Adaptation au nouveau découpage territorial    Le processus électoral est lancé    L'ANIE rappelle les conditions de candidature    Une production de 3,7 millions m3/jour d'eau potable réalisée    La formation par l'apprentissage privilégiée    Face au conflit USA-Israël contre l'Iran, quelle est la situation de l'économie iranienne ?    D'un concept historique à ses usages politiques contemporains    Plus de 106 tonnes d'aide arrivent    Agression sioniste au Liban : 1.368 morts et 4.138 blessés et un déplacement de population de plus d'un million de personnes    Le MC Alger sacré en seniors messieurs    « Hadda », la mémoire à voix basse d'une résistance invisible    Tournoi UNAF : L'Algérie bat l'Egypte et se qualifie pour la CAN-U17    Des compteurs électriques prennent feu : 2 blessés à Sayada    Un mort à Tazgait suite au renversement d'un véhicule    Saisie de 500 g de cannabis, deux arrestations    Le monument du cinéma algérien a laissé un souvenir indélébile    Ooredoo passe en mode « Game On » en tant que sponsor officiel    Ouverture des candidatures pour la 18e édition    Programme TV du 4 novembre 2025 : Coupes et Championnats – Heures et chaînes    Programme TV du samedi 25 octobre 2025 : Ligue 1, Bundesliga, CAF et championnats étrangers – Heures et chaînes    Programme TV du 24 octobre 2025 : Ligue 2, Ligue 1, Serie A, Pro League – Heures et chaînes    Festival international du Malouf: fusion musicale syrienne et russe à la 4e soirée    Adhésion de l'Algérie à l'AIPA en tant que membre observateur unique: le Parlement arabe félicite l'APN    Industrie pharmaceutique : nécessité de redoubler d'efforts pour intégrer l'innovation et la numérisation dans les systèmes de santé nationaux    Conseil de sécurité : début de la réunion de haut niveau sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Examen de validation de niveau pour les diplômés des écoles coraniques et des Zaouïas mercredi et jeudi    APN : la Commission de la santé à l'écoute des préoccupations des associations et parents des "Enfants de la lune"    Réunion de haut niveau du Conseil de sécurité sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Boudjemaa reçoit le SG de la HCCH et le président de l'UIHJ    Athlétisme / Mondial 2025 : "Je suis heureux de ma médaille d'argent et mon objectif demeure l'or aux JO 2028"    Ligne minière Est : Djellaoui souligne l'importance de la coordination entre les entreprises de réalisation    Mme Bendouda appelle les conteurs à contribuer à la transmission du patrimoine oral algérien aux générations montantes    CREA : clôture de l'initiative de distribution de fournitures scolaires aux familles nécessiteuses    Poursuite du suivi et de l'évaluation des programmes d'investissement public dans le secteur de la Jeunesse    Agression sioniste contre Ghaza : le bilan s'alourdit à 65.382 martyrs et 166.985 blessés    La ministre de la Culture préside deux réunions consacrées à l'examen de l'état du cinéma algérien    Le Général d'Armée Chanegriha reçoit le Directeur du Service fédéral pour la coopération militaire et technique de la Fédération de Russie    Foot/ Coupe arabe Fifa 2025 (préparation) : Algérie- Palestine en amical les 9 et 13 octobre à Annaba    L'Algérie et la Somalie demandent la tenue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité    30 martyrs dans une série de frappes à Shuja'iyya    Lancement imminent d'une plate-forme antifraude    Les grandes ambitions de Sonelgaz    La force et la détermination de l'armée    Tebboune présente ses condoléances    Lutte acharnée contre les narcotrafiquants    La Coquette se refait une beauté    Cheikh Aheddad ou l'insurrection jusqu'à la mort    Un historique qui avait l'Algérie au cœur    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Mali : Le piège
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 13 - 01 - 2013

Pour légitime qu'elle soit, l'intervention militaire directe de la France au Mali contient, dans sa logique, le risque d'offrir le pouvoir malien aux militaires. Le Mali aura le choix entre l'islamisme radical ou l'armée. D'où la prudence de l'Algérie, expérience oblige.
L'état des lieux : des groupes armés, se réclamant de l'idéologie radicale islamiste, occupent les trois tiers du nord du territoire malien. Malgré la différence, en apparence, de leurs revendications, ils visent à prendre tout le Mali sous leur contrôle et ont organisé, depuis cette semaine, une offensive en direction de la ville de Mopti, dernier barrage avant l'entrée à Bamako, la capitale malienne. En face, ce qui reste de l'armée régulière malienne n'a aucune chance de contenir l'offensive adverse. Au plan politique, rien qui s'annonce pour un retour à la légalité constitutionnelle : il y a un président par intérim, M. Dioncunda Traoré qui court, en vain, derrière une solution politique, alors que le capitaine Sanogo, autoproclamé chef des Armées est pressé d'en découdre avec les groupes rebelles armés, en comptant sur un appui international (3.000 hommes de troupes sous la houlette des pays de la CDEAO, plus la logistique française).
Et l'attitude de la communauté internationale? Elle est confrontée à un nouvel échiquier où s'affrontent les intérêts stratégiques de pays directement concernés, en premier lieu la France, secondairement les USA et en position défensive les pays du Maghreb avec l'Algérie dans la première tranchée. Du coup, la résolution du Conseil de sécurité 2085, du 20 décembre dernier, laisse une large interprétation de son contenu qui permet, au moindre prétexte, une entrée en guerre de pays comme la France, sans stopper un éventuel processus de négociations politiques entre les parties impliquées dans le conflit, excepté les groupes terroristes de l'Aqmi, du Mujao, de Ançar Echari'a (nouveau venu) et subséquemment, ceux d'Ançar Eddine. Quant au mouvement targui de l'Azawad, il semble aspiré, contre son gré, dans une paralysie qui ne lui laisse pas, pour le moment, un poids politique ou armé qui puisse influer sur la logique de guerre prônée par les autres groupes armés radicaux. Voilà qu'en ce vendredi «saint», des groupes armés, se réclamant «partisans de la Chari'a», tentent une offensive sur la ville de Mopti. Le prétexte vaut autorisation d'entrée en guerre de la France. La mise à exécution de la résolution 2085 de l'Onu ne souffre d'aucune ambigüité : premiers bombardements de colonnes en marche des groupes armés. Ce n'est que le début. Le coup est double pour la France : protéger ses ressortissants (6.000 à Bamako) et son géant nucléaire «Areva» qui exploite les mines d'uranium dans l'est du pays. Ensuite, prendre le commandement de la lutte antiterroriste dans le Sahel et passer, aux yeux de l'opinion internationale, comme le bastion de résistance contre l'islamisme politique et ses excroissances terroristes. Cependant, si la France légitime, arguments à l'appui, y compris l'appel à l'aide du président malien, son «entrée en guerre», elle risque de brouiller les cartes politiques entre Maliens et hypothéquer, par conséquent, son avenir politique. En clair, si l'option militaire se généralise ce seront les militaires du Mali qui séquestreront, par la logique des événements, le pouvoir politique pour ne plus le lâcher, une fois la paix réalisée. Ils argueront d'avoir sauvé l'unité du pays en le débarrassant des groupes terroristes. Autrement dit et une fois les opérations militaires terminées, le Mali saura-t-il retrouver le chemin de la paix et renouer avec un processus démocratique, alors même que l'armée aura confisqué, entre temps, tous les pouvoirs ?
C'est donc, l'avenir politique et la question démocratique qui se jouent, sous la guerre qu'engage aujourd'hui la France.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.