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Les recommandations renforceront le plan d'action face au phénomène
Publié dans La Nouvelle République le 21 - 01 - 2019

Le ministre de l'Intérieur, des Collectivités locales et de l'Aménagement du territoire, Noureddine Bedoui a affirmé, dimanche à Alger que les recommandations du Forum national sur le phénomène de l'émigration clandestine par la mer (harga) renforceront le plan d'action des pouvoirs publics face à ce phénomène, annoncant l'installation d'un mécanisme intersectoriel pour veiller à l'application sur terrain de ces recommandations.
«Les recommandations formulées par les participants renforceront inéluctablement le plan d'action des pouvoirs publics pour faire face au phénomène de harga et feront l'objet d'évaluation périodique», a indiqué M. Bedoui à la cloture de travaux de ce Forum de deux jours. «Un mécanisme intersectoriel sera mis en place pour veiller à l'application de ces recommandations sur le terrain et à leur évaluation», a-t-il ajouté précisant que ce mécanisme «entamera son travail juste après la clôture des travaux de ce Forum». M. Bedoui a indiqué que ce «Forum a été une occasion pour briser des obstacles qui entravaient le traitement approfondi du phénomène de la harga et pour valoriser la confiance en l'importance du travail collectif, qui bat en brèche tous les sous-entendus et les hypothèses», car il s'agit, a-t-il dit, de «l'Algérie et de l'intégrité de ses enfants».
Affirmant que ses services étaient «très conscients de l'importance de l'action commune pour le règlement des problèmes dans le cadre du dialogue et de la concertation», M. Bedoui a appelé à «la préservation et à la consolidation des acquis» et à «l'amélioration des modes de leur exploitation selon une vision d'ouverture, de concertation et de proximité». Pour sa part, le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale, Mourad Zemali, a mis en avant le souci de son secteur de «garantir tous les moyens pour soutenir l'esprit d'initiative entrepreneuriale, simplifier les procédures et accompagner les porteurs de projets». Dans le même contexte, le ministre de la Communication, Djamel Kaouane, a estimé que les recommandations sanctionnant ce Forum constitueront «un instrument efficace» pour la lutte contre le phénomène de l'émigration clandestine, mettant l'accent sur l'impératif «d'être à l'écouter des jeunes et d'opter pour un discours qui lui est accessible».
Il a appelé également à «jeter des passerelles de communication entre les jeunes et les titulaires de projets réussis et les vedettes du monde du sport et de l'art». De son côté, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Mohamed Hattab, a indiqué que les recommandations de cette rencontre étaient «un message d'espoir» aux jeunes et «un plan d'action à adopter pour la prise en charge des préoccupations de cette frange de la société».
Emigration clandestine: vers des recommandations opérationnelles
Organisé par le ministère de l'Intérieur, des Collectivités locales et de l'Aménagement du territoire, ce forum, inscrit sur le thème «L'avenir de nos jeunes, une responsabilité partagée», a été l'occasion pour les participants de proposer des solutions à même de contribuer à mettre un terme à ce phénomène. Dans ce sens, quatre ateliers ont été au programme. Dans le premier atelier les experts ont évoqué le role de la communication comme outil de sensibilisation dans la lutte contre le fléau et se sont attelés à débattre autour de l'élaboration d'une stratégie de communication efficace visant les jeunes tout en ouvrant la voie du dialogue. Le second atelier a permis de débattre autour de l'intégration économique des jeunes à travers différents dispositifs et mesures incitatives. Les participants au troisième atelier ont abordé le volet culturel et divertissement alors que dans le quatrième les participants ont discutée autour du role de la société civile dans la lutte contre la harga.
