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Mois de ramadhan : Pas de trêve pour le hirak
Publié dans El Watan le 07 - 05 - 2019

Le mouvement populaire ne devrait pas s'essouffler durant le mois de Ramadhan. Des actions sont d'ores et déjà programmées par les collectifs d'étudiants, des syndicats, d'associations… pour maintenir la mobilisation.
Quel modus operandi suivre : mobilisation le jour, après le f'tour, à quelques heures du s'hour, des marches ou juste des sit-in ?
Très impliqué dans le hirak, Toufik Amrani estime que la contestation doit se poursuive le jour. «Makach chourba, makach lham lahlou, hata tarahlou» (Pas de chorba, pas de viande sucrée, jusqu'à votre départ), ont scandé des étudiants sortis, dimanche, à Alger. Aujourd'hui, le grand test concernera justement leurs camarades qui ont, depuis le début de la révolte, occupé la rue à travers le territoire national.
Leur seul mot d'ordre : maintenir les actions de rue en soutien au mouvement populaire. «Il y aura un sit-in demain (aujourd'hui) à la Grande-Poste au lieu de la marche de 10h à 12h30», précise Melissa Guahlouz, membre du comité représentatif de l'Ecole polytechnique d'Alger.
Les étudiants de la faculté centrale Benyoucef Benkhedda comptent faire de même. «Il y a un appel à un sit-in devant la Grande-Poste de 10h à 12h. La décision a été validée par le collectif», relève Samy Ikbaoui, coordinateur du mouvement étudiant à la fac centrale. Les étudiants des différentes grandes écoles comptent s'impliquer davantage durant le mois de jeûne.
En plus de l'action désormais traditionnelle du mardi, ils lancent un appel à dons pour «maintenir la mobilisation» les autres jours de la semaine.
Un collectif de représentants des différents pôles ambitionne, en effet, d'organiser «des iftars collectifs les jours des manifestations, et une journée sur trois le reste de la semaine au niveau des écoles et universités faisant partie du pôle», précise un communiqué rendu public par le collectif, jeudi 2 mai. Un souci majeur : difficulté pour les initiateurs de mener à bien l'opération.
Marches nocturnes ?
«C'est pourquoi, nous nous adressons à vous et comptons sur votre générosité pour nous soutenir dans la réalisation de ce projet à destination des étudiants résidents, mobilisés pour une Algérie meilleure.
Des dons alimentaires, ou bien une participation financière ou matérielle, nous aideraient à concrétiser cette initiative», suggère le collectif représentant le pôle des étudiants (une liste des écoles concernées et les numéros de téléphone des initiateurs est mise en bas du texte disponible sur Facebook).
Au-delà du monde estudiantin, la mobilisation devrait rester aussi intacte, particulièrement dans les villes intérieures du pays. «Les étudiants, mais aussi des personnalités politiques optent pour des actions de rue, le jour et non pas la nuit.
Le risque est grand pour les marcheurs avec une action en soirée», signale l'initiateur du groupe des gilets orange, qui s'est donné pour mission de «protéger les marcheurs». «Les non-jeûneurs se mobiliseront le jour, les jeûneurs le soir après le f'tour, le reste après tarawi7. Mais plus sérieusement, je pense que la mobilisation se fera sentir dans les villes de l'intérieur plus qu'à Alger.
D'ailleurs, la capitale pourrait éventuellement souffrir un petit moment du manque de mobilisation. C'est aussi le meilleur moment pour que les organisations démontrent leur capacité à mobiliser.
Le souci étant que le hirak n'a ni leader ni organisation, du moins rien d'officiel. Les syndicats, corporations doivent montrer l'exemple et maintenir le rythme. Les étudiants sont eux aussi un moteur puissant du hirak.
Comptent-ils maintenir le mardi, ou vont-ils passer en mode sahra (soirée) ? Une chose est certaine, ce Ramadhan ne ressemblera pas aux précédents ni de jour ni de nuit», signale Chawki Amine Smati, journaliste de la télévision, hirakien invétéré.
Sahra politique
Des personnalités autonomes estiment que la crainte d'un reflux de la mobilisation est injustifiée. «Je pense que la mobilisation sera la même pour la journée du vendredi, car le Ramadhan ne gênera nullement les citoyens qui sortent le vendredi, vu que les marches se terminent vers 16h30-17h. Les gens ont le temps de rentrer chez eux, l'adhan est à partir de 19h35.
Maintenant, faut-il marcher la nuit après le f'tour, je pense que les gens le feront, car cela fera partie cette année (pour la première fois de l'histoire de l'Algérie indépendante) des soirées et veillées ramadanesques.
Je pense aussi que les citoyens vont utiliser des places publiques et certains espaces pour lancer des débats autour de la suite à donner au mouvement», signale Boualem Amoura, président du Syndicat autonome des travailleurs de l'éducation et de la formation (Satef).
Pour le président du Syndicat national des praticiens de santé publique (SNPSP), au-devant de la contestation populaire, «rien de particulier» ne devrait se produire les jours du mois sacré, où la mobilisation du peuple doit au contraire rester intacte. «Pour nous, l'essentiel est de se maintenir dans la révolte populaire nationale tout en préservant le cadre pacifique.
Je pense qu'il est primordial de rester sur les marches du vendredi à Alger et ailleurs, et d'appuyer cette action par d'autres formes de protestation au nom des travailleurs relevant de différents secteurs d'activités», signale-t-il.
D'ailleurs, sur ce dernier point, la Confédération des syndicats algériens (CSA) est en réunion ouverte depuis le 28 février pour suivre, évaluer et décider des actions susceptibles d'appuyer le hirak.
Le samedi 11 mai, une rencontre préliminaire de la société civile est programmée par la confédération au siège du Cnapeste pour débattre d'une proposition de sortie de crise. «Le débat sera élargi aux partis politiques et aux personnalités nationales», annonce Amoura. «Demain, le bureau confédéral se réunira à Alger.
Il est question pour nous de réfléchir sur les voies et moyens que nous pouvons mettre à profit du mouvement, mais pas seulement… Nous travaillons aussi sur un projet de feuille de route de sortie de crise que nous voulons soumettre à un large débat.
Le hirak pacifique doit continuer, car c'est un moyen de pression populaire mais ce n'est point une finalité en soi. Pour la CSA, nous pensons que les principales revendications portées sont identifiées bien que non satisfaites à ce jour, mais il est aussi un devoir et une responsabilité pour nous de prendre part au débat général qui s'organise de mieux en mieux autour de projets de solutions capables de sortir notre pays de la crise politique, constitutionnelle, économique et sociale», considère le Dr Lyes Merabet.
D'autres organisations syndicales comptent aussi s'activer. Réunis à Tizi Ouzou, les membres du conseil de la fédération de cette wilaya secteur des communes Snapap/Cgata, après débat sur la situation que vit le pays et au soutien aux revendications du peuple algérien, appellent l'ensemble des travailleurs des communes à observer une grève cyclique de 3 jours renouvelable chaque semaine (lundi, mardi et mercredi), à boycotter la révision des listes électorales et à rejeter l'élection présidentielle prévue le 4 juillet 2019 que l'on veut imposer contre la volonté du peuple algérien.
Plus radicaux, les membres de la Confédération syndicale des forces productive (Cosyfop) ont appelé à une grève générale pour les premiers jours du mois de Ramadhan. «Le taux de suivi est de 51,56%», annonce la confédération dans un communiqué rendu public, en début de soirée d'hier.


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