Le tribunal de Blida a organisé, en fin de semaine passée, une réunion d'information dans sa salle d'audience à l'intention des personnes bénéficiant de travaux d'intérêt général. Cette mesure impose aux personnes condamnées à moins de cinq (5) ans d'emprisonnement d'effectuer des travaux d'intérêt général en guise de peine alternative. Concrètement, cela consiste à remplacer l'incarcération par deux heures de travaux d'intérêt général non rémunérés par jour, au sein de différents services de l'Etat. La décision d'effectuer des travaux d'intérêt général est prise par le juge d'instruction lors du prononcé de la peine et requiert le consentement du détenu. La seconde catégorie de détenus actuellement incarcérés comprend ceux qui ont purgé une partie de leur peine et à qui il reste moins d'un an à purger, conformément au nouveau Code de procédure pénale. Cette mesure a été bien accueillie par les bénéficiaires du département judiciaire du tribunal de Blida, estimés à environ 48 personnes. Lors de leur intervention, ils ont confirmé qu'il s'agissait de l'une des meilleures procédures mises en œuvre par la loi algérienne et qu'ils effectuaient leurs travaux d'intérêt général dans les différents services avec une grande facilité. Cette procédure leur a permis de mieux s'intégrer à la société, de s'adapter au travail et à la discipline professionnelle, et de se tenir à l'écart du monde criminel. Les détenus ont exprimé leurs vœux pour que cette procédure soit étendue à un plus grand nombre de détenus et de condamnés dans divers cas, compte tenu des avantages qu'elle leur offre et de son intérêt public. Pour rappel, les travaux d'intérêt général (TIG) sont une peine alternative à l'emprisonnement, introduite pour moderniser la justice et favoriser la réinsertion, permettant aux condamnés d'effectuer un travail non rémunéré au profit de la collectivité pour une durée fixée par le juge (40 à 600 heures), avec des sanctions en cas de non-respect, et visant à être une peine formative et réparatrice. Le système est entré en vigueur récemment, avec des amendements apportés en 2024 qui ont élargi son application. Le juge d'application des peines (JAP) supervise l'application du TIG dans le domaine de l'entretien des espaces verts, de la restauration et de la distribution de repas adaptés aux capacités du condamné.