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Insoutenables images d'un massacre à huis clos
Projection à Alger de "Ici on noie les Algériens - 17 octobre 1961" de Yasmina Adi
Publié dans Le Maghreb le 24 - 10 - 2011


17 octobre 1961 : la célébration de cette date tragique qui rappelle les horribles massacres de Papon continue de faire l'actualité aussi bien en Algérie qu'en faire notamment avec "Le Maghreb des films", une manif largement consacrée aux crimes coloniaux organisés en Outre-mer. A Alger, c'était hier, qu'un nombreux public constitué d'anciens combattants ainsi que par des jeunes, est allé à la rencontre de "Ici on noie les Algériens - 17 octobre 1961" de Yasmina Adi. Un film qui retrace comment des milliers d'algériens qui manifestaient pacifiquement contre le couvre-feu en France étaient violemment torturés puis jetés à la Seine sous ordre du Préfet de Police Maurice Papon sans que la presse de l'époque n'en fasse écho. La projection de ce film documentaire s'est déroulée dans une ambiance tendue à la faveur de la commémoration du cinquantenaire de la violente répression de la manifestation d'Algériens à Paris. Samedi dernier, un large débat sur ce film a été animé en présence de la presse et de la réalisatrice qui a également paraphé, toujours dans la même veine, le documentaire "L'autre 8 mai 1945 - Aux origines de la guerre d'Algérie". Un produit qui était projeté dans pas mal de salles parisiennes et qui fut diffusé en 2009 sur " France 2 " et proposé au Centre culturel algérien de Paris, (CCA). La jeune réalisatrice proposait une nouvelle approche de cette question en s'appuyant sur des archives inédites du gouvernement français et des services secrets US et britanniques. Elle a également donné la parole aux hommes et aux femmes qui ont vécu dans leur chair ce drame dans une œuvre poignante et forte qui lève le voile sur l'une des pages noires de l'histoire de la France coloniale. Cette œuvre documentaire fut présentée la même année en avant-première, à Alger, puis à Guelma en marge d'un colloque, avant qu'elle n'ait fait l'objet d'une large diffusion à travers le pays et en présence de la réalisatrice. Inscrivant son travail dans une démarche mémorielle, Yasmina Adi livrait au spectateur un document exceptionnel de 90 mn, alliant images d'archives inédites et témoignages des rescapés du massacre d'Algériens sortis protester pacifiquement en ce soir du 17 octobre 1961, contre le couvre-feu discriminatoire qui leur a été imposé. Une répression occultée en France et souvent confondue avec la manifestation du 8 février 1962 dite de Charonne. Yasmina Adi a mené depuis deux ans un véritable travail de fourmi qui l'a mené à fouiner dans les articles de presse, les documents radiophoniques inédits, afin de reconstituer l'atmosphère terrifiante de l'époque à travers de nombreux témoignages des survivants de cette répression d'une rare violence et de français mêlés, malgré eux, à ce drame qui s'est déroulé en plein cœur de Paris. Ainsi en est-il du témoignage du conducteur de la RATP chargé de conduire les Algériens vers des centres de détention sur ordre de la police ou celui d'un agent hospitalier de Sainte Anne relatant dans quelles conditions les médecins et le personnel hospitalier sont parvenus à faire sortir des femmes algériennes menées à l'hôpital psychiatrique de Sainte Anne pour y être internées. Plusieurs témoins ont également été cités qui, chacun avec la singularité de son parcours, raconte avec dignité son drame personnel après avoir perdu époux, frère ou père. Les femmes et hommes ayant pris part à cette manifestation réprimée dans le sang, ont apporté des témoignages concordants qui attestent des violences subies par les Algériens de la part d'une police raciste et déchaînée, des morts jetés dans la Seine, et confirment le caractère pacifique de la manifestation. Un choix de photographies et séquences du film, dévoilant les différentes étapes de ces tragiques évènements sont lancés sur le site : http://www.icionnoielesalgeriens-les....Insoutenables images, le film de Yasmina Adi retrace le règne de la terreur et des injustices. A voir absolument pour comprendre comment un pays démocratique écrase des révoltes justifiées. A noter que le film "Octobre à Paris" de Jacques Panijel, censuré l'année même de sa sortie en 1962, est désormais dans les salles de cinéma françaises cinquante ans après les tragiques évènements qui ont fait des centaines de morts algériens, victimes autant de la violence policière que de ce qui est qualifié par les historiens d'"occultation d'Etat".

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