Détournement de foncier agricole: 15 ans de prison requis contre Hamel    Les contributions de l'ANIE apporteront un plus à l'élaboration d'une Constitution harmonieuse    CONSEIL DE LA NATION : Goudjil invite tous les acteurs à enrichir la Constitution    SOMMET DES PARLEMENTS : L'importance d'une coopération mutuellement bénéfique    ALGERIE TELECOM : Reconduction des dispositifs jusqu'à "la fin du confinement"    Les forces d'occupation marocaines tirent sur des Sahraouis de l'autre côté du mur de la honte    Position du Lesotho sur le Sahara occidental, nouveau revers diplomatique pour Rabat    Coronavirus: 107 nouveaux cas, 151 guérisons et 6 décès durant les dernières 24h    Covid-19 : la feuille de route de sortie du confinement sera élaborée selon les recommandations de l'autorité sanitaire    Le président Tebboune s'entretient au téléphone avec Macron    NON-RESPECT DE LA DISTANCIATION PHYSIQUE : 1093 infractions enregistrées en mai    La réouverture de certains commerces relève des prérogatives du Premier ministre    Accidents de la Route : 9 morts et 137 blessés durant les dernières 24 heures    Viandes blanches: près de 29.000 qx commercialisés durant le ramadhan    Electricité et gaz: recours à l'estimation automatique dans la facturation de la consommation    Décès de la Moudjahid Akila Abdelmoumène: l'ONM exprime sa peine et son regret    Allocution du président de la République devant les cadres et personnels de l'ANP    Foot-Covid19: Damerdji relève la "complexité" d'un retour à la compétition    Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) : De nouvelles consignes pour les voyages en avion    La CPI appelée à enquêter sur les démolitions des maisons palestiniennes par Israël    Reprise des compétitions : Khaldi la conditionne par la levée totale du confinement    Brèves    Coupes africaines Interclubs : Les finales en août ou septembre    Oran: coup d'envoi du colloque international virtuel sur "La Société et la Pandémie"    Concours de composition épistolaire 2020 : Dix élèves lauréats distingués    Le sentiment africain de Mounia Lazali    Selon Soufiane Djilali: Tebboune s'est engagé à libérer Tabou et Benlarbi    Tlemcen: «Les pluies du printemps ont sauvé nos champs»    AS Khroub: Victime d'instabilité !    RETOUR AUX SOURCES    De la mentalité «clando» !    Une sœur de Hamid Ferhi s'en remet à Tebboune    25 000 participants au forum virtuel    Moins d'immigrants algériens au Canada en 2020    Les habitants d'Aït Yahia Moussa dans l'inquiétude    4 décès et 106 nouveaux cas positifs en trois jours    Vu à Idlib (Syrie)    L'épreuve    L'infrangible lien…    "Je ne veux pas être un adjoint"    Pas aussi évident pour le grand RDV de Palexpo    Le pari fou du géant allemand Volkswagen    "L'électro est le langage de la résistance"    "Ma misère affective était à l'origine de mon combat contre les injustices"    Ce que risquent les contrevenants    Le siège de l'Etat major baptisé du nom de Gaïd Salah    Leurs prix inférieurs à ceux des moins de trois ans    Grèce : Plus de 11 000 réfugiés seront expulsés    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Les deux ex-responsables du projet GK 3 font des déclarations contradictoires
Procès Sonatrach
Publié dans Horizons le 17 - 01 - 2016

Le tribunal criminel d'Alger a écouté, hier, dans le cadre du procès Sonatrach, deux hauts cadres de cette compagnie qui étaient responsables du projet gazoduc GK3 confié à l'entreprise italienne Saipem. Il s'agit de Hocine Chekired, appelé par le tribunal en tant que témoin dans cette affaire, et de son contradicteur, Benamar Zenasni, accusé, qui lui a succédé à la tête de la direction de TRC (transport par canalisations).
Le premier responsable est l'initiateur du projet GK3 avant de se voir confier une autre responsabilité, celle de PDG de la compagnie aérienne Tassili Airlines, une filiale du groupe. « Nous étions à la phase d'étude des offres techniques et c'était à Zenasni de continuer la procédure, c'est-à-dire l'étude des offres commerciales, et de signer le contrat. » Mais Zenasni, qui avait déclaré au tribunal qu'il avait constaté que « les prix proposés par Saipem étaient élevés », a précisé qu'il n'avait aucune responsabilité dans cette affaire puisque, selon lui, il avait pris le train en marche.
