Intérêt n Le dispositif de placement géré par l'Agence nationale de l'emploi (Anem) suscite, un engouement particulier dans la wilaya, où l'on constate une moyenne quotidienne de 700 jeunes se pressant devant les portes de cet organisme. Les étroits escaliers en colimaçon menant au siège de l'Agence de wilaya de ce dispositif ne désemplissent pas de jeunes diplômés universitaires, toutes spécialités confondues, et de chômeurs de tous âges, désirant renouveler leur «carte bleu» arrivée à expiration trois mois après son établissement, ou simplement s'enquérir d'un éventuel poste de travail, fût-il temporaire, indique le directeur de wilaya de l'Anem. S'abstenant d'avancer des chiffres quant au nombre de placements effectués au titre du dispositif d'aide à l'insertion professionnelle, Abdelkrim Driss indique que les efforts de placer un grand nombre de postulants restent «tributaires» de la volonté des opérateurs économiques, du patronat et des responsables dont l'activité est en relation avec le marché de l'emploi. Il note, à ce propos, «la réticence» de certains partenaires, dont des élus locaux, qui «veulent diminuer le nombre de demandeurs d'emploi proposés par l'Anem bien que ces derniers soient, pour la première année du moins, pris totalement en charge dans le cadre du dispositif de soutien à l'emploi». Ce «manque de collaboration» dans le processus de lutte contre le chômage «n'est heureusement pas partagé par la majorité des opérateurs qui émettent quotidiennement le vœu de recevoir encore plus de jeunes notamment, dans le domaine du Bâtiment et travaux publics, dans l'administration et les services», relève toutefois ce responsable. Les demandeurs d'emploi privilégient particulièrement le secteur public et les entreprises étrangères, fait-il également observer, notant, dans ce contexte, le souhait légitime du requérant d'obtenir un travail stable et offrant le maximum de chances en vue d'une possible confirmation au poste occupé, au-delà de l'année renouvelable une seule fois. L'Anem agit comme un «élément dynamique» pour donner une impulsion «à même de favoriser l'éclosion d'un authentique marché de l'emploi», assure-t-il avant d'ajouter que de «meilleurs résultats seraient obtenus» si l'effort de l'Agence était «partagé par l'institution, la structure et l'entreprise qui recrutent». Cela ne pourrait, estime-t-il, que donner une nouvelle dimension au dossier de l'emploi dans le cadre de la contribution de chacun à lutter contre le chômage. M. Driss soutient que les organismes employeurs auront beaucoup à gagner en acceptant les jeunes demandeurs d'emploi éligibles au dispositif d'aide à l'insertion professionnelle ou aux demandeurs classiques d'emplois, rappelant, dans ce contexte, les dispositions de loi du 11 décembre 2006 octroyant des avantages intéressants aux employeurs.