M. Yahia Bachir, a affirmé, lundi à Alger, que les pouvoirs publics ont mis en place, au cours des dernières années, un ensemble de mesures juridiques et des garanties nécessaires à l'amélioration du climat d'investissement. Cette démarche s'inscrit dans le cadre d'une stratégie nationale visant la diversification de l'économie, la création de richesse et l'augmentation du produit intérieur brut (PIB).S'exprimant lors d'une audition devant la commission des affaires économiques, du développement, de l'industrie, du commerce et de la planification de l'Assemblée populaire nationale (APN), présidée par Mme Samira Barhoum, le ministre a souligné que l'Algérie œuvre à instaurer un environnement attractif et rassurant pour les investisseurs nationaux et étrangers. L'objectif, a-t-il précisé, est d'encourager la concrétisation de projets structurants, générateurs d'emplois et alignés sur les priorités stratégiques de l'Etat. Ces objectifs reposent notamment sur la diversification de la base productive, la substitution des importations par la production nationale, le renforcement des exportations hors hydrocarbures et la consolidation de la croissance économique. « La création d'un écosystème favorable à l'investissement nécessite des mesures et des garanties reconnues à l'échelle internationale », a indiqué M. Bachir, soulignant que le système juridique national a été réformé selon une vision globale et intégrée pour répondre à ces exigences. Dans ce contexte, le ministre a rappelé l'importance de la loi sur l'investissement, qu'il a qualifiée de pilier central de cette nouvelle dynamique. Ce texte consacre un ensemble de garanties et d'incitations destinées à renforcer la confiance des investisseurs et à assurer la pérennité de leurs activités. Il prévoit notamment les principes de transparence, de liberté d'investir, d'égalité entre les opérateurs économiques, de protection contre les changements législatifs imprévisibles, ainsi que la liberté de transfert des capitaux pour les investisseurs étrangers et la protection des droits de propriété intellectuelle. Par ailleurs, M. Bachir a indiqué que des avantages spécifiques ont été introduits au profit de certaines filières industrielles jugées prioritaires, à travers des textes incitatifs ciblés. Ces mesures concernent notamment l'industrie automobile, la production d'équipements électroniques et électroménagers, ainsi que les activités de sous-traitance, appelées à jouer un rôle-clé dans l'intégration industrielle et la montée en valeur ajoutée de l'économie nationale. Le ministre a également mis en exergue les réformes profondes engagées dans le domaine du foncier destiné à l'investissement, à travers la promulgation de la loi 23-17 du 15.11.2023 et de ses textes d'application. Cette nouvelle législation vise à mettre fin aux contraintes structurelles liées à l'accès au foncier et à instaurer une gouvernance plus efficace et plus transparente. Dans ce cadre, l'Agence algérienne de promotion de l'investissement (AAPI) est désormais la seule habilitée à octroyer le foncier destiné aux projets d'investissement. Le ministre a souligné l'adoption de la numérisation comme outil central dans la gestion des offres et des demandes de foncier, ainsi que la création de trois agences foncières spécialisées chargées de mettre à la disposition de l'AAPI le foncier industriel, touristique et urbain. M. Bachir a, en outre, rappelé que l'Algérie dispose d'un portefeuille foncier industriel important, réparti sur 756 zones industrielles et zones d'activités à travers 56 wilayas. Parmi celles-ci, 50 zones industrielles sont actuellement en cours de réalisation, ce qui permettra de renforcer la disponibilité du foncier dans 39 wilayas et de soutenir la dynamique d'investissement à l'échelle nationale. Enfin, s'agissant de la simplification des procédures administratives, le ministre a indiqué que son département œuvre à la mise en place de plusieurs plate-formes numériques. Celles-ci permettront aux investisseurs de suivre leurs dossiers à distance, notamment à travers une plate-forme dédiée à la déclaration des données relatives à la production nationale, ainsi qu'une autre destinée aux activités de construction automobile, aux concessionnaires et à l'importation de lignes de production et d'équipements agricoles d'occasion. À travers cet ensemble de réformes, les pouvoirs publics entendent consolider un climat des affaires plus compétitif, transparent et attractif, à même de positionner l'Algérie comme une destination crédible pour l'investissement productif. Djamila Sai