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L'infrangible lien…
68e partie
Publié dans Liberté le 30 - 05 - 2020

Résumé : Le jour J, toute la famille se fait belle. Khadidja est déçue. Houari n'emmène que son père et l'imam du quartier pour officialiser le mariage religieux. Il est prévu qu'ils se retrouvent tous au restaurant après leur passage à la mairie. Lorsqu'ils les rejoignent, ils sont accueillis chaleureusement. Khadidja reconnaît que son fils a bon goût. Elle ne peut s'empêcher de la pincer alors qu'elles se font la bise…
- Bienvenue dans la famille, dit Khadidja. Bienvenue ma fille.
- Merci mère.
Narimène et Lila sont plus chaleureuses et la serrent dans leurs bras.
- Oh que tu es belle ! Je vous souhaite d'être heureux.
- Mon frère a de la chance.
- Oui, c'est vrai, reconnaît Narimène. Tu seras notre grande sœur. Je crois que je t'aime déjà.
- Vous êtes adorables, dit Samira. Je comprends pourquoi Houari vous aime autant. Sachez que je serai heureuse de vous avoir comme sœurs car c'est ce qui me manquait dans la vie.
Samira a les yeux larmoyants. Narimène la prend dans ses bras.
- Non, ne pleure pas. C'est un jour heureux et béni. Allons nous asseoir.
Samira les suit au coin de la salle transformée en salon. Il était décoré de guirlandes et de fleurs magnifiques. Elles y prennent place. Khadidja s'assoit à sa droite et les jeunes filles à sa gauche. Houari est entouré de ses invités qui l'embrassent et le félicitent. Il ne peut s'empêcher de chercher Samira du regard. Elle a un petit sourire pour le rassurer.
Des serveurs apportent du thé, des gâteaux orientaux et des bonbons fruités. Le temps d'y goûter, Norredine n'attend pas l'invitation du DJ pour les entraîner sur la piste de danse. Les lumières du spot clignotent de toutes les couleurs. Les vieux les applaudissent. Houari invite Samira. Les youyous fusent. Ses sœurs les rejoignent. Ils dansent, main dans la main.
Il la sent tendue. Elle évite son regard. Il voudrait lui parler mais la musique assourdissante l'en empêche. Il serre un peu plus fort sa main pour qu'elle le regarde. Elle le voit remuer les lèvres, devine la question et sourit. Elle hoche la tête pour le rassurer encore une fois.
Le DJ enchaîne sur de la musique folklorique. Khadidja les rejoint sur la piste de danse. Elle a fière allure, avec ses bijoux en or et son caftan bleu, aux larges manches. Elle mène la danse et fait face aux mariés. Elle a beaucoup de grâce.
Kamel a pris des vidéos et des photos. Les deux familles passent d'agréables moments. Khadidja est heureuse pour son fils mais elle aurait voulu faire une fête grandiose où elle aurait invité familles et amis.
Les serveurs en ont profité pour faire le service. Des odeurs agréables et appétissantes leur parviennent. Le DJ a baissé le son et mis une musique douce. Le chef de cuisine se rapproche de Houari pour les inviter à passer à table.
À sa demande, une longue table a été installée. Les deux familles y prennent place. Samira est assise entre Houari et sa belle-mère.
- Bon appétit ! leur souhaite le chef cuisinier, avant de se retirer.
On savoure les petits plats tout en discutant. Khadidja, qui n'avait pas eu l'occasion de le faire avec les parentes de Samira, découvre sans joie que sa famille n'est pas venue.
Elle peste contre elle. Elle en est à remercier le ciel de ne pas avoir fait la fête au village. Elle aurait eu la honte de sa vie. Elle ne comprend pas pourquoi Houari a parlé du danger qu'ils courent s'ils ne se marient pas rapidement. Il n'a ni beau-père ni beau-frère à leur table. Samira n'a pas de famille. Elle manque de s'étouffer quand la femme de son oncle lui chuchote la vérité.
Houari sert un verre d'eau à sa mère.
- Bois lentement, lui dit-il.
Khadidja suit son conseil puis s'excuse. Elle quitte la table et va aux toilettes. Elle a besoin d'être seule. Elle a envie de hurler. Elle sent qu'ils se sont fait avoir.
(À SUIVRE)
T. M.
[email protected]
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