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Le P-DG était un agent du Mossad
Algéro-Turque du fer
Publié dans La Nouvelle République le 07 - 11 - 2010

Pénalement poursuivi deux fois par le fisc algérien pour fraude fiscale, cet individu, qui s'est avéré être un agent du Mossad infiltré en Algérie sous la couverture d'un homme d'affaires, avait réussi à obtenir à chaque fois le non-lieu. Il n'hésitait pas à rétribuer largement ses «serviteurs» à tous les niveaux des institutions algériennes. Il n'a pas, cependant, réussi à corrompre les responsables du parquet de Annaba et les magistrats de la Cour suprême. Ils l'ont rattrapé en dernière instance pour, au vu des faits avérés qui lui sont reprochés, lui imposer de fuir. D'où sa récente condamnation par contumace à 20 ans de prison pour fraude fiscale. Sentant le vent tourné, celui qui, par ses largesses pécuniaires, avait réussi à mettre en mauvaise posture des cadres à différents niveaux de responsabilité des structures de l'Etat, s'est échappé. Il a tout abandonné en livrant à leur sort plus de 160 travailleurs et une unité de production. Un vent apparemment très puissant à l'écoute d'informations crédibles faisant état de nouveaux chefs d'accusation établis sur la base de conclusions d'investigations poussées des éléments du Centre territorial de recherches et d'investigation (CTRI) de Annaba. Ces derniers détiendraient des documents qui risquent de peser lourd dans l'accusation. Ils impliquent le
P-DG dans un vaste réseau de renseignements et d'espionnage en activité en Algérie. «Les prochains mois vont être déterminants dans cette affaire. L'on nous a demandé de ne pas nous livrer au moindre commentaire», ont révélé nos sources proches du dossier. L'on est loin des accusations de délits de droit commun officiellement reprochées à cet individu. Sa fuite via la frontière marocaine et les informations livrées par les moyens informatiques saisis qu'il utilisait et qu'il n'a pas eu le temps de supprimer avant de fuir, les auditions de ses proches collaborateurs algériens, l'ont fait visiblement passer de chasseur de têtes de cadres algériens récalcitrants à toute forme de corruption, à l'image du directeur des impôts et des enquêteurs du CTRI de Annaba, à celle de proie potentielle pour la justice algérienne pour son implication directe dans le réseau de renseignement mis au jour. «Les enquêteurs se sont retrouvés face à un problème gravissime, car s'agissant de renseignements sécuritaires et économiques au profit d'une puissance étrangère. Au début de la première enquête, nous étions convaincus que l'affaire dépassait le cadre d'une simple affaire de fraude fiscale. Les interventions qui ont suivi l'interpellation et la mise sous mandat de dépôt de ce prétendu opérateur économique étranger affluaient de partout. Elles émanaient parfois de hauts responsables. Elles étaient à chaque fois suivies de menaces et d'intimidations adressées aux cadres et agents», ont ajouté nos sources. L'opération-saisie des documents administratifs et comptables, celle des disques durs des moyens informatiques utilisés par le patron ATF en fuite pourrait faire remonter à la surface le nom de ses «bienfaiteurs intéressés». Certain que les services de sécurité spécialisés algériens n'allaient plus le lâcher, le P-DG a pris ses dispositions pour transférer, par des moyens illicites, d'importants fonds à destination de différents pays d'Europe et même d'Israël. Depuis la création d'ATF, «le Palestinien», comme on aimait le qualifier à Annaba, s'adonnait à la collecte des renseignements sur la sécurité et l'économie de notre pays. Sa société avait été créée en association avec deux autres personnes ayant présenté à leur entrée en Algérie des documents de voyage turcs. Elles repartiront quelques mois plus tard et ne réapparaîtront plus même lorsque leur associé «palestinien» fut placé sous mandat de dépôt et que ATF était menacée de faillite. Le Franco-Israélo-Palestinien avait ses entrées partout. Il était accueilli au consulat général de France plus qu'en simple ressortissant ou homme d'affaires de l'Hexagone. Le consul de Annaba de l'époque lui-même était intervenu dans cette affaire pour accuser les responsables des institutions algériennes de harcèlement vis-à-vis de son ressortissant qualifié d'investisseur, et de dépassements. Il faut dire que le mis en cause n'avait jamais été aussi bien inquiété sur la base d'arguments solides. Lui, l'habitué des moyens à même d'éliminer tous les obstacles sur son passage en arrosant son entourage de