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Les rues d'Alger noires de monde au 15e vendredi
Les manifestants rejettent le dialogue "avec la bande"
Publié dans Liberté le 01 - 06 - 2019

Outre le rejet de la proposition de dialogue et de l'élection présidentielle sous la conduite des responsables actuels, la manifestation a été marquée par un hommage appuyé au défunt Kamal-Eddine Fekhar.
Le 15e vendredi et 4e du mois de ramadan de la révolution contre le système a été, hier, une occasion pour le peuple de répondre à l'appel au dialogue lancé mardi par le chef d'état-major, Ahmed Gaïd Salah, mais aussi de dénoncer la mort en détention du militant des droits de l'homme, le Dr Kamal-Eddine Fekhar. "Makanch moufawadat maâ al-îssabat" (pas de négociations avec la bande), "L'Algérie est un Etat civil et non pas un Etat militaire", "Y en a marre du pouvoir". Ce sont autant de slogans et d'autres destinés au chef d'état-major, qui a lancé l'appel au dialogue, que les manifestants ont scandé en ce vendredi, qui a connu une mobilisation record des citoyens comparativement aux trois vendredis passés. Comme à chaque fois depuis le début de "la révolution du sourire", les citoyens ont commencé à investir la rue dès les premières heures de la journée. À ce moment-là, les policiers ont procédé à plusieurs interpellations souvent fortuitement. En effet, plusieurs citoyens ont été embarqués, sans motif valable, notamment du côté de la Grande-Poste où, dès les premières heures de la journée, les foules ont commencé à se former. Les policiers sont intervenus, quelquefois, pour arracher des banderoles aux manifestants. À l'acharnement de la police, les manifestants répondront avec beaucoup de civisme : "Silmiya, Silmiya." "Pour un Etat civil, non pour un Etat policier", scande la foule chaque fois qu'elle est malmenée.
L'arrivée au fur et à mesure d'autres manifestants obligera, dans plusieurs endroits de la capitale, les éléments de la police à battre en retraite. La manifestation connaîtra, comme toujours, son apogée après la prière hebdomadaire, soit à partir de 14h.
À ce moment-là, les rues d'Alger deviennent noires de monde.
L'ombre de Fekhar...
Outre le rejet à la proposition du dialogue et de l'élection présidentielle sous la conduite des responsables actuels, la manifestation a été marquée par l'élan de solidarité avec la famille du militant Dr Kamal-Eddine Fekhar, mort des suites d'une grève de la faim qu'il avait observée en prison. La communauté mozabite, dont les hommes se distinguent par leur traditionnelle calotte, est présente en force à cette occasion. Pour les Algériens, la mort de Fekhar est tout sauf une mort normale, pour ne pas dire qu'il s'agit d'un "assassinat politique". Cela a d'ailleurs été clairement scandé : "Ya lil aâr, el-îssaba qatlet Fekhar !" (quelle honte, la mafia a tué Fekhar !). La justice n'est pas moins ciblée par les slogans hostiles des manifestants qui réclament à cette dernière d'intervenir pour que soit faite "toute la lumière" sur la mort, en détention, du militant, et sur celle du journaliste Mohamed Tamalt. Une minute de silence en hommage à Fekhar sera observée à 15h par la grande foule qui s'est formée à proximité de la Fac centrale. La marée humaine s'étend, du côté haut du centre de la capitale, du début du long boulevard Didouche-Mourad jusqu'à l'esplanade de la Grande-Poste, et, du côté bas, de Belouizdad, (Belcourt) à la place des Martyrs. Conscients des manœuvres visant la division du mouvement, les citoyens ont fait montre d'un élan de fraternité exemplaire. "Les Algériens sont frères", "Non au régionalisme, non au racisme", ont souvent scandé les manifestants brandissant à l'occasion plusieurs portraits de figures emblématiques de la guerre de Libération. Une manière de rappeler à la jeune garde la voie à suivre pour faire triompher la cause du peuple.
Farid Abdeladim


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