non-candidature de telle ou telle personne ?" Le viol du principe d'alternance, la fraude, l'usage clanique et autoritaire des institutions et des moyens de l'Etat, cela ne vous dit rien, Monsieur ? Et qui exclut qui, comme dirait l'autre ?
Bientôt, le simple appel au quatrième mandat ne sera plus qu'un engagement à minima. Sellal, Saâdani, Bensalah, Ghoul, Benyounès... devront faire un effort d'imagination pour trouver des formules visant à rattacher plus durablement et plus efficacement le destin du pays à celui de Bouteflika.
La Coordination nationale des enfants de chouhada vient de relancer les enchères, avant-hier, en exhortant le Président à se porter candidat pour un quatrième mandat ou... pour un mandat à vie. Maintenant que l'ordre règne et qu'il n'y a plus de contestation du quatrième mandat, un autre problème se pose : les limites de cette fuite éperdue vers le pire.
Le système autocratique commence à s'emballer dans une surenchère en cercle vicieux. Le danger est que, faute de remparts, c'est au pouvoir seul de se fixer les limites de l'escalade despotique. Mais, ivre de sa toute-puissance, il ne semble pas voir le pays partir en vrille.
M. H.
[email protected]
Nom
Adresse email


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.