liasses de billets de banque en dinars pour les «communs» et en euros pour les VIP algériens. Ces deniers lui rendaient visite à son bureau directorial du Pont-Bouchet ou à sa grande villa sise au quartier résidentiel de Gassiot, majoritairement habité par des hommes de droit et d'affaires. Ce qui ne l'avait pas empêché d'engranger d'importants bénéfices grâce aux activités de récupération et d'exportation des déchets ferreux réalisées par sa société étrangère de statut algérien, ATF. Ses activités de renseignements mis au jour, l'on s'était aperçu qu'il était aussi auteur de plusieurs chèques sans provision. Quatre d'entre eux lui ont valu chacun une condamnation par contumace à une peine de prison ferme. Apparemment informé de l'imminence de son arrestation, le P-DG à la triple nationalité, et qui exportait d'importantes quantités de déchets ferreux vers Israël via différents pays d'Europe, prendra la fuite à destination du Maroc. Ainsi, ni la compréhension, à la limite de la complaisance de la justice, ni l'assistance des pouvoirs publics algériens clairement démontrés lors de prétendues difficultés auxquelles était confrontée sa société n'ont entamé la haine que voue ce Franco-Israélo-Palestinien aux Algériens et à l'Algérie. Pour une bonne couverture de ses activités, il a pris pour femme une Algérienne avec laquelle il a eu un enfant. Il faut dire que durant plusieurs années, le profil peu glorieux de cet individu a hanté les murs de Annaba et de la capitale. N'hésitant pas à arroser son monde, il a laissé à son départ en catimini de l'Algérie les ombres d'inquiétants démons. Celui qui avait réussi à acquérir pour une bouchée de pain un terrain immense très convoité, et bien situé dans la zone industrielle du Pont-Bouchet Annaba, avait véritablement pignon sur rue partout. Il avait même réussi à mettre sérieusement en difficulté des opérateurs algériens spécialisés dans la récupération en arrachant, aux trois coups de marteau du commissaire priseur, d'importantes quantités de déchets ferreux auprès de l'entreprise Asmidal. Ce P-DG que les éléments du CTRI avaient réussi à acculer au point de le pousser à fuir a basculé dans une violence teintée d'un sadisme froid pour évoquer ses relations humaines en Algérie. Une chaîne de télévision émettant en langue arabe à partir du Qatar lui a servi de support pour déverser son fiel et, dira-t-il, pour faire son examen de conscience des années passées en Algérie. «C'est un pays totalement versé dans la corruption. Rien ne se fait sans bakchich. Du petit gardien jusqu'au plus grand responsable, il n'y a que des corrompus. C'est ce qui m'a permis d'être blanchi dans une affaire de fraude fiscale et de fuir à destination du Maroc», a-t-il affirmé toute honte bue devant les caméras de cette chaîne. Omettant de citer les incorruptibles algériens qui l'ont poussé à prendre la route de la clandestinité pour ne pas avoir à répondre de ses actes à la justice algérienne, il a affirmé avoir compromis des responsables algériens. Pour, a-t-il précisé, assurer son immunité dans des affaires où il était directement cité. Selon nos sources, cette compromission était à l'origine des pressions exercées sur les responsables de l'administration fiscale à Alger et Annaba. L'inébranlable volonté de défendre les intérêts de leur institution et la résistance de ces responsables aux menaces, intimidations, manipulations ont stimulé l'énergie des enquêteurs du CTRI. Dans cette grande ville qu'est Annaba, bastion de la corruption, du banditisme en col blanc et du crime économique, le «Palestinien» avait réussi, malgré les preuves accablantes, à bénéficier localement de deux verdicts de non-lieu. Comble du mépris aux institutions algériennes, il déposa un recours en annulation des sanctions fiscales. Ce qui avait abouti, dans un premier temps, à la suspension dans l'exécution de la procédure de saisie de ses biens par les services fiscaux. Il a fallu un arrêt du Conseil d'Etat pour que cette suspension soit levée. Le P-DG avait compté sans la détermination et la pugnacité des cadres des impôts, des éléments du CTRI, des magistrats de la Cour suprême et des membres du Conseil de l'Etat à défendre les intérêts de leur pays conformément à la loi. Nos sources avancent qu'avant son «affectation» accompagné de ses deux adjoints turcs en Algérie sur instruction de sa hiérarchie, le nom de ce
P-DG était associé aux camps d'entraînement des terroristes algériens à Peshawar (Pakistan) au début des années 1990.


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