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La rançon d'une vie
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 17 - 05 - 2022

On raconte qu'il était une fois un vieil homme, un ancien marinier qui avait, depuis belle lurette, abandonné la vie trépidante des gars qui vont sur l'eau. L'homme, la mine défaite, le dos courbé, la marche pénible, continuait à marcher chaque jour le long de sa chère rivière. Il s'y sentait à l'aise, mais lui manquait un doigt à chaque main : un souvenir lointain des terribles arrançoirs et du grand bâton qui se brise dans la main, marques d'un métier rude qu'il avait chéri, son existence durant, même s'il était quelque peu usé par cette vie au grand air qui l'avait vieilli prématurément.
Un jour, il croisa à l'angle d'une rue, une femme en guenilles, dont la face ridée ferait pleurer le plus hardi des cœurs, et après les salamalecs d'usage, il l'interrogea, attendri par son état misérable : «d'où reviens-tu bonne dame?» «ô Sidi, je viens de nulle part, je suis une jeune fille égarée, à la recherche de mes parents perdus!» L'air interloqué, le marinier solitaire osa quand même un «pourquoi?» «ô honorable monsieur, ma vie durant, j'ai trimé comme une folle pour ma progéniture : je lui ai donné pain, gîte et amour. Veuve, j'ai remplacé le père, l'oncle et le cousin. J'étais seule à me battre contre les moulins à vent. J'ai cru, telle la belle au bois dormant que les jours qui viennent sont bien meilleurs que ceux qui s'en vont jusqu'à l'instant où je me suis rendu compte, le vague à l'âme, que je n'ai que le ciel pour toit et la terre pour lit!» «Et tes enfants?» «ô Sidi, mes parents?» Le marinier solitaire croit avoir mal prononcé le mot et insista une nouvelle fois dessus «Oui, tes enfants : tes filles, tes garçons?» «ô Sidi, mais tu ne les vois pas là?» Le marinier fixa bien la dame, à la fois surpris et angoissé, avant d'oser une deuxième question «Mais où ?» «Regardez bien, mais vous êtes aveugle ou quoi ?» Pensant à un traquenard, le marinier était prêt à tourner les talons quand la vieille lui a fait remarquer, les yeux larmoyants: «vous voyez ces deux mains-là?» «Oui». «C'est mes filles» «Et ces deux pieds-là?» «Oui» «C'est mes garçons» «Et ces deux yeux-là?» «Oui» «C'est la bénédiction du bon Dieu».

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