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De temps en temps
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 27 - 07 - 2022

Un jour, alors que je déambulais dans un marché de fruits et légumes, j'ai entendu un bonhomme qui faisait son marché comme moi en train de raconter une blague au vendeur de légumes sur le cornichon : « fi dha lwakt, hata l'khiar ma khalawehch yekber fi waktou ! » (Dans ces moments, même le concombre ne peut plus grandir et arriver à maturité naturellement comme avant). Les gens sont devenus impatients et veulent vivre instantanément leur existence. On court derrière les bus pour arriver à temps au boulot pour faire dodo.
On consulte son téléphone mobile en marchant ou dans des endroits pas trop discrets. On raconte sa vie au téléphone la partageant avec les usagers des transports publics. On mange rapidement sans prendre la peine de bien mâcher sa nourriture dans les pizzerias qui fleurissent dans cette époque sans saveur.
Les gens courent du matin au soir derrière le temps qui passe très vite et qui ne veut pas s'arrêter un moment.
Les gens ne goûtent plus au plaisir de la vie comme autrefois et prennent leurs cafés sur les trottoirs dans des verres jetables. En vérité, le temps perdu ne se rattrape jamais. En fait, la société est en train de perdre les bonnes manières qu'elle a héritées de son passé florissant. Le temps n'est plus parfait comme par le passé, il s'amenuise de jour en jour. Avec ce présent monotone, le temps s'est essoufflé et n'a plus la vivacité comme dans le passé. Tantôt, il est de bonne humeur et, tantôt, dans ses plus mauvais jours.
Aujourd'hui, on ne peut plus prendre tout son temps et profiter du bon temps. Le temps est devenu tellement long qu'on ne s'aperçoit même pas qu'il est là avec nous. « Bekri », c'était mieux avec notre ami le temps. Tonton, dit le mauvais temps, joue son temps mort en attendant sa mort prochaine.
Dans le présent, le temps est fâché avec l'horaire, il n'arrive pas à faire vie commune avec l'horloge. Le temps lorsqu'il est maussade, il est annonciateur d'un beau temps. Mais, le temps de l'abondance est révolu, et bientôt, ce sera le temps de serrer la ceinture. La semaine, les jours et les heures qui s'écoulent, ne se ressemblent plus comme au bon vieux temps.


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