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Comme un grain de sable
74e partie
Publié dans Liberté le 27 - 01 - 2016

Résumé : Malgré les protestations de Nawel, Fayçal s'installe chez elle pour une première, puis pour une deuxième nuit. Aveuglée par ses sentiments, la jeune femme admettra sa présence. Le jeune homme prenait ses aises. Au troisième jour, il la rejoint dans la cuisine où elle préparait le petit-déjeuner.
Il se frotte les mains :
-J'ai une de ces faims !
-Eh bien, installe-toi. Tu veux un thé ou un café ?
-Un café. Il y a des croissants ?
-Oui. Je vais en retirer du congélateur et les réchauffer.
-Laisse-moi faire.
Une heure plus tard, Fayçal me fait asseoir sur une chaise et se met à me lire le journal. Je me mets à rire. Il me fait un clin d'œil, puis reprend sa lecture d'une voix de plus en plus cassée. Il faisait le pitre pour me détendre et j'appréciais son humour matinal. Je riais aux éclats en me tenant le ventre.
Il s'arrête tout à coup et tendit l'oreille :
-C'est quoi ce bruit dans les escaliers ?
-Un bruit ?
-Oui. Tu n'entends pas ?
-Non. Attends je vais voir.
C'était la femme de ménage qui nettoyait les escaliers et qui demandait de l'eau à chaque palier. Je lui remplissait son seau et revenait vers Fayçal. Il n'était plus dans la cuisine, mais dans ma chambre.
À ma vue, il s'approche et me prend dans ses bras :
-Je vais te quitter ma chérie.
-Déjà ?
-Ce n'est pas ce que tu voulais ?
-Non. À la pensée de devoir encore subir ton absence, je commence à trembler.
-C'est la fin du week-end. Je dois rentrer à la caserne ce soir.
-Alors reste pour le déjeuner et je t'accompagnerai à la gare routière en début d'après-midi.
-Je reste pour toi. Pas pour le déjeuner.
Je recevais son souffle dans mon cou. Il m'attire contre lui, et je ferme les yeux sans pouvoir protester ou le repousser. Il m'enlace alors et m'entraîne vers le lit.
Lorsque j'ouvris les yeux, on était à la mi-journée. Fayçal était dans la salle de bain. Il chantonnait en se rasant. À ma vue il sourit :
-Tu t'es reposée ?
Je me mordis les lèvres. Que m'était-il arrivé ? Pourquoi ai-je cédé aux avances de cet homme ? On n'était pas encore mariés et on devait garder nos limites jusqu'au grand jour.
Comme s'il lisait dans mes pensées, il dépose son rasoir sur le bord du lavabo et se tourne vers moi :
-Qu'est-ce qui ne va pas ma chérie ? Tu regrettes ce qui s'est passé ?
Deux longues larmes coulèrent de mes yeux. Ma gorge était nouée. Je ne pouvais prononcer un mot :
-Allons donc. Pourquoi ces larmes ? Nous n'avons rien fait de mal. J'ai peut-être anticipé les choses, c'est vrai. Mais nous nous aimons, c'est ce qui compte. N'oublie pas que nous sommes presque mariés.
J'avale ma salive pour répondre d'une voix éteinte :
-Oui. Presque. Mais nous ne le sommes pas encore réellement.
-C'est toi qui ne le voulais pas. Tu t'en rappelles ?
-Oui. Je voulais attendre le moment propice. Et maintenant...
-Je suis désolé si cela te chagrine. Je voulais te démontrer mon amour. Cela ne veut pas dire aussi que je t'ai forcée.
Je secoue la tête :
-Non. Tu ne m'as pas forcée. C'est un peu de ma faute. Je n'aurais pas dû te ramener à la maison. Rien de cela ne serait arrivé si j'avais écouté la raison.
Il sourit :
-Le cœur a des raisons que la raison elle-même ne reconnaît pas. Nawel ma chérie, nous sommes deux intellectuels. Deux journalistes mûrs et consciencieux. Nous n'avons pas à nous embarrasser des tabous. Personne ne saura ce qui s'était passé. Nous serons bientôt mari et femme, et plus rien d'autre ne comptera. Allez, essuies tes larmes.
Il jette un coup d'œil à sa montre :
-Mon bus ne part que dans quatre heures. Sortons déjeuner quelque part, puis tu me déposeras à la gare routière.
Je m'habille hâtivement et le suis tel un automate. Au restaurant, je mangeais du bout des lèvres. Fayçal me sermonne :
-Tu es encore soucieuse ? Tu regrettes ce qui est arrivé et tu te reproches ton inconscience. C'est ça, hein ?
Il me relève le menton et m'oblige à le regarder dans les yeux :
-Regarde-moi donc. Que vois-tu dans mes yeux ? Du regret ? Non. Je ne regrette rien. Je t'aime Nawel. Nous nous aimons. Nous nous sommes conduits comme deux adultes qui s'aiment en toute conscience. Je n'aime pas te voir triste ma chérie. Aller détends-toi et profite de ces derniers moments qu'on passe ensemble avant mon retour à la caserne. Je donne ma langue au chat quant à la date de ma prochaine permission.
Je tente de me rassurer en me disant qu'après tout, cet homme n'était autre que mon futur mari.
(À suivre) Y. H.


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