Législatives: l'ANIE réitère son engagement d'accompagner les candidats    L'APLS mène de nouvelles attaques contre les forces d'occupation marocaines    Apprenez pourquoi le sucre est mauvais pour notre corps    Nice - Atal : "Djamel (Belmadi) veut mon bien et j'ai confiance en lui"    Les enseignants agressés par la frustration de l'inaccessible    Entre autres sujets abordés: Un Conseil des ministres consacré à l'ouverture des frontières    Le sionisme : dernier foyer colonial purulent de l'impérialisme occidental    L'extrémisme des états    Palestine occupée: Massacre à huis clos    116e marche du vendredi : Des dizaines d'arrestations dans plusieurs wilayas    Dréan: Déraillement d'un train de transport de minerai    Coupe de la CAF : CS Sfax - JSK, aujourd'hui à 17 h 00: Un premier obstacle à franchir    Football - Ligue 1: La bataille du podium lancée    Aïn El Turck: 2,5 milliards de centimes pour les préparatifs de la saison estivale    Ouverture des frontières : Le «oui, mais» du comité scientifique    Praticiens spécialistes : Les assurances du ministre de la santé    Les (mauvaises) manières du «discours»    «Les prix baisseront au plus tard demain»    Pari réussi pour Belaribi    «L'Algérie a une chance d'engager le changement»    Ils redoutent une «débâcle» électorale    Paris en eaux troubles pour Icardi    Agüero, ce sera après la finale de la C1    Ronaldo ne retournera pas au Sporting    135 nouveaux cas et 6 décès en 24 heures    Le bouclier juridique    L'Onilev déstocke de nouvelles quantités    Vers une seconde conférence internationale    Réception de 3.400 doses    L'Algérie a-t-elle évité la 3e vague?    Un jeune assassiné le jour de l'Aïd    9 personnes ont péri noyées    Deux millions de Palestiniens affectés par les attaques    «Ecrire en langue Tamazight est un devoir»    Des mesures d'encadrement présentées au gouvernement    Covid-19 : L'ouverture des frontières à partir du mois de juin    L'avocat américain Jared Genser se joint à l'équipe de défense de la militante sahraouie Soltana Khaya    La ville assiégée par la police    Commerce: respect total du dispositif de permanence au 2ème jour de l'Aïd El Fitr    Washington s'oppose à une réunion du Conseil de sécurité et ses résolutions    Un bond de 58,83% durant le 1er trimestre    Retour sur les principaux changements    Charfi réfute toute «nature politique»    Héliopolis de Djaffar Gacem en salles à partir du 20 mai    ANSS : La nécessité de sauvegarder le patrimoine de la Casbah    Célébration de la journée de la mémoire : Un programme commun pour toutes les universités d'Oran    Oran : La fête de l'Aïd retrouve des couleurs    Boussad Boudiaf emporté par la Covid-19    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Kateb Yacine, le révolté sur les planches
Adaptation de "Le poète comme boxeur " par la troupe El Adjouad
Publié dans Le Maghreb le 27 - 11 - 2011

Le très actif théâtre régional de Béjaïa rendait hommage la semaine dernière avec une pièce inédite, " Le poète comme boxeur ", au keblouti Kateb Yacine. Signée Kheireddine Lardjam et interprétée par Samir El Hakim et Amazigh Kateb, le fils du poète, cette pièce fait écho à son œuvre éponyme que vient d'adapter la compagnie El Adjouad. Beaucoup de monde dans la salle; 22 ans après la mort de l'auteur de Nedjma, ses idéaux connaissent toujours une adhésion sans faille. Pas grand bruit autour de la programmation de cette pièce, et pourtant le théâtre régional de Béjaïa a connu la cohue des grands jours. Le bouche à oreille aurait fonctionné mieux que n'importe quel relais médiatique. Avec pour Interprètes Samir El Hakim et Amazigh Kateb, le metteur en scène Kheireddine Lardjam voulait rendre hommage à l'iconoclaste Kateb Yacine, dont l'écrit " Le poète comme boxeur " n'est pas du tout connue. Le spectacle théâtral du genre montage poétique a été aussi à des moments partagé entre chants de résistants et portrait de l'écrivain...Avec un montage de Samuel Gallet, le spectacle se veut un travail sur les textes du poète comme nous pouvons le lire dans le prospectus: "Travailler sur les textes du poète algérien, faire entendre la voix de celui pour qui la résignation à la réalité officiellement admise et établie fut toujours impossible, venir questionner le rapport que nous entretenons avec lui en ce début du vingt-et-unième siècle, me semblent être des enjeux véritables (...)" Avec "Le poète comme boxeur", Kheireddine Lardjam a travaillé sur la base d'un recueil de textes et d'interviews assemblés par le jeune dramaturge Samuel Gallet. Il faut rappeler que la passionnante relation qu'à eue l'écrivain Kateb Yacine avec les planches a été redécouverte à la faveur d'un Colloque international consacré à l'auteur de " Nedjma" disparu, presque jour pour jour, il y a 22 ans. Ce rendez-vous hautement académique s'était déroulé à Guelma, près de chez lui dans l'Est, du 25 au 28 octobre dernier, une date qui correspondait à l'anniversaire de sa disparition. Il s'agissait tout au long de cette rencontre d'analyser la vision très populaire qu'à eue Kateb Yacine pour un théâtre résolument protestataire et tirant son langage de celui des plus grandes masses. La salle de cinéma de la ville, El Intissar, accueillait pas mal de chercheurs et d'universitaires qui ont livré 16 communications en rapport avec la littérature du Maghreb, selon Ali Abbassi président de l'Association de la promotion du tourisme et des activités culturelles de la wilaya de Guelma, et également responsable de la commission de préparation du colloque. Les chercheurs s'étaient déplacés à partir de plusieurs pays dont la France, la Belgique et l'Autriche. Côté algérien, les invités étaient venus des universités d'Oran, de Sidi Bel-Abbès, de Béjaïa, de Tizi Ouzou, de Skikda et de Guelma. Outre les chercheurs, ce colloque rassemblait des artistes, des cinéastes et des hommes de lettres algériens de renom, dont Rachid Boudjedra qui donnait une conférence sur " l'homme et son œuvre " et Bouziane Benachour qui intervenait sur le thème " Kateb Yacine, ou l'expression vivante de l'être social ". Un film documentaire d'une durée de 70 minutes, réalisé par Djilali Khellas était projeté à l'occasion de cette rencontre, suivi par un autre film réalisé par Brahim Hadj Slimane.
Jamais l'œuvre katébienne n'a été aussi revisitée que ces dernières années où les pouvoirs publics ne ratent aucune occasion d'organiser des hommages posthumes à la gloire de l'écrivain. En 2009, une tournée artistique a eu lieu dans pas mal de villes algériennes pour faire découvrir et l'œuvre théâtrale et l'œuvre littéraire de l'iconoclaste keblouti. La dimension intellectuelle et humaine de l'écrivain et poète Kateb Yacine fut d'ailleurs évoquée par le professeur de littérature à l'université d'Annaba, Cheniki qui a retracé l'expérience théâtrale de l'auteur de Nedjma, lequel avait décidé après 1970, d'écrire en arabe dialectal pour "dire le vécu et rompre, ainsi, avec le genre romanesque, en poursuivant son aventure artistique avec la réalisation de pièces, marquées par les jeux poétiques et l'engagement politique".

Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.