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La sous-traitance insuffisamment développée
Industrie
Publié dans Liberté le 17 - 11 - 2021

Elle est le moteur de la compétitivité dans un contexte de développement de l'industrie. La part de la sous-traitance en Algérie est minimale pour ne pas dire insignifiante dans certains segments.
Le World Trade Center Algiers et la Bourse algérienne de sous-traitance et de partenariat (BASTP) organisent, du 22 au 25 du mois en cours, au Palais des expositions Safex à Alger, la 6e édition du Salon de la sous-traitance (Algest'21). 80 à 90 entreprises prendront part à ce salon spécialisé ont indiqué, hier, les organisateurs lors d'une conférence de presse tenue à l'annexe du World Trade Center Algiers à Hydra (Alger). "Nous aurons cette année les principaux acteurs", a précisé Kamel Agsous, président de la Bourse de sous-traitance et de partenariat.
Au-delà des acteurs traditionnels, Agsous Kamel a annoncé la participation des "secteurs émergents" qui, jusque-là, étaient quasiment absents de la sous-traitance industrielle. "Alors qu'ils doivent être les moteurs de la relance et de la structuration industrielles", a estimé le président de la BASTP, citant le secteur de l'énergie, "avec Sonatrach et Sonelgaz qui seront fortement représentées". Naftal envisage, dans les années qui viennent, "d'intégrer une grande partie de ses activités de production", a fait remarquer Kamel Agsous. Ce dernier a fait référence, aussi, au ministère de la Défense nationale "qui est appelé à jouer un rôle de plus en plus grand dans le secteur industriel".
Le Salon de la sous-traitance verra, par ailleurs, la participation des entreprises activant dans les énergies renouvelables. Algest'21, soulignent les organisateurs, "se tient à un moment important pour le développement de l'économie algérienne, en général, et de l'industrie, en particulier, marqué par une volonté des pouvoirs publics de diversifier l'économie dans le but de dynamiser le secteur industriel et d'augmenter sa part dans le produit intérieur brut (PIB)". Les politiques industrielles inscrites dans les mécanismes de développement des petites et moyennes entreprises mettent l'accent sur l'importance d'augmenter le niveau d'intégration de l'industrie pour arriver à une production nationale compétitive tant sur le marché national qu'à l'exportation.
La sous-traitance industrielle, soutiennent les organisateurs, "constitue l'élément-clé de cette compétitivité par l'optimisation des chaînes de valeurs intra et intersectorielles". Malheureusement, a indiqué Ahmed Tibaoui, CEO du World Trade Center Algiers, "l'industrie algérienne est extravertie". M. Tibaoui a fait état d'une désindustrialisation de l'Algérie ces dernières décennies. "La part de l'industrie dans le produit intérieur brut ne dépasse pas 5%", a-t-il déploré, précisant que le salon "s'inscrit en droite ligne de ce qui est souhaité par les pouvoirs publics dans le cadre de la diversification de l'économie". Près de 70% des entreprises importent leurs "inputs".
Environ 30% des entreprises seulement s'approvisionnent localement. "Il faut inverser cette tendance", a estimé le président de la BASTP, plaidant pour une politique d'encouragement de la sous-traitance. Sonatrach, par exemple, consomme 500 000 composants annuellement. Pour Kamel Agsous, "la sous-traitance en Algérie est insuffisamment développée. Mais le potentiel est extraordinaire". Et pour stimuler la sous-traitance, il faut investir dans le développement industriel. Il faut aussi dépénaliser l'acte de gestion pour libérer les gestionnaires du secteur public. Des conférences techniques sont prévues en marge de ce Salon.

Meziane RABHI


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