Le ministre de l'Intérieur, des Collectivités locales et de l'Aménagement du Territoire, Noureddine Bedoui, avait affirmé, la veille, que plusieurs cas de migration clandestine n'étaient pas liés à des conditions socio-économiques défavorables, mais plutot à «la recherche du gain facile et d'une certaine classe sociale». Il avait rappelé, en outre, que ce phénomène a été pris «au sérieux» par les pouvoirs publics qui ont adopté «une politique d'accompagnement des jeunes chomeurs en termes d'accès au monde du travail et de soutien à la création de start-up ou à travers les programmes de soutien aux projets d'investissement ayant permis la réalisation des aspirations de jeunes». Ce forum, qui a vu la participation de représentants des ministères concernés, des services de sécurité, d'élus, d'experts et chercheurs et de la société civile, sera sanctionné par des recommandations visant à aboutir à une démarche globale de résolution de la question.
Réussir l'insertion socio-économique des jeunes pour faire face au phenomène de harga
Les participants à un atelier dédié à «linsertion socio-économique des jeunes», tenu à l'occasion du Forum national sur le phénomène des harraga, organisé sur deux jours par le ministère de l'Intérieur sous le thème «l'avenir de nos jeunes, une responsabilité partagée», ont tenté de décortiquer ce phénomène complexe qui a donné lieu au départ du pays de centaines de jeunes dont beaucoup périssent en mer. L'accent a été ainsi mis sur les dispositifs d'emplois des jeunes (Ansej, Cnac, Angem et Anem) qui, en dépit des progrès réalisés, souffrent de plusieurs insuffisances et n'arrivent pas à créer de l'emploi durable, selon eux. Une ancienne de l'administration a ainsi appelé à refonder carrément ces dispositifs.
«Ce sont des dispositifs d'attente, budgétisés par l'Etat et non pas des dispositifs économiques. Il faut les refonder pour leur donner un sens économique», a-t-elle argué. Un directeur d'un bureau d'études qui travaille sur l'analyse du phénomène de harga a fait remarquer, pour sa part, que des jeunes qui ont bénéficié des dispositifs de l'emploi figurent parfois parmi les harraga. «Il y a des jeunes qui ont bénéficié de crédits bancaires pour monter leurs propres entreprises mais ils n'ont pas réussi dans le milieu des affaires. Ils n'ont pas pu alors payer leurs dettes bancaires. Donc, ils ont tout vendu et pris le chemin de l'émigration clandestine», a-t-il analysé. Le professeur en économie Farès Mesdour a surtout proposé d'assouplir la fiscalité pratiquée pour ces dispositifs et de créer une banque dédiée au financement des entreprises crées dans le cadre du soutien à l'emploi des jeunes.
Plusieurs intervenants ont proposé d'intégrer les différents dispositifs d'emploi des jeunes en un seul dispositif, une proposition soutenue par le ministre de l'Intérieur, des Collectivités locales, et de l'Aménagement du Territoire, Noureddine Bedoui, qui a pris part à l'atelier. «Il est temps de fédérer ces dispositifs», a recommandé le ministre. Mais pour le wali d 'El Tarf, Mohamed Belkateb, les dispositifs de soutien de l'emploi ont «quand meme réussi à créer des postes d'emploi permanents». Il a tout de meme appelé à renforcer la formation au profit des jeunes, à revitaliser les pépinières d'entreprises pour accompagner les jeunes entrepreneurs et à assouplir les procédures administratives pour réduire la bureaucratie.
Le président de l'APC de Tenès (wilaya de Chlef) a pour sa part plaidé pour la décentralisation de la décision économique pour permettre aux collectivités locales de répondre convenablement aux attentes des jeunes. «Personnellement je suis quotidiennement le dossier de harga et je peux vous assurer que parmi les jeunes harraga il y a même des travailleurs qui ont une bonne situation matérielle et professionnelle», a-t-il témoigné en estimant que les problèmes socio-économiques ne sont pas toujours à l'origine de l'émigration clandestine. D'autres intervenants ont d'ailleurs évoqué la question de l'environnement comme l'une des raisons poussant la jeunesse algérienne à quitter le pays. «La saleté de nos villes pousse les jeunes, fascinés par l'image qu'ils ont de l'Europe, à travers les médias et les réseaux sociaux, à rêver de l'Occident et d'un environnement meilleur», a souligné Mme Laabidi Nadjet, présidente d'une association activant dans le développement humain.


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