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Prises de conscience
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 27 - 09 - 2021

Le fardeau est lourd. Tout le monde en convient. Mais la réalité de la prise de conscience charrie avec elle un paradoxe déroutant. Les Algériens connaissent sur le bout des doigts les inconséquences et les soucis que les multiples crises leur ont imposés et maîtrisent parfaitement les intitulés des voies à suivre pour en venir à bout. Le drame cependant est qu'ils se figent au stade de l'étalage des griefs, des comparaisons avec ce qui se fait de mieux ailleurs et des bavardages inopérants.
Au cours de leur dernière réunion gouvernement et walis, beaucoup de vérités ont été dites. Des satisfactions et des contrariétés pesantes, et tendre vers un jugement hâtif et négatif sur la politique actuelle des gouvernants serait faire preuve de mauvaise foi. Les insuffisances dans les actions entreprises sont indéniables mais les Algériens devraient se satisfaire d'avoir échappé à un fantasmagorique tourbillon politique qui risquait d'anéantir le pays.
Il est certain que ceux qui gouvernent aujourd'hui ont hérité de la braise qui brûle les paumes de leurs mains. Walis et élus locaux sont, à des degrés différents, logés à la même enseigne. Les problèmes qu'ils affrontent ne sont pas insurmontables, mais c'est d'une mentalité enfouie chez une large couche de la population qu'ils subissent le plus gros des blocages. L'immense confusion actuelle est dans l'amalgame fait entre incivisme et articulation politicienne. Cette tare devenue presque nationale est en passe de devenir un reniement de soi et de son pays, bien qu'heureusement des manifestations d'un patriotisme présent fusent quand des prises de conscience se manifestent.
A un maire d'une grande ville auquel il avait été demandé pourquoi il n'initierait pas une large plantation d'arbres à travers les rues et les avenues de sa bourgade, il dégagea un rire au nez en répondant que ceux plantés depuis deux siècles avaient été déracinés par des boutiquiers pour donner de l'apparat aux vitrines de leurs boutiques.
Dès lors, on se fait fort de secouer un wali pour qu'il assume ses entières responsabilités. Mais son devoir n'aura d'effet positif que si l'ensemble de l'environnement national est propice à s'engager dans ce qui doit se faire et ne pas s'arrêter à ce qui se dit.


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