C'est la réponse de Hocine Chekired, hier, selon qui son successeur « aurait pu annuler le projet sans aucune implication financière », qui a poussé les avocats à demander au tribunal une confrontation avec Zenasni. Ce dernier a rétorqué : « Pourquoi il ne l'a pas fait lui ? Aurai-je dû le faire à sa place ? » Chekired, ancien responsable à la direction centrale audit de la Sonatrach, et également membre d'une commission chargée d'aider par des avis et des suggestions la commission des offres, a estimé que Zenasni avait suffisamment de temps, c'est-à-dire quatre mois de négociations avec les partenaires, d'octobre 2009 à mars 2010, pour le faire. A la question du collectif des avocats : quelle aurait été son attitude s'il avait été maintenu à la direction TRC ? Chekired s'est montré évasif dans sa réponse. « C'est difficile de répondre », a-t-il reconnu car en fait on se trouvait devant « une décision financière (les prix élevés) et la décision stratégique » qui impose de continuer le projet en raison des engagements de Sonatrach, de l'urgence. Chekired avait défendu la procédure en expliquant qu'il fallait continuer le projet avec Saipem, l'un des deux soumissionnaires dans le GK3, malgré le fait que la loi exige lorsqu'il n'y a que deux soumissionnaires de « déclarer obligatoirement l'appel d'offres infructueux ». Il a justifié cette pratique par l'urgence et l'accord du PDG de Sonatrach, Mohamed Meziane. « C'est Mohamed Meziane qui a élaboré la R-15 (la directive interne à Sonatrach sur les marchés, ndlr), il pouvait y déroger », explique-t-il. Mais ce n'est pas systématique, car il y a eu des cas par le passé où « Sonatrach avait décidé d'annuler des marchés avec deux soumissionnaires seulement », selon Chekired qui semble vouloir dire au tribunal que ces projets-là, le GK3 par exemple, étaient exceptionnels. En effet, on s'était aperçus à Sonatrach à partir de 2007 que les deux gazoducs n'étaient pas suffisants et qu'on devait, par ailleurs, « accélérer le développement de toute une région (est du pays), approvisionner le complexe GNL de Skikda ainsi que les deux centrales électriques de Koudiat Draouèche et Skikda. Sans compter le projet algéro-italien, le Galsi ».
La directive reste « muette » sur la suite à réserver aux appels d'offres déclarés infructueux
Mais pour Chekired, « Sonatrach est une société bien organisée, avec son comité exécutif, son conseil d'administration », et d'expliquer comment sont adoptés les projets au sein du comité exécutif qui « peut aussi les refuser pour manque d'opportunités ». Les comptes sont passés au peigne fin par « quatre commissaires aux comptes, et une structure d'audit effectue tous les trois mois le bilan d'exécution des projets et de consommation de leur budget ». Un rapport annuel est fait à partir de ces données. L'ancien PDG adjoint de Sonatrach est revenu plus en détail sur le nombre de soumissionnaires, pour dire qu'« au départ, une procédure de préqualification avec 23 sociétés a été effectuée et on a eu en tout 11 sociétés pour le lot 1 et 2 et six pour le troisième lot. Seulement, pour ce dernier lot, trois sociétés seulement ont retiré le cahier des charges et deux ont déposé leurs offres ». Chekired avance un autre argument, à savoir que la directive R-15 « reste muette sur les mesures à prendre lorsque l'appel d'offres est déclaré infructueux ».
Le représentant de la partie civile a insisté pour savoir si oui ou non l'argent de Sonatrach, ses investissements plus exactement, est lié au budget de l'Etat et donc au Trésor public. La défense demandera au témoin d'expliquer pourquoi la Sonatrach a été exclue de l'application du code des marchés publics. Plusieurs témoins se sont succédé, hier, à la barre, 44 en tout, dont la directrice des affaires juridiques à TRC. Le tribunal l'a interrogée sur la régularité de la procédure de gré à gré dans le projet GK 3. Lamouri Fadhila, qui était présidente de la commission d'ouverture des plis, a déclaré que c'est « le PDG qui a créé la directive, il pouvait en toute logique y déroger ».


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.