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Daech à la dérive à Syrte
Le gouvernement libyen opposé à une intervention étrangère
Publié dans El Watan le 06 - 06 - 2016

Les forces de Misrata ont repris à Daech la base aérienne de Gardhabya et l'aéroport de Syrte, 20 kilomètres au sud-ouest de la ville. A l'est, la base de Nouflia et la ville de Ben Jawed sont tombées aux mains des gardes portuaires.
Au sud, les forces de l'EI ont été chassées par les troupes de l'armée de Haftar. Les Libyens ont montré qu'ils peuvent se débarrasser de Daech sans avoir recours à une intervention étrangère d'envergure. Cette situation a fait dire au chef du gouvernement de réconciliation, Fayez El Sarraj, dans une interview publiée hier dans Le Journal du Dimanche que «la victoire totale sur l'EI à Syrte est proche». El Sarraj a également dit que la Libye «a besoin d'aide de la communauté internationale dans notre guerre contre le terrorisme…. Mais pas d'intervention internationale.
Nous avons besoin, en revanche, d'images satellite, de renseignements, d'aides techniques, mais pas de bombardements.» Il est toutefois vrai que des informations confirmées par des militaires libyens sur le terrain ont rapporté l'existence de forces spéciales britanniques, américaines et françaises, qui soutiennent les troupes libyennes contre Daech.
Par ailleurs, sur le terrain militaire, toutes les places fortes autour de Syrte sont tombées entre les mains des anti-Daech. La ville est encerclée. Le porte-parole de l'opération «Al Bouniane Al Marsous», le général Mohamed Ghasri, a insisté sur le fait que l'opération se poursuit suivant le plan tracé par le commandement militaire.
«Nous avons enregistré 13 décès et 35 blessés», a-t-il précisé. Les informations en provenance de Syrte parlent d'évacuation par Daech des administrations de la ville et de la libération de 65 prisonniers contre le paiement d'amendes. La «police islamique» a également fermé tous les bureaux de communication et d'internet dans la banlieue de Hraoua et le centre-ville de Syrte. «Il est clair que les milices de Daech s'apprêtent à repasser dans la clandestinité et il est fort probable qu'il n'y aura pas de confrontations directes. Mais des opérations spectaculaires de voitures piégées», remarque un habitant de Syrte.
Changement de cap
Si la question militaire semble se dénouer contre Daech en Libye, aussi bien à Syrte qu'à Benghazi et Derna, la problématique politique reste entière. «Il a suffi que la direction politique de Misrata décide de se retourner contre Daech à Syrte pour que les résultats soient tangibles sur le terrain en moins de 20 jours, comme cela est perceptible aujourd'hui», remarque le politologue libyen Ezzeddine Aguil, qui croit fermement que la puissance de feu des forces de Misrata peut anéantir Daech.
«C'est la décision politique qui ne venait pas avec un mufti (Sadok Ghariani) qui considère que les armes des révolutionnaires libyens doivent se diriger contre Haftar à Benghazi. Même son de cloche de la part de Nouri Boussahmine, le président du Conseil national général (CNG), qui renie la présence de Daech à Syrte», explique le politologue, en précisant que «tout le monde savait que les troupes de Daech à Syrte ne dépassent pas les 2500 hommes dans le meilleur des cas.»
Cette nouvelle guerre de Syrte signifie que Misrata, la colonne vertébrale de l'islam politique et de l'entité Fajr Libya, a décidé de se débarrasser de son aile dure «Daech», pour continuer à bénéficier du soutien des pays occidentaux, renchérit Jamel Bennour, le 1er président du Conseil local de Benghazi, en 2011/2012.
Le juge constate les rebondissements sur le terrain et s'interroge sur les perspectives de ce changement de cap : «Cela pourrait vouloir dire que l'axe (Misrata, Zentane, Benghazi), celui qui a fait tomber El Gueddafi, est en train de se reconstruire. Reste à savoir néanmoins si les citoyens de l'est vont pouvoir tourner facilement la page des centaines de leurs morts pour libérer Benghazi des alliés de Misrata.»
Pour sa part, l'ex-président du gouvernement libyen du temps du Conseil national de la transition en Libye, Mahmoud Jibril, avance une autre réserve.
Dans une interview publiée vendredi dernier sur CNN, il insiste sur le fait que «la vraie bataille contre Daech se jouera à Tripoli, où le prétendu Etat islamique dispose d'un grand nombre de cellules dormantes, représentant un véritable danger pour la stabilité en Libye.» La situation est donc loin d'être stabilisée en Libye malgré les signes de déroute de Daech dans son fief de Syrte